PI. XXX VIII
Corpore subfusco, subtus testaceo ; orbüis rubris; gul& cinered (mas.) gulä jugaloque cinereo-albis (femina.)
Tacco Buffon, Hist. nat. des Oùis., tom. 6, page ho, pl. enl., n° 772, sous le nom de Coucou à long bec. — Coucou dit le Vieillard, idem, page
26 TAGCOS.
Cuculus Vetula, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 4 (mas.) — Cuculus pluvialis, dem, n° 24 (femina. )
Long-billed cuckow, Lath., Synopsis, tom. 1, page 535, n° 39 (maäle.)
- — Rain cuckow, idem, page 536, n° 33 (female. )
Cet oiseau, assez commun à Saint-Domingue, y est connu sous plusieurs dénominations; telle est celle de Tacco, d’après un de ses cris; d’autres l'appellent pie d’après un autre cri et quelques-uns, oiseau de pluie, parce qu'il les redouble, lorsqu'il doit pleuvoir; enfin le nom de eur vient de ce qu'il semble faire des éclats de rire, quand il prononce les syllabes qua, qua, qua, où cra, cra, cra ; cri qu'il jette en volant, ou s’il voit un animal qui lui porte ombrage. Lorsqu'il prononce Tacco, il articule durement la première syllabe, et descend d’une octave pleine sur la seconde. Il ne fait jamais entendre ce mot qu'après avoir remué la queue de bas en haut, et il répète ce mouvement chaque fois qu’il change de place.
Le Tacco fréquente indifféremment les terres cultivées, les savanes, les buissons et les forêts. Outre les chenilles et les petits lézards dont il se nourrit, il fait aussi la chasse aux jeunes rats, aux couleuvres, aux grenouilles, et même, assure-t-on, aux petits oiseaux. Il place son nid sur les arbres, dans la fourche des grosses branches, le compose de petites racines sèches, de mousse et de feuilles. La ponte est de quatre ou cinq œufs d’un blanc sale, tacheté de noir.
Le mäle a les paupières rouges et nues; l'iris, d’un jaune rembruni; É dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, les ailes et la queue, d’un gris nuancé d’un vert-olive; la gorge, le devant du cou, et la poitrine, cendrés ; les parties postérieures, rousses ; les rectrices étagées et toutes les latérales, terminées par deux grandes taches, l’une noire, l’autre blanche; les pieds, d’un gris cendré; le bec, d’un gris un peu rembruni, ordinairement long de deux pouces. Longueur totale, seize pouces. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et en diffère en ce que toutes les parties supérieures sont d’un gris olivâtre; la gorge et le devant du cou, d’un gris-blanc.
On voit par la synonimie que les auteurs se sont mépris, en donnant cette femelle pour une espèce particulière. Le Quapachtotlolt des Mexicains pré-
sentente de grands rapports avec le Tacco, par son cri, qui ressemble à un
Pl'ôy .
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L ludart del:
SCYTHROPS. 27
éclat de rire, et par sa taille ; il n’en diffère que par son ventre noir, par LA
son bec d’un noir bleuâtre et son iris blanc. Est-ce bien une espèce dis-
tincte, ou seulement une variété locale ?
2% pivision. SCYTHROPS, Scythrops, Latham.
Bec plus long que la tète, robuste, convexe, comprimé latéralement, entier, crochu à sa pointe; mandibule supérieure sillonnée sur ses côtés. PIMD nr
Narines arrondies, bordées d’une membrane, situées latéralement et à la base du bec. ë
Langue cartilagineuse, épaisse à son origine, bifide à son extrémité.
Orbites nues.
Tarses glabres, annelés.
Deux doigts devant, réunis à leur base; deux derrière, totalement scpares.
Ailes médiocres, à penne bâtarde courte; deuxième rémige la plus longue de toutes.
Queue à dix rectrices.
La seule espèce qui compose cette division habite dans la Nouvelle- Hollande; elle paraît au port Jackson vers le mois d'octobre, et disparaît en janvier. On croit qu’elle se retire et niche dans la Nouvelle-Galles méri-
dionale.
LE SCYTHROPS GOËRANG, Scythrops Novæ Hollandie.