‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 203 sur 236 · PI. CLX VII · texte numérisé non relu

PI. CLX VII

Furva ; dorso, alis caudäque atro striatis.

Le Roitelet de Surinam, Ferm. Surin., 2, pag. 201.

Brown Warbler, Brown, [llust., pag. 68, pl. 28.

Idem, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 508, n° 144.

Sylvia furva, idem, Index, n° 151.

Motacilla furva, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 168.

Dans la deuxième édition du Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, j'ai rapproché du Troglodyte Aédon l’oiseau dont je publie la figure, quoique celui-là se trouve dans les États-Unis et l’autre au Brésil et à Cayenne ; mais on ne peut guère les séparer; puisque le Troglodyte brun n’en diffère qu’en ce qu'il a le dos et l’abdomen sans aucune des raies transversales qu'on remarque sur les mêmes parties de l’Aédon, du reste ils se ressemblent parfaitement; et tous les deux ont un chant mélodieux, fort et aussi sonore que celui de notre Pinson ( Fruigilla cœlebs), mais plus moelleux, plus étendu et plus varié, d’où leur est venu le nom de Rossignol. Ils placent ordinairement leur nid dans un arbre creux , le composent de filamens de racine, de bourre, de mousse, d'herbes fines, employés sans art, et sur lesquels la femelle dépose six à huit œufs un peu couleur de chair.

Le mâle et la femelle ne présentent pas de dissemblance dans leur plumage; ils ont le dessus de la tête, du cou et du corps bruns ; les plumes du bas du dos tachetées de blanc dans le milieu, ce qu’on n’aperçoit qu'en les soulevant;les couvertures supérieures des ailes, leurs pennes, de même que celles de la queue, sont traversées de noir sur un fond brun ; la gorge, la poitrine et le milieu du ventre gris; les flancs et les couvertures inférieures de la queue teints de roussâtre ; le bec brun en dessus, d’une nuance plus claire en dessous; les pieds d’une couleur de corne jaunâtre. Longueur totale, 4 pouces.

27/4 THRYOTHORES.

14° FamIzzE. GRIMPEREAUX,, Anerpontes.

Bec entier, ordinairement grêle, droit ou arqué, très-aigu, ou terminé en forme de coin.

Doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière.

À. Doigts extérieurs inégaux; pouce gréle plus long que le doigt interne.

* Pennes caudales entières.

1 Division. THRYOTHORE, Zhryothorus.

Bec long, épais à sa base, cylindrique, arqué, délié, entier, comprimé latéralement, pointu ; mandibules égales. PI. N, n° r1.

[Narines oblongues, en partie couvertes d’une membrane proéminente.

Langue cartilagineuse, grêle, aiguë.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire réuni à la base avec l'extérieur, totalement séparé de l’interne. l

Ongle postérieur le plus long de tous.

Ailes courtes, arrondies, concaves, à penne bâtarde allongée et large ; troisième , quatrième, cinquième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices, susceptibles de se tenir relevées.

La plupart des Thryothores fréquentent les lieux aquatiques, grimpent sur les plantes, non pas de la même manière que les Grimpereaux proprement dits ; mais ils saisissent, en travers, avec leurs pieds le roseau ou la tige d’une plante quelconque, et les parcourent de bas en haut par petits sauts comme le font plusieurs Fauvettes de rivage, et particulièrement l'Effarvatte. Ils ont, dans leur plumage, des rapports avec les Troglodytes; aussi plusieurs ont été classés avec eux. Ils s’en rapprochent encore par

la forme de leurs ailes, le port de leur queue et les raies transversales des

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MNIOTILLES. 29b

rémiges et des rectrices ; mais ils en diffèrent par leur bec plus robuste, plus allongé et par leur pouce toujours plus long que le doigt interne. Les cinq espèces de ce petit groupe n'’habitent que l'Amérique; deux sont fixées dans le nord et les autres dans le sud de ce continent. Quelquesunes présentent entre elles une telle analogie, que les descriptions peuvent quelquefois ne pas paraître suffisantes pour les bien distinguer ; mais on saisit facilement leur dissemblance, quand on les compare en nature ou

exactement dessinées.

LE THRYOTHORE A LONG BEC, Zhryothorus longi-

roOStris.

PI. CEX VIIL.

Vertice fusco; superciliis albis ; genis sordidè albidis, fusco maculatis; corpore supra fuscescente-rufo ; gul& albd ; pectore ventreque rufls.

Le Thryothore à long bec, deuxième édit. du Nouv. Dict. d'hust. nat., tom. 34, pag. 56.

