‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 34 sur 236 · PERROQUETS · texte numérisé non relu

PERROQUETS

Rémiges première, seconde et troisième à-peu-près égales, et les plus longues de toutes.

Queue courte, composée de douze rectrices presque égales.

Les oiseaux de ce genre se divisent en deux grandes classes, la première renferme les Perroquets proprement dits, les amazones, les crikes, les papegais et les loris à queue égale. La deuxième se compose des perruches dont les pennes de la queue sont longues , inégales ou étagées, et de celles à queue courte. Tous ont les deux mandibules mobiles, et se servent de leur bec pour monter, sans quoi ils ne peuvent grimper. Pour parvenir à une hauteur quelconque, ils saisissent avec leur bec une partie de la branche sur laquelle ils veulent s'élever, et y posent ensuite leurs pieds l’un après l’autre, et quand ils veulent descendre ils s'appuient sur l’extrémité de la mandibule supérieure. Tous, dans l’état sauvage, se nourrissent de baïes et de fruits, après les avoir déchirés par limbeaux ; ils joignent à ces nourritures des amandes, des graines et des pepins qu'ils dépouillent de leur péricarpe avant de les avaler.

Tout le monde sait que des Perroquets et des Perruches apprennent aisément à parler, imitent tous les bruits qu'ils’ entendent, le miaulement du chat, l’aboiement du chien, le cri des oiseaux, et qu'ils saisissent les inflexions de la parole, mais la nature à refusé cette faculté à un certain nombre. ;

Ces oiseaux vivent fort long-temps, et l’on porte la durée de leur existence à quarante ans; cependant il en est qui vont encore plus loin, car on cite un Perroquet, dans le nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, qui vivoit encore à quatre-vingts ans.

On rencontre des Perroquets et des Perruches dans toutes les régions chaudes des deux continents, mais jamais sous'les climats froids. Ils nichent sur les grosses branches, près du tronc, ou dans un trou d'arbre; leur ponte est ordinairement de deux œufs. Ils font remonter de leur jabot la nourriture destinée à leurs petits, et c’est en se la déporgeant mutuellement que le mâle et la femelle se donnent des preuves de leur affection. On en connoît à présent environ cent soixante-douze espèces.

2 É (° WE 2/14 22 De bte

Prrllocers AISCII'LES

POudurt del. Ze. de l'Motte

Page 1