PI CLXI
Corpore suprà pennis fuscis margine rufis vestito, subiüs subrufo; pectore fusco maculato; tectricibus, alis caudäque nigricantibus , margine exteriore rufescentibus ; rectrice primd extus , secundé apice
albo.
Ga PIPIS.
Le Pipi rousset , deuxième édit. du nouv. Dict. d'hist. nat., tom. 26, pag: 494-
Ce Pipi, que l'on trouve au Bengale, est le plus petit de tous ; il a à péine cinq pouces de longueur totale. Toutes les parties supérieures sont brunes et fauves; cette dernière teinte occupe le bord des plumes; la gorge est blanche; le cou, la poitrine et les parties postérieures sont rousses avec quelques taches brunes sur le bas du devant du cou et sur la poitrine; les couvertures supérieures et les pennes des ailes sont noirätres et bordées de roussâtre; toutes les pennes latérales de la queue, d’un brun sombre et terminées de blanc. Le bec est brun en dessus et jaunâtre en dessous ; les pieds sont verdâtres.
B. Ongle postérieur arqué et pas plus long que le pouce.
LE PIPI LEUCOPHRYS, Ænthus leucophrys.
Superciliis albis; corpore suprà fusco-cinereo, subtüs albido; pectore maculis fuscis longitudenaliter vario; alis caudäque fuscis; remigibus primarüs extus rm9r0 marginalis; rectrice extimé exlus apiceque albidü. <
Le Pipi leucophrys, deuxième édit. du nouv. Dict. d'hist. nat., tom. 26, pag. 522.
On rencontre ce Pipi en Afrique, surtout au cap de Bonne-Espérance. Une bandelette blanche passe au-dessus de l'œil , s’'élargit ensuite et s'étend presque sur les côtés de l’occiput ; toutes les parties supérieures sont d’un gris rembruni, avec des petites marques noirâtres sur la tête; toutes les inférieures d’un blanc terne, avec des taches longitudinales, isolées et d’un brun effacé sur le devant du cou et sur la poitrine; les ailes et la queue sont brunes; les premières rémiges liserées en dehors d’une teinte noire ; la première rectrice de chaque côté est d’un blanc terne à l’extérieur et vers le bout; le bec est brun en dessus et jaunâtre en dessous ; les pieds sont couleur de chair. Longueur totale, 5 pouces 1/2.
HOCHEQUEUES. 263 15% prviston. HOCHEQUEUE, Motacilla.
Bec grèle, cylindrique, subulé , droit ; mandibule anguleuse entre les narines , entaillée vers le bout ; l'imférieure entière.
Narines glabres , ovales.
Langue en forme de flèche, garnie à sa pointe de quelques soies.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire réuni à la base avec l'extérieur , totalement séparé de l’interne.
Ailes moyennes; première, deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes ; une des secondaires très-prolongée ; les intermédiaires échancrées à leur extrémité.
Queue à douze rectrices égales et allongées.
On connaît dix-neuf espèces d'oiseaux qui doivent faire partie de cette division , dont Latham est l’auteur; Linnée les a classées avec les Fauvettes, d'après des rapports dans la forme du bec; mais elles s’en éloignent par des caractères qui leur sont propres et qu'on ne rencontre point dans ces dernières. En effet , si on consulte leurs mœurs et leurs habitudes, on voit qu’elles ont un tout autre genre de vie; elles s’en éloignent encore par une penne secondaire fort longue , qui au lieu d’être échancrée comme chez les Alouettes , est entière et pointue comme chez les oiseaux de rivage. On pourrait composer cette division de deux sections , dont l’une contiendrait les Hochequeues dont l’ongle postérieur est arqué et de la longueur du pouce, tandis que chez d’autres il est presque droit, subulé et un peu plus long que ce doigt.
Ces oiseaux fréquentent les prairies, les lieux humides et marécageux , se plaisent au bord des ruisseaux et des rivières. La plupart ont le vol onduleux ; tous courent plutôt qu'ils ne marchent, se perchent rarement, chantent ou crient en volant et construisent leur nid à terre, ou le long des rivages dans une pile de bois ou dans un trou de muraille dont la base baigne dans l’eau. Le insectes et les vermisseaux sont leur unique nourriture. Le nom de Æochequeue leur a été imposé, parce qu'ils ba-
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lancent leur longue queue de bas en haut, et quelques-uns ont été appelés Bergeronnettes où Bergerettes, parce qu'ils ont l'habitude de suivre les bestiaux dans les pâturages.
LE HOCHEQUEUE JAUNE, Motacilla boarula.
PI. CEXIT.
Suprà cinerea; subtüs flava; mento guläque nigris ; rectrice prim& tot&, secund& latere interiori albd. Mas æstivus. Mento, guläque albidis. Mas hiemalis et Femina.
} La Bergeronnette jaune, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 471 ,n° 4x, pl23-Vie.9:
Idem , Buff:, Hist. nat. des Ois., tom. 5, pag. 268, pl. enl., n° 28, Jig. 1. Mile en hiver ou Femelle.
Motacilla boarula, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 51. Idem, Lath., index, n° 4.
Grey Wagtail, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 308, ne 4.
Nous ne voyons cette espèce que pendant l'hiver , au bord des eaux stagnantes, des ruisseaux et des rivières ; lorsque ceux-ci sont gelés, elle s'approche des habitations et ne craint point de venir chercher sa päture au milieu des villes. Elle nous quitte au mois de mars et passe l'été en Piémont et en Allemagne. Etant d'un naturel solitaire , on rencontre plus souvent, pendant la mauvaise saison, un individu seul que deux ensemble. Ce Hochequeue niche dans des tas de pierre, dans le gravier ou dans un trou en terre. Sa ponte est de cinq ou six œufs, épais d’un bout et fort pointus de l’autre , d’un blanc sale, très-couvert de taches , surtout vers le gros bout , de deux nuances couleur de chair, lune sombre et l’autre claire.
Le mäle a, pendant l'été, la tête et le manteau d’un gris glacé d’olivâtre sur le dos; le croupion et les couvertures supérieures de la queue d'un vert jaunâtre ; la gorge et le devant du cou noirs; les sourcils , la
oitrine et les parties postérieures d’un jaune éclatant ; les couvertures J