‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 54 sur 236 · PI. LXV · texte numérisé non relu

PI. LXV

Corpore supra viride-olivaceo ; uropygio albo; semi-collari nigro ; gul& pectoreque pallide flavis; ventre sordide albo ; (mas.) fronte flavescentealbo maculatä; dorso flavescente-olivaceo; guld pectore ventrisque lateribus nigricante vartis ( femina ).

Indicateur, Buffon, Hist. nat. des Ois., tome 6, page 392.

Grand indicateur, Levaillant, Oiseaux d'Afrique, pl. 241,9. 1 et 2.

Cuculus indicator, Linn. Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 42.— Latham, index, n° 36.

Honey cuckow, Latham, Synopsis, tome 2, page 533, n° 31.

Honey guide, Sparrmann, act. angl. 67, pag. 38, tab. 1.

Cet oiseau, ne pouvant qu'avec beaucoup de difficulté avoir le miel dont il paraît très-friand, a l'instinct d'appeler l’homme à son aide, en lui indiquant le nid des abeilles par un cri fort aigu, qui, selon des voyageurs, semble exprimer les mots chirs, chirs, et selon d’autres, les syllabes wicki, wicki, qui, dans la langue hottentote, signifie zrte1. Il fait entendre ce cri le matin et le soir, et semble appeler les personnes qui sont à la recherche du miel dans les déserts de l'Afrique ; celles-ci lui répondent d’un ton plus grave, en s’approchant toujours. Dès que l’oiseau les aperçoit, il va se placer sur l’arbre qui renferme une ruche, et si les chasseurs tardent à s’y rendre, il redouble ses cris, vient au-devant d’eux, et, par plusieurs allées et venues, la leur indique d’une manière très-marquée. Tandis qu’on se saisit de ce que contient la ruche, il reste dans les environs, et attend la part qu’on ne manque pas de lui laisser. L'existence de l'indicateur est précieuse pour les Hottentots, aussi ne voient-ils pas de bon œil celui qui le tue. Sa peau, selon M. Levaillant, est épaisse, et le tissu en est si serré, que, tant qu’elle est fraiche, on peut à peine la percer avec une épingle. Cette épaisseur le préserve de l’aiguillon des abeilles, à qui il fait une guerre continuelle; celles-ci, dont il détruit un grand nombre, s’attachent de préférence à ses yeux, et viennent quelquefois à bout de lui donner la mort. On trouve

4o TOULOUS.

son nid dans un trou d'arbre, et la ponte est de trois ou quatre œufs d’un blanc sale. Le mâle a le dessus de la tête et du cou, le manteau et les couvertures supérieures des ailes d’un vert olive rembruni, qui, sous certains aspects, prend un ton jaunâtre; le croupion blanc; les couvertures supérieures de la queue de cette couleur, variée de noirâtre ; les pennes des ailes, d’un brun olivacé et liserées de vert-olive en dehors; les trois dernières pennes latérales de la queue, blanches, avec une tache brune à leur bout; toutes les autres d’un brun olivacé à l’intérieur et en partie blanches en dehors; la gorge, le devant du cou et la poitrine, d’un jaune pâle, comme ondé de gris blanc sale sur le milieu du cou, et varié de taches noires sur la gorge; toutes les parties postérieures d’un blanc jaunissant: le bec, les pieds et l'iris bruns. Longueur totale, six pouces et demi.

La femelle diffère par une taille plus petite, et en ce que la couleur olive des parties supérieures est d’un ton plus jaunâtre ; que le front est piqueté de blanc jaunâtre ; que la gorge, le devant du cou, la poitrine et les flancs sont variés de brun-noir sur un fond blanc jaunâtre. Les jeunes lui ressemblent.

8% pivision. TOULOU où COUCAL, Corydonix.

Cuculus, Linnée, Gmelin.

Bec caréné, arqué de son milieu à son extrémité, comprimé latéralement, pointu.

Narines étroites, percées longitudinalement dans une membrane, situées près du capistrum.

Langue large, un peu découpée à sa pointe.

Tarses annelés et nus.

Deux doigts devant réunis à leur base; deux derrière totalement séparés ; l'extérieur postérieur versatile.

Ongle du pouce très-long, presque droit, subulé.

Ailes courtes, arrondies, à penne bâtarde très-courte, étroite et aiguë; première rémige la plus courte de toutes; quatrième et cinquième les plus longues.

+ Va M Pi tt

RÉRAES

D] CD 4 Ur c 10 lon C Gé Cr22 , Coudonix Jeuenaleuss

Lu. de Lhernanne., À d'Ertyhrene À

TOULOUS. 4

Queue à dix rectrices.

Parmi les douze espèces que renferme cette division, les unes se trouvent en Afrique, d’autres dans l’Asie orientale, et quelques-unes dans l’Australasie. Linnée, Gmelin, Latham, etc. ont classé parmi les coucous celles qu'ils ont décrites; mais M. Levaillant en fait avec raison un groupe particulier sous le nom de coucal. En effet elles se distinguent des véritables coucous, en ce qu’elles ont l’ongle du pouce pareil à celui de l’alouette, que leurs tarses sont plus allongés que chez ces coucous, et de plus, totalement dénués de plumes, et que leurs ailes sont courtes et arrondies, tandis que ceux-ci les ont longues et pointues. On a très-peu de renseignemens sur leur genre de vie; on sait seulement qu’elles se nourrissent principalement de sauterelles, de grillons, de criquets et d’autres insectes, que le mâle et la femelle ont beaucoup d'affection l’un pour l’autre, et que leur vol est court et peu élevé.

LE TOULOU RUFALBIN, Corydonix pyrrrholeucus.

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