‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 76 sur 236 · PI. LXIV · texte numérisé non relu

PI. LXIV

Fronte, capistro, gulà rubris; collo anteriori flavo, vertice cinereo, corpore suprà veridi-olivaceo; pectore nigro, albo, viridi transversim striato (mas. )

Capite, collo integro, cinereis ; dorso rectricibus alarum superioribus sordide olivaceo-viridibus (junior. )

Le beau-marquet, Buffon, Hist. nat. des Ois., tom 3, pag. 497, pl. enl., n° 203 ,f1g. 1.

Fringilla élégans, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° Gr.

Beautiful finch, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 266, n° 19.

Ce bel oiseau d'Afrique, que nous voyons quelquefois vivant dans nos

volières, a le bec, le front, la gorge rouges; la tête et le dessus du cou

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gris-bleuâtres ; le devant de la dernière partie jaune ; le dos et les couvertures supérieures des ailes d’un vert-olive; celles de la queue, ses pennes et le croupion d’un roux rembruni; la poitrine et le haut du ventre rayés de blanc, de noir, et de vert; les parties postérieures blanches, les pieds rouges. Longueur totale, 4 pouces » lignes.

Le jeune est gris sur la tête, la gorge, le cou en entier, et les parties postérieures, avec des raies transversales brunes et rougeñtres sur celles-ci ; -les pieds sont couleur de chair.

E. Mandibule inférieure bidentée sur chaque bord, vers son origine,

PIE, n°).

LA FRINGILLE SIZERIN où BOREALE, Fringilla borealrs.

Pl XV

V'ertice sanguinolento ; mento nigro; pectore purpurescente -rubro ; fascià alarum duplici albidä; uropygio albo rubroque maculato (mas.) Pectore albo, fusco maculato (femina. )

Petite linotte de vigne, Brisson, Ornith., tom. 3, pag. 138, n° 31.

Le sizerin, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 4, pag. 216.

Fringilla linaria, Liin., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 20.

Lesser redpole, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 305, n° 75.

Rothplattiger haenfling, Ærisch, pl. 10, male et femelle.

Quoique Brisson, Buffon et Mauduyt aient très-bien distingué ce sizerin et le cabaret, en les donnant comme deux espèces très-différentes, d’autres ornithologistes plus modernes ne les ont pas moins confondues. Je citerar entre autres M. Temminck, qui, dans la deuxième édition de son Manuel d’ornithologie, prétend que je me suis trompé en les séparant ; mais je crois que sil les eût comparés scrupuleusement, il ne m'aurait pas fait ce reproche, et surtout s’il eût connu leur genre de vie et le chant des mâles,

Au reste ce sizerin se plaît dans les lieux plantés d’aulnes dont il aime les

graines, ainsi que celles de Portie-grièche, du chardon et du pavot; mais

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FRINGILLES. 79

en volière il préfère le chènevis à la navette et au millet. Il mange au printemps les boutons des jeunes branches du chêne, du bouleau, etc. Peu sauvage, on l'approche de très-près sans l’effaroucher ; d’un naturel doux, il se familiarise promptement avec la cage; peu défiant, il se prend facilement dans les piéges qu’on lui tend.

Nous ne voyons cette espèce que pendant l'hiver, et elle ne se rencontre aux environs de Paris que tous les sept ou huit ans, Elle forme alors des troupes souvent très-nombreuses, qui fréquentent les bois, où elles se tiennent à la cime des chênes, des bouleaux, des peupliers; ce sizerin s'accroche, comme les mésanges, à l'extrémité des petites branches, et en parcourt toutes les sommités avec une vivacité étonnante. Il quitte la France et les contrées voisines vers le mois de mars, et pousse alors ses excursions fort avant dans le nord. Othon Fabricius l’a rencontré au Groenland, où il niche; je l'ai vu aux États-Unis dans les mois de décembre et de janvier; il y pénètre plus ou moins; ce qui paraît dépendre de la force du froid. La femelle place son nid entre les branches des arbrisseaux et le compose de trois couches : la première, qui est la plus épaisse, est tissue d’herbes sèches, entreméêlées de quelques petits rameaux; celle du milieu est plus mince, et mélangée de plumes et de mousse ; le duvet, d’une espèce de fromager, forme le lit sur lequel elle dépose cinq œufs d’un blanc verdätre, tacheté de roux, principalement vers le gros bout.

