‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 35 sur 236 · PI. XXVI · texte numérisé non relu

PI. XXVI

Vertice nucaque dilute cæruleis; dorso viridi ; collo, corporeque subtus flavo-viridibus; rectricibus intermediis disciforme terminatis.

Cette espéce, dont on voit un individu au Muséum d'Histoire naturelle, se trouve à Mindanao; elle a le dessus de la tête et la nuque d’un bleu-clair, les joues , la gorge, le cou en entier, et toutes les parties inférieures d’un vert-jaune; le dos, le croupion, les couvertures supérieures des ailes et de la queue d’un beau vert, les rémiges de cette couleur en dehors, noirâtres en dedans, noires et d’un blanc-bleuâtre en dessous; les rectrices intermédiaires vertes; les latérales bleues à l’extérieur, noirâtres à l’intérieur, et toutes d’un bleu-clair en dessous; les deux du milieu terminées par un filet long de deux pouces, et dont le bout présente une palette composée de plumes bleues; le bec est blanc, dans l'oiseau mort, les pieds sont bruns, longueur totale, neuf pouces et demi jusqu’à l'extrémité des filets, et de huit jusqu’au bout des latérales, qui sont d’égale longueur.

am FAMILLE. MACRO GLOSSES , Macroglossi.

Langue très longue, lombriciforme.

Doigts au nombre de quatre ou seulement de trois.

1 Division. PIC, Picus, Linnée.

Bec garni à sa base de plumes sétacées , et dirigées en avant, robuste polyèdre, droit, et terminé en forme de coin; mandibule supérieure plus ou moins sillonnée en dessus, pl. B., n° 9.

MNarines ovales, ouvertes, plus ou moins cachées sous les pluümes du capistrum.

n) PICS.

Langué#&uscepuble de se lancer en avant, hors le bec, munie vers le bout d’épines recourbées en arrière, et terminée en pointe aiguë et cornée.

Tarses courts, annelés, pl. AA, n° 7.

Deux doigts devant, deux ou un seul en arrière , les antérieurs réunis à leur base, pl. AA., n° 7; ou seulement trois doigts, deux devant, un dernière.

Ongles arqués, aigus.

Ailes à penne bâtarde courte ; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue. composée de dix ou douze rectrices concaves, à tiges roiïdes, élastiques, très aiguës pour la plupart.

Presque tous les Pics se tiennent dans les bois, et se perchent rarement. Ils se cramponnent au tronc des arbres et les parcourent de bas en haut, et jamais de haut en bas, en tenant toujours le corps verticalement; ce n’est point en portant en avant un pied, ensuite l’autre qu'ils s’'avancent, mais par petits sauts. Tous, ou du moins ceux dont on connoît le habitudes, nichent dans des trous d'arbres qu'ils percent euxmêmes. Leur ponte est ordinairement de quatre ou cinq œufs ; les petits sont appâtés dans le nid , et ne le quittent que couverts de plumes. On trouve des Pics dans toutes les parties du monde, et on en décrit à-peuprès | quatre - vingts espèces, parmi lesquelles il s’en trouve dans les pays étrangers qui juchent assez souvent, et parcourent très rarement les arbres en y grimpant; d’autres qui cherchent leur nourriture à terre. Plusieurs joignent aux insectes, leur principal aliment, les baies et les fruits.

LE PIC A VENTRE ROUGE, Picus rubriventris.

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