On distinguera toujours facilement ce Thryothore des autres par son bec robuste, long de quinze lignes, à partir des coins de la bouche ,et un peu arqué depuis son milieu jusqu’à sa pointe. Le dessus de la tête est d’un brun sombre ; les sourcils sont blancs ; une tache brune part du coin postérieur de l'œil, et s'étend jusqu'aux oreilles; les joues sont d’un blanc sale, tacheté de brun ; toutes les parties supérieures d’un roux rembruni ; les pennes des ailes et de la queue rayées en travers de roux et de noir; la gorge est blanche; toutes les parties postérieures sont Trousses; les pieds noirâtres ; le bec est de cette couleur en dessus, et jaunâtre en dessous à sa base. Cette espèce se trouve au Brésil.

2% Division. MNIOTILLE, Mniotilla.

Bec court, subulé, grêle, droit, entier, comprimé latéralement ; mandibules égales , aiguës.

276 MNIOTILLES,.

Narines presque ovales , couvertes d’une membrane.

Langue cartilagineuse, pointue.

Tarses nus, annelés.

Doist intermédiaire soudé avec l’externe à sa base , totalement séparé de l’interne; pouce grêle, allonge.

Ongle postérieur le plus long de tous.

Ailes moyennes, première, deuxième , troisième rémiges graduelles et les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division n’est composée que d’une seule espèce, qui se trouve dans l'Amérique septentrionale, et qu’on a classée parmi les Fauvettes , mais qui nous paraît devoir en être distraite; puisqu'outre quelques différences dans la conformation du bec, du doigt postérieur et de son ongle, on la voit toujours grimper le long des troncs et des grosses branches des arbres. Cette observation avait déjà été faite avant moi par le correspondant d'Edwars, qui a nommé cet oiseau Grimpereau noir et blanc. Il en est du Mniotille, comme des Sittelles, des Grimpereaux de muraille; les pennes de sa queue ne lui servent point d'appui pour grimper, aussi sont-elles faibles, droites et jamais usées à leur extrémité, comme les

rectrices des véritables Grimpereaux.

LE MNIOTILLE VARIÉ, Mniotilla varia.

PI. CLXIX.

Albo nigrogue maculata; fasciis alarum duabus albis; gul& nigrd. Mas. Guld albd. Femina.

Le Figuier varié de Saint-Domingue, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 529, n° 69, pl. 27, fig. 5

Idem, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. ÿ, pag. 305.

Black and White Creeper, Edwards, glanures , pl. 300.

Motacilla varia, Lënn., Gm., Hist. nat., édit. 13, n° 23.

Sylvia varia, Lath., Index, n° 118.

White-poll Warbler, /dem, Synopsis, tom. 2, pag. 488, n° 114.

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Cette espèce arrive au centre des États-Unis dans le mois d'avril, et le quitte en septembre pour passer l’hiver dans les grandes îles Antilles. Elle se nourrit d'insectes qu’elle cherche dans la mousse et les lichens qui couvrent les troncs et les grosses branches des arbres, et c’est en les dépecant avec son bec qu’elle découvre ceux qu’ils recèlent.

Le mäle a le menton et une partie de la gorge noirs; une large tache de cette teinte sur les joues; le reste du plumage blanc et noir; ces deux couleurs forment des raies longitudinales sur la tête et sur tout le dessus du corps; la dernière se présente par taches isolées sur les parties inférieures, et domine sur les couvertures des ailes, leurs pennes et celles de la queue; toutes celles-ci sont bordées de blanc, et les tectrices sont en outre terminées de cette même couleur; les pieds sont bruns, de même que le dessus du bec, dont le dessous est jaunâtre. Longueur totale, 4 pouces environ. La femelle et le jeune se distinguent du mâle en ce que leurs joues et leur gorge sont blanches.

3° Division. SITTINE, Veops.

Bec grêle, très-comprimé par les côtés, entier, pointu; mandibule supérieure droite; l’inférieure plus étroite, plus courte, courbée en bas vers le milieu , ensuite retroussée. PI. N, n° 12.

Narines ovales, couvertes d’une membrane, situées à la base du bec.

Langue...

Tarses nus, annelés.

Doist intermédiaire uni à l’externe jusqu’au-delà du milieu et à l’interne à la base.

Ongle postérieur le plus long de tous.

Ailes moyennes ; première rémige plus courte que la cinquième; troisième et quatrième les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les trois espèces que renferme cette division, ont des rapports avec les Sittelles; mais elles en diffèrent par leurs narines qui ne sont pas couvertes

de plumes, et surtout par la manière dont leurs doigts sont soudés. On

278 SITTINES.

n'a aucune notion sur leur genre de vie; mais on présume qu’elles grimpent sur les arbres comme les Sittelles , et qu’elles vivent des insectes que

cachent les lichens ou l'écorce des arbres.

LA SITTINE À QUEUE ROUSSE,, Neops ruficauda.

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