MILANS
7% DIVISION. MILAN, Mélvus. Falco, Linnée.
Bec incliné dès sa base et garni d’une cire, anguleux en desssus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bord dilatés, crochue et aigue à sa pointe; l’inférieure droite, obtuse.
Narines elliptiques, obliques.
Langue charnue, épaisse, entière.
Tarses courts, nus et réticulés. |
Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; l’interne tetalement libre.
Ongles médiocres, faibles, pointus.
Ailes longues; première et septième rémiges égales: quatrième la plus longue de toutes.
Queue étagée ou fourchue, à douze pennes. Cette division se compose de deux sections et de trois espèces, dont deux se trouvent en Europe et l’autre à la Nouvelle-Hollande. Les milans ont le vol facile, et peuvent s'élever à une très-grande hauteur; mais ils n’ont ni le courage ni la fierté des autres oiseaux de proie : ils choisissent leur proie parmi les animaux les plus petits ou les plus abjects; fuient lâchement devant des assaillans moins grands et plus faibles qu'eux; se perdent dans les nues pour échapper à leur poursuite, et, s'ils sont atteints, ils se laissent vaincre et ramener honteusement à terre sans chercher à se défendre. Ils nichent sur les arbres ou dans les rochers; leur ponte est composée de trois ou quatre œufs; les petits naissent couverts de duvet, et prennent eux-mêmes la nourriture que leur apportent le père
et la mère.
À. Queue élagee.
LE MILAN A QUEUE ÉTAGÉE, Mitvus sphenurus.
PIX.
Plumis capitis collique elongatis, angustis, acutis, dilute fulvis, in medio longitudinaliter albo striatis ; corpore supra tectricibusque alarum superioribus albo, rufo, fuscoque variis ; caudä cuneatä,
42 ÉLANOIDES.
Milan à queue fourchue, 2° édit. du nouv. Dict. d'Hist. nat., tom. 20, pag. 564.
On ne connait que l'extérieur de cette espèce de la Nouvelle-Hollande. Elle a les plumes de la tête et de la nuque allongées, étroites, pointues, et d’un fauve très-clair avec du brun sur les bords de plusieurs, et des raies longitudinales blanches sur leur milieu; celles des parties inférieures larges, arrondies, et des mêmes couleurs; le dessus du corps, les plumes scapulaires, les couvertures supérieures des ailes, variées de blanc, de roux, et de brun; les pennes alaires noires; celles de la queue d’un gris roussätre, plus clair à leur extrémité et marbrées en dessus, sur leur côté intérieur, d’une nuance plus foncée; le bec rougeätre; les pieds jaunes. Longueur totale
dix -neuf pouces environ.
Sime pryisron. ELANOIDE, Ælanoides. Falco, Linnée.
Bec court , incliné et garni d’une cire à sa base, arrondi en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bords presque droits, crochue et acuminée à sa pointe; l’inférieure plus courte, droite et obtuse.
Narines ovales, en partie couvertes de poils.
Langue charnue, échancrée.
Bouche très-fendue.
Tarses courts, nus et réticulés.
Doigts totalement séparés.
Ongles très-crochus et fort aigus.
Ailes longues; première et deuxième rémiges à peu près égales et les plus longues de toutes.
Queue plus ou moins fourchue, à douze pennes.
Des quatre espèces dont cette division se compose, deux se trouvent en Afrique et les deux autres dans l'Amérique. Les élanoïdes sont des oiseaux de haut vol qui fendent les airs avec la rapidité de l’hirondelle; ils se nourrissent d'oiseaux, de petits serpens et d'insectes. Leur nid et leurs
œufs ne sont pas connus.
Laudart del!
Z'CCCO LCI
Claude uocoutir.
Lith: de 6: Engelrnunn .
ÉLANOIDES. 43
L'ELANOIDE RIOCOUR, Ælanoïdes riocourt.