Le ramage du mâle est faible et plaintif; il babille sans cesse, soit en volant, soit en cherchant sa nourriture, d’où lui est venu l’épithète latine querula ; d’autres l’appellent petir-chéne, parce qu’on le voit souvent sur cet arbre ; enfin les oiseleurs de Paris le désignent par le nom de grand-cabaret, pour le distinguer de l'oiseau qu'ils nomment simplement cabaret.

Le mäle a le sommet de la tête d’un rouge de sang; les /orums et le haut de la gorge noirs; le devant du cou et la poitrine d’un rouge pourpre inclinant au rose ; le ventre et les parties postérieures d’un beau blanc; l’occiput, le manteau et les flancs variés de gris ‘et de brun sombre; le croupion tacheté de cette couleur sur un fond blanc; les couvertures inférieures des ailes blanches; les supérieures d’un brun obscur ; les petites et les grandes terminées

de blanc; les pennes brunes, et bordées de blanc-roussätre en dehors; la queue

re) PASSERINES.

pareille et frangée de blanchätre; le bec blanc en été, brun en dessus, jaunâtre sur les côtés et en dessous en hiver; les pieds bruns. Longueur totale, 5 pouces. Les couleurs sont, pendant la mauvaise saison, plus ternes, et le blanc est nuancé de roussâtre.

La femelle est un peu plus petite que le mâle, et en diffère encore par son front blanc; par le devant du cou et la poitrine, qui sont de cette couleur et tachetés de brun sur les côtés, et enfin par des teintes moins chargées. Le jeune mâle a aussi le front blanc ; les plumes du sommet de la tête rouges et terminées de gris-blanc ; le reste du plumage comme la femelle.

G* pivision. PASSERINE, Passerina.

Bec entier, conique, moins large que la tête, un peu robuste, droit, rétréci vers le bout, à bords inférieurs, quelquefois supérieurs, fléchis en dedans, à ouverture dirigée obliquement et en en-bas ; mandibule supérieure couvrant au moins à sa base les bords de l’inférieure, à palais aplati, épais et lisse. PL F, n° G.

Narines ouvertes, arrondies, glabres chez les uns, cachées sous des petites plumes dirigées en avant chez les autres.

Langue épaisse, un peu échancrée à sa pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigt intermédiaire soudé avec l’externe à sa base, totalement séparé de l'interne.

Ailes moyennes; deuxième et troisième rémiges ordinairement les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Des trente-deux espèces dont cette division est composée, la plupart habitent l'Amérique. Elle est subdivisée en deux sections, d’après la conformation de l’ongle postérieur, Dans la première, se trouvent les espèces qui ont cet ongle arqué et plus court que le doigt ; dans la seconde, celles dont le même ongle est plus long que le doigt, presque droit et subulé. Les passerines tiennent aux bruans par plusieurs caractères ; mais elles en diffèrent principalement en ce qu’elles n’ont point de tubereule osseux à l’intérieur de

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PASSERINES. 81

leur mandibule supérieure; ce ne seront pas moins des bruans pour les ornithologistes qui n’attachent aucune importance à cet attribut, parce que, disent-ils, on ne le voit pas quand le bec est fermé, où qui n’en parlent pas, ainsi que l’a fait Linnée, pour qui toutes nos passerines sont des emberiza. Il y a encore d’autres différences dans la conformation du bec de celles-la et des bruans, mais moins tranchées, qu’on saisit néanmoins assez facilement quand on compare ces oiseaux en nature. Plusieurs passerines ont été classées dans le genre fringilla. En effet, au premier aperçu, leur bec se présente à peu près sous les mêmes formes; mais, en l’examinant avec attention, l’on s'aperçoit que les bords, surtout de la partie inférieure, rentrent en dedans; que la supérieure a le palais lisse et presque de niveau avec ses bords, que son ouverture se dirige en en-bas ; tandis que les /7érgilla ont les bords du bec droits, et le palais creusé et comme strié.

Les espèces de la première section se perchent nuit et jour, soit sur les arbres, soit dans les buissons, d’où elles descendent à terre pour chercher leur nourriture; celles de la seconde se tiennent plus souvent à terre que perchées, et y restent toujours pendant la nuit ; c’est ainsi que se comportent les passerines de neige et grand montain. Toutes se nourrissent de petites graines entières où dépouillées de leur péricarpe et d'insectes. Les unes nichent sur les arbres, d’autres dans les buissons, les herbes et les halliers. Le nombre de leur ponte dépend de la température du pays qu’elles habitent, et est composée de trois, de quatre ou de cinq œufs. Les premiers alimens qu’elles apportent à leurs petits sont toujours des insectes, des chenilles, et des vermisseaux.

LA PASSERINE NONPAREIL ou LE PAPE,

Passerina cris.

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