PI. LXXIX
Capitis , colli corporisque pennis apice coccinets, in reliquo viridi-nigrescentibus; alis caudäque nigris (mas).
Supra nigricans ; subtès sordidè ruber (femina).
Capite, collo, corporeque suprà griseis; subis cinereo-rufescente (junior).
Le cardinal, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 42, n° 24, pt. D EME
Le scarlatte, Buffon, Hist. nat. des Ois., tom. 4, pag. 245.
Tanagra brasilia, Linn., Gm., Syst., nat., édit. 13, n° 2.1dem, Lath., n° à.
Tanagra rubra, V’ar., B. Linn., Gm., Idem, Lath., Var., A.
Scarlet sparrow, Edwards, Glean., pl. 3/3.
Brasilian tanager, Lath., Synops., tom. 2, pag. 215, n° 2.
Ce jacapa, ayant une taille et un plumage analogues à ceux du tangara du Canada de Buffon, décrit dans la 2° édition du Vouveau Dictionnaire d'Histoire Naturelle, sous le nom de Pyranga noir et rouge, il est facile de les confondre, si l’on se borne à cette analogie ou si on ne les compare en nature; ce que n’ont pas fait Latham et Gmelin, qui ont donné le scarlatte pour une variété de ce dernier , après l'avoir présenté comme
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JACAPAS. 107
une espèce distincte. Ces auteurs paraissent avoir été induits en erreur par les mauvaises figures des pl. enl. n°% 127 et 156, dont Buffon a lui-même reconnu la défectuosité; car ils auraient vu que la couleur rouge du tangara du Canada est d’une autre nuance; que son bec présente une forme différente; que les plumes de la tête et du cou n’ont pas la structure de celles des mêmes parties du scarlatte, et qu’elles ne jettent aucun reflet, que celles des jambes ne sont point noires, et qu'enfin les plumes rouges sont blanches dans le milieu, et d'un gris sombre à la base; tandis que le scarlatte les a noires ou d’un noir verdâtre très-foncé à l’intérieur. C’est à l’ignorance de ces faits qu’on doit attribuer le double emploi qu’on reproche à ces auteurs. Indépendamment des dissemblances très-prononcées que je viens d’indiquer, il en est une autre aussi tranchée dans la demeure habituelle de ces deux oiseaux. Le scarlatte appartient aux climats chauds du Brésil et ne se montre jamais dans l'Amérique septentrionale; l’autre, au contraire, ne se plaît que dans les régions tempérées, habite le Méxique et le sud des États- Unis pendant l’hiver, et passe la belle saison dans le nord jusqu’au Canada. Le chant du mâle scarlatte est fort et sonore, mais sa phrase est courte. Tout ce que l’on sait de ses habitudes se borne à dire qu'il vole en troupe, qu'il est peu défiant et qu'il s’apprivoise facilement. Comme il se nourrit d'insectes, de baies et ne touche point aux graines, on ne peut le conserver en captivité qu'en lui donnant du pain trempé dans du lait et des fruits