‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 21 sur 236 · PI. XVI · texte numérisé non relu

PI. XVI

Corpore supra cinereo-subcærulescente ; subtus niveo; rectricibus duabus extimis, longissimis, apice nigris.

Nous devons la connaissance de cet oiseau à M. le comte de Riocour, naturaliste très-judicieux et excellent observateur, qui l'a reçu du Sénégal. On ne le trouve qu'aux environs de Gorée, où il n’est que de passage, car les voyageurs ne l’y ont pas rencontré dans toutes les saisons. Comme chez les hirondelles, sa vie est presque toute aérienne : il s’élève sans efforts, glisse dans les airs avec la plus grande aisance, précipite sa course, la ralentit, et se tient stationnaire et immobile pour se plonger sur sa proie; et si elle échappe à sa poursuite, il indique sa colère par des cris assez semblables à ceux de notre crinerelle, er, cri, cri : bientôt apres, plus heureux où moins maladroit, s’il surprend un oiseau , il le plume et le déchire par lambeaux sur la place même, la faiblesse de ses serres ne lui permettant pas de le porter plus loin. Je dois ces détails à M. de Riocour, d’après les notes que lui ont fait passer ses amis du Sénégal.

I a le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, les plumes scapulaires , les pennes des ailes et le dessus des rectrices d’un joli cendré un peu bleuâtre, mais sombre sur le dos et le croupion, plus clair sur les rémiges, et passant au noir sur quelques plumes scapulaires ; l'extrémité de la plupart des pennes secondaires et des grandes couvertures supérieures des ailes, le côté interne des pennes caudales, à l’exception des deux intermédiaires, le bord et les côtés du front, le dessous des ailes et toutes les parties inférieures, d’un très-beau blanc de neige; le tour de l'œil, d’un cendré noirâtre; une grande tache noire sur le pli de l'aile; la queue longue de huit pouces; les deux plumes les plus éloignées du centre dépassent les plus proches d’elles de trois pouces et demi; elles sont alors étroites et terminées par une petite tache noire, cette tache se fait aussi remarquer au bout des trois premières rémiges; toutes portent une tige de cette couleur; les pennes caudales vont en diminuant de longueur jusqu'aux deux intermédiaires, qui n’ont que trois

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pouces et demi : bec noir; pieds orangés; ongles jaunes. Longueur totale, dix-sept pouces. La femelle ou le jeune se distingue du mäle adulte, en ce que les deux longues pennes de la queue ont moins de longueur, et qu'il n'y

a point de noir dans l'aile.

9" Division. ICTINIE, /ctnia. Falco, Linnée.

Bec court, droit et garni d’une cire à sa base, comprimé latéralement, à dos étroit; mandibule supérieure à bords dilatés en forme de dent, erochue et acuminée à sa pointe; l’inférieure plus courte, obtuse, échancrée vers le bout. PI. B, n° r.

Narines lunulées, obliques.

Langue charnue.

Tarses courts, grêles, nus et réticulés.

Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane; linterne totalement libre.

Ongles courts, peu aigus.

Ailes longues; première rémige plus courte que la sixième ; troisième la plus longue de toutes.

Queue à douze pennes.

Les deux espèces qui composent cette division se trouvent dans l'Amérique. Elles se tiennent le plus souvent dans les bois sur les arbres élevés, volent à une très-grande hauteur, et restent long-temps stationnées dans les airs, d’où elles s’élancent avec rapidité pour saisir les gros insectes, les

oiseaux et les serpens, leur nourriture de préférence.

L'ICTINIE OPHIOPHAGE, Zctinia ophiophaga.

PLEX VIT

Capite, collo, corporeque supra albo cinereis; ante occulos arcud RIgrA ; scapularts , dorso, tectricibus alarum minoribus saturale griseis ; remigibus , uropygio , caudäque nigris—(mas.) —Capite, guld, palpebris, loris rufescente cinereis (femind).

Faucon ophiophage, 2° édit. du nouv. Dict. d'Hist. nat., tom. 11, page 103. (femelle)

PTIT.

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