‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 202 sur 236 · PI. -CLX VI · texte numérisé non relu

PI. -CLX VI

Crist& nigr&, flavescente rubräque; genis cœruleis et nigris; dorso virescente; gulé alb&; corpore subtüs flavo; tectricibus caudæ inferioribus rubris.

Cette nouvelle espèce, que nous devons à M. Auguste Saint-Hilaire, se trouve au Brésil, particulièrement dans les forêts qui bordent Rio-Grande.

Les plumes du sommet de la tête sont assez longues pour former une huppe pareille à celle de notre Roitelet, quand l'oiseau les redresse; ces plumes sont noires, jaunâtres et rouges; cette dernière couleur présente une tache assez remarquable sur le milieu de l’occiput ; la partie supérieure des joues est bleue, et l’inférieure du même noir qui couvre l’espace qui sépare le bec de l'œil, les ailes et la queue dont la penne la plus extérieure est blanche, ainsi que le dehors de celle qui la suit; le haut de la gorge est blanc, de même qu’une bande sur les côtés et une autre presque transversale sur les ailes; quelques pennes intermédiaires sont de la même couleur; le dessus du cou, le dos et le croupion sont verdâtres; mais cette teinte s’obscureit sur le bas de la deuxième parte, et sur la dernière : le devant de la première, la poitrine et les parties postérieures sont jaunes ; les couvertures inférieures de la queue rouges; le bec, les pieds noirs. Longueur totale, 3 pouces 3/4.

aa TROGLODYTES.

19% prvisron. TROGLODYTE, 7roglodytes.

Bec fin, entier, subulé, pointu, droit où un peu arqué; mandibules égales.

IVarines ovales, couvertes d’une membrane.

Langue cartilagineuse, divisée à sa pointe.

T'arses nus, annelés. $

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l’externe, totalement séparé de l'interne.

Ailes courtes, concaves, arrondies, à penne bâtarde moyenne; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices, susceptibles de rester relevées.

Les espèces de cette petite division sont au nombre de trois ou quatre, dont une seule se trouve en Europe et les autres dans l'Amérique. La dénomination de Troglodyte, que Montbeillard a imposée à l’espèce européenne, qu’on confond souvent avec le Roitelet en lui appliquant le même nom, lui convient parfaitement et peint son goût pour les petites cavernes, les trous de muraille et généralement les endroits obscurs; habitude qu’on remarque aussi dans les espèces américaines. Toutes ne vivent que d’insectes qu’elles cherchent dans les piles de bois, les tas de branchages morts, sous les toits, aux pieds des haïes et des buissons, qu’elles parcourent gaiment en sautillant sans cesse , et les mâles en faisant entendre son joli ramage. Les unes cachent leur nid dans un trou d'arbre où de muraille, sous le revers d’un fossé, sous une racine ; les autres l’attachent au chaume qui couvre les toits rustiques, lui donnent une forme oblongue, close de tous côtés et pratiquent l'entrée sur le côté. La ponte est ordinairement de six à huit œufs, chez les individus qui vivent parmi nous. Ceux qui babitent les régions boréales , en émigrent à l'automne et n’y reviennent qu'au

printemps.

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