PI. EVI
Cinerea; artubus nigris ; pectore rubro; tectricibus caudæ remigumque posticarum albis (mas. ). Subrus fusco-ferruginea ( femina ).
Capite cinereo , pectore rufescente-griseo ; ventre fulvo ( junior ).
Le bouvreuil, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 308, n° 1.
Idem, Buffon, Hist. nat. des Ois., tome 4, page 372, pl. en. , n° 145.
Loxia Pyrrhula, Lénn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 4, idem, Lath.
Rothrüstiger kernbeisser, #’olf et Meyer, taschenbuch, etc., pag. 147.
Bulfinch, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 143, n° 51.
Il existe dans cette espèce deux races qui ne diffèrent entre elles que par la grosseur. Elles ont le même genre de vie; mais les gros font bande à part, quoiqu'ils habitent souvent les mêmes cantons que les petits. Quelquefois ont les voit ensemble sur le même arbre, où ils sont attirés par la nourriture qui leur est commune; c’est pour peu de temps; car dès qu’ils le quittent chaque famille se sépare. On les distingue encore par un chant
différent, Joli plumage, belle voix, gosier flexible, familiarité, attachement ; telles sont les qualités qui ont mérité à cet oiseau la place qu'il occupe dans nos volières. Le bouvreuil étonne par ses sons harmonieux, et doit à l’art leur perfection. Ces petites phrases exprimées d’une manière si touchante, ces caresses si douces, si tendres, et prodiguées avec une satisfaction sensible, sont dues souvent aux lecons d’une jeune et naïve institutrice.
Le chant naturel du bouvreuil est composé de trois cris distincts, qui paraissent exprimer les syllabes #&i, tui, tui; Vun se fait entendre d’abord seul lorsqu'il débute, ensuite trois ou quatre fois; à ces coups de sifflets succède un gazouillement enroué et finissant en fausset. Il a en outre un autre cri doux et plaintif qu'il répète fort souvent et qu'il fait entendre sans aucun mouvement du bec et du gosier, mais qu'il accompagne d’un remuement dans les muscles de l'abdomen.
Cette espèce, qui possède toutes les qualités qu’on peut desirer dans les oiseaux qu'on destine à son amusement, est nuisible dans l’état sauvage ; car elle fait du dégât dans nos vergers, en mangeant et détruisant les bourgeons des arbres fruitiers, surtout des pruniers, poiriers et pommiers. Le mâle et la femelle restent appariés pendant toute l’année, vivent ensemble et s’éloignent peu l’un de l’autre. Ils habitent ordinairement les bois situés sur les montagnes, et ne les quittent qu’à la mauvaise saison pour descendre dans les plaines. On en voit alors près des habitations, le long des haies, dans les vergers et les bosquets. Ils vivent de baies, de graines, des bourgeons du bouleau, de l’aune et du tremble. Quelques-uns restent au printemps dans les jardins et les charmilles, où ils font leur nid; ils le placent ordinairement dans l'épaisseur des buissons isolés, et préfèrent ceux d’épine blanche. Le mâle aide la femelle dans la construction du nid et la nourrit pendant l’incubation; ils composent ce berceau de petites boisettes à l’exterieur , arrangées négligemment dans la bifurcation d’une branche, et en garnissent l’intérieur de fibres ou du chevelu des racines. La ponte est de cinq ou six œufs d’un blanc bleuâtre, avec des taches rouges, et d’un pourpre obscur.
Chez le mäle, la tête, le menton, les ailes et la queue sont d’un noir lustré, à reflets violets; la gorge, le devant du cou, la poitrine, le haut du
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2! Oudart, dl Luh. de Denanne; rue d Zrgluen, 2.
ventre et le bord exterieur de la dernière plume des grandes couvertures alaires, d’un beau rouge; le dessus du cou, le dos, les petites couvertures des ailes, la moitié des moyennes, d’un cendré bleuätre; le croupion, le basventre et les couvertures inférieures de la queue, blancs; le bec est noir, les pieds sont noirätres. Longueur totale, cinq pouces et demi.
La femelle diffère du mâle en ce que le noir est sans reflets et qu’une teinte d’un cendré vineux remplace le rouge.
Le jeune a la tête et le dessus du corps d’un gris-cendré ; la gorge et la poitrine d’un gris-roussâtre, le ventre fauve; une bande transversale roussâtre sur les ailes; le bas-ventre et le croupion d’un blanc sale; le bec
noirâtre.
D. Bec crénelé vers le milieu et sur les bords de sa partie supérieure,
plYE n°6.
LE BOUVREUIL NOIR, Pyrrhula nigra.