‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 197 sur 236 · HS, fig li DER AC Il oo a 1 OX out · texte numérisé non relu

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MÉRIONS. 265

et les pennes des ailes noirâtres ; les secondaires bordées d’un jaune pâle et blanches à leur base ; les six pennes intermédiaires de la queue noirâtres et frangées en dehors de vert-olive; les six autres blanches, savoir, les plus extérieures presque en entier, les deuxième et troisième en dedans et vers le bout; celles-ci plus ou moins noirâtres en dehors ; le bec brun, les pieds couleur de chair. Longueur totale , 7 pouces 3 à cinq lignes.

Le mâle, pendant l'hiver , et la femelle ont la gorge , le devant du cou et les sourcils d’un gris blanc ; le jaune des parties inférieures pâle et le manteau d’un gris olivâtre. Le jeune n’en diffère qu’en ce que le jaune de la poitrine incline au blanc, et qu'il est plus terne sur le bas-ventre et sur les couvertures inférieures de la queue.

15% prvision. MÉRION, Malurus.

Bec très-grêle, droit, court, entier, subulé. PI. N, ne 7.

INarines très-petites, arrondies.

Langue...

.…. Tarses très-grèles.

Doigt intermédiaire , réuni avec l'extérieur , jusqu’à la deuxième phalange; l’interne libre.

Ailes courtes, arrondies, un peu concaves, à penne bâtarde courte ; deuxième et troisième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices longues , faibles et grêles.

Les quatre espèces dont cette division est composée , se trouvent à la Nouvelle-Hollande. On ne connait le genre de vie que d’une seule

(le Mérion-Binnion ) qui se tient continuellement dans les herbes et les joncs.

LE MÉRION SUPERBE, Malurus cyaneus.

mm.

PI. CLXIIT.

Nigro-cyaneus, subtüs albus; capite nigro-sericeo, tumido; sinci-

266 MÉRIONS.

pite, genis, lunuläque cervicis cœruleo nitidis ; fasci& per oculos nigrd. Mas. Supra fuscus, circa oculos cœruleus. Femina.

Sylvia Cyanea , Lath., index, no 142.

Superb Warbler , idem, Synopsis, tom. 2, pag. 591, n° 137.

Le Mérion superbe. Deuxième édit. du nouv. Dict. d'hist. nat., tom. 20, pag. 215:

Le mâle de cette belle espèce, qu’on rencontre sur la terre de Van- Diemen et dans les parties méridionales de la Nouvelle-Hollande, porte de longues et nombreuses plumes sur la tête, au-dessous des yeux et sur le haut de la gorge, qui sur la première partie prennent la forme d'une huppe très-garnie, naturellement élevée, et sur les autres présentent des espèces de faisceaux. Celles du front , du dessous de l’œil et des oreilles sont d’un bleu foncé; un petit trait noir part du bec et passe à travers les yeux ; le reste de la tête, jusqu’à la nuque, est d’un beau noir de velours, auquel succède un croissant bleu ; cette couleur tranche agréablement sur l’uniformité de la teinte noire qui couvre le dessus du cou et du corps; les plumes de la gorge et le dessus de la queue sont de la même couleur; le reste du dessous du corps est d’un bleu blanc; les pennes des ailes ont leurs barbes noirâtres, et leur tige couleur marron; celles de la queue ont deux pouces et trois lignes de longueur et sont étagées ; le bec et les ongles noirs; les pieds d’un brun noirâtre. Longueur totale, environ 5 pouces 1/2.

Parmi les individus qu'on soupçonne être des femelles et des jeunes, les uns ont les tiges des rémiges noirâtres; le dessous du corps d’un brun sombre; l’occiput traversé par une raie qui tend au blanc et forme en arrière un large triangle. D’autres sont d’un’gris rembruni en dessus et d’une nuance plus claire sur la tête; toutes les parties inférieures sont blanchätres et les pennes de la queue plus où moins blanches à leur extrémité ; le bec est brun. D’autres enfin, tel que le Sylvia pucilla de Latham, figuré dans le journal de White, page 257, sont totalement bruns ; mais cette couleur est plus pâle sur les parties inférieures; le bec et les pieds sont

noirs.

sie pivision. FAUVETTE, Sylvia.

Bec grêle, subulé, à base un peu comprimée chez les uns, un peu déprimée chez les autres, rarement tout-à-fait droit, toujours étroit à son extrémité; mandibule supérieure entière ou échancrée vers le bout, le plus souvent fléchie à la pointe; l’inférieure droite.

Narines garnies d’une membrane en dessus, à ouverture de diverse forme , oblongues, linéaires ou lunulées.

Langue cartilagimeuse, lacérée à oa pointe.

Bouche ciliée.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’extérieur totalement séparé de l’interne.

Ailes à penne bâtarde, courte chez le plus grand nombre : rémiges les plus longues variables; les première et deuxième chez les uns, les

deuxième et troisième chez les autres, les troisième et quatrième chez plusieurs.

Queue à douze rectrices.

Cette division renferme au moins deux cent cinquante espèces qui sont répandues sur tout le globe, et composée de deux sections, dont lune contient celles qui ont le bec échancré et plus ou moins incliné à la pointe de sa partie supérieure; chez l’autre le bec est droit et aigu.

Touies quittent les régions boréales et tempérées aux approches de la saison où les arbres étant dépouillés de feuilles et de fruits, les insectes morts ou engourdis, les privent de leur nourriture habituelle; mais dès que les fleurs commencent à s'épanouir, que les bocages se couvrent d’une naissante verdure et offrent de tendres alimens à des milliers de petits animaux , la nombreuse famille des Fauvettes reparaît et se disperse dans les campagnes et les forêts; plusieurs se fixent dans les jardins et les bosquets , tandis que d’autres préfèrent la lisière des taillis ou l'épaisseur des bois ; d’autres ne se plaisent que dans les lieux aquatiques, où elles

établissent leur domicile d'amour. Toutes animent les endroits qu'elles ha- GALERIE DES OISEAUX. /1e PARTIE. 35

bitent par la gaîté de leurs chansons, la variété, la vivacité de leurs mouvemens, de leurs jeux et leurs combats amoureux.

Parmi ces oiseaux les uns ne vivent que d'insectes, d’autres joignent à cette nourriture les baies et les fruits succulens. Les bosquets, les buissons, les halliers sont les endroits que la plupart choisissent pour y établir leur nid; d’autres accordent la préférence aux roseaux et aux jones ; enfin quelques-uns nichent à terre ou dans des trous d'arbre et de muraille. La ponte est composée dè quatre à six œufs, dont le mâle partage lincubation.

A. Bec échancré et plus ou moins incliné à la pointe de sa partie supérieure. PI. N, n° 8.

LA FAUVETTE A TÊTE ROUSSE, Sylvia raficapilla.

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