‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 49 sur 236 · PI. XXXIX · texte numérisé non relu

PI. XXXIX

Capite, collo et corpore subtus cinereis ; dorso, alis caudäüque plumbeocinerets. :

Anomalous hornbill, Æithe’s, journ. tab., pag. 142. Scythrops Novæ Hollandiæ, Lath., index, n° 5. New-Holland channel-bill, Lathk., Synopsis, 2° suppl., pag. 96, pl. 124. Perroquet-calao, Buffon, édit. de Sonnini, tom. 64, pag. 98. GALERTE DES OISEAUX. {1° PARTIE. 5

28 VOUROU-DRIOUS.

Scythrops goërang, 2° édi. du now. Dict. d'Hist. nat., tom. 50, pag. 456.

Les naturels de la Nouvelle-Hollande ont imposé à cet oiseau le nom de Goe-re-e-gang, dont on a fait par abréviation celui de Goërang. Soit qu'il vole, soit qu'il se repose, il étend souvent sa queue en éventail, et fait entendre alors un cri fort, aigu, désagréable, et qui a des rapports avec celui que le coq jette, quand il aperçoit un oiseau de proie. On ne voit les scythrops que le matin et le soir, quelquefois au nombre de sept ou huit, mais le plus souvent par paires. Leur apparition et leurs cris sont, disent les natifs, un indice certain de vent ou d’orage. Étant d’un naturel sauvage et méchant, on ne peut les adoucir ; ils refusent toute nourriture, et pincent rudement ceux qui les approchent. Leurs alimens favoris sont les graines de certains arbres que les Anglais appellent Aed-Gan et Peppermui.

La tête, le cou et le dessous du corps sont d’un gris-cendré; le dos et le dessus des ailes, d’un gris de plomb, et chaque plume de ces parties est terminée de noir; la première couleur est plus foncée sur les pennes alaires qui ont leur extrémité de la dernière ; la queue est cunéiforme, d’un cendré foncé, et frangée de blanc à sa pointe; toutes ses pennes, à l'exception des deux du milieu, portent des raies transversales, blanches, de même que leurs couvertures inférieures, les jambes et le bas-ventre; les pieds sont d’un noir-bleuâtre ; l’œil est entouré d’une peau nue et rouge. Longueur

totale, vingt-cinq pouces.

3ème prvisiON. VOUROU-DRIOU, Leptosomus. Cuculus,

Linnée, Gmelin.

Bec plus long que la tête, robuste, comprimé latéralement, un peu trigone, à dos étroit; mandibule supérieure crochue et échancrée vers le bout, pl. D, n° 2. !

Narines oblongues, obliques, à bords saillans, situées vers le milieu du bec.

Tarses nus, annelés.

Deux doigts devant, réunis à leur base; deux derrière, totalement sé-

parés.

/ D. j ae LORIE droit CAR = cphooomus VLLLOLS .

P Ondurt del !

Luthk de L Engelrurnn

VOUROU-DRIOUS. 29

Ailes allongées; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division n’est composée que d’une seule espèce, qui se trouve à Madagascar.

LE VOUROU-DRIOU VERT, Leptosomus viridis.

PEEXT:

Viridi-æneus ; subtus splendide griseus ; capite colloque cinereis ; vertice nigricanti-æneo; caud& æquali, viridi-aured, subtus nigr& (mas.)

Capite, guld, colloque anteriori fusco et rufo transversim striatis ; dorso et uropygio fuscis ; corpore subtus dilute rufo nigricantique vario ; cauda splendide fuscä, apice rufä (femina. )

Vourou-driou, Buffon, Hist. nat. des Ois., tom. 6, pag. 395, pl. enl., n° 587, sous le nom de grand Coucou de Madagascar.

Cuculus afer, Linn., Gmel., Syst. nat., édit. 13, n° 41.— Lath., index, n° 34.

African cuckow, Lath., Synopsis, tom. 1, pag. 532, n° 30.

Les Madégasses appellent f’ourou- Driou le mâle de cette espèce, et distingue la femelle par le nom de Comb. Le premier a le sommet de la tête noirâtre, avec des reflets verdâtres et couleur de cuivre; les /orums, traversés obliquement par un trait noir; le reste de la tête, la gorge et le cou, cendrés; la poitrine et les parties postérieures, d’un gris-blanc; tout le dessus du corps, les pennes moyennes des ailes et le dessus de la queue, d’un vert changeant et couleur de cuivre; les grandes rémiges, d’un noir-verdâtre; le bec, d’un brun foncé; les pieds, rougeâtres. Longueur totale, quinze pouces.

La femelle, ou l'individu donné pour telle, est rayée transversalement de brun et de roux sur la tête, la gorge et le dessus du cou; d’un brun uniforme sur le dos, le croupion, et les couvertures supérieures de la queue brune sur les petites couvertures supérieures des ailes, lesquelles sont terminées de roux; d’un vert obscur sur les grandes, dont les bords

et l’extrémité sont roux ; de la même couleur, sur les rémiges, que le mâle,

30 COULICOUS.

avec du roux à l’extérieur des secondaires; d’un roux clair et varié de noirâtre, sur le devant du cou et sur toutes les parties postérieures; d’un brun lustré, sur les pennes de la queue, qui est rousse à son extrémité.

Longueur totale, dix-sept pouces et demi.

4% pivisiOn. COULICOU, Coccyzus. Cuculus,

Linnée, Gmelin.

Bec épais à sa base, lisse, allongé, convexe en dessus, comprimé latéralement, entier, arqué, aigu; mandibules d’égale longueur.

Narines ovales, à demi-closes par une membrane renflée.

Langue courte, grêle, pointue.

Tarses nus, annelés, plus allongés que le doigt le plus long.

Deux doigts devant, réunis à leur base; deux derrière, totalement separés.

Ailes moyennes, arrondies, à penne bâtarde courte; troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à dix rectrices. "

Cette division renferme dix-neuf espèces que les auteurs ont classées avec les coucous, mais M. Levaillant a eu raison d'en distraire plusieurs qu'il appelle Couas , et auxquelles nous avons joint les Coulicous qui se trouvent dans l'Amérique; en effet ceux-ci diffèrent des coucous en ce qu'ils ont les tarses totalement dénués de plumes et plus longs; les ailes plus courtes et arrondies ; de plus ils présentent des dissemblances tranchantes dans leur propagation, puisqu'ils construisent un nid, soit dans un arbre creux, soit sur ses branches, couvent leurs œufs et nourrissent leurs petits; tandis que les vrais coucous confient leur progéniture aux soins d’oiseaux qui leur sont totalement étrangers. On rencontre des coulicous ou des couas aux Grandes- Indes, en Afrique et en Amérique ; une seule espèce se trouve dans le midi

& l’Europe, mais elle y est très-rare.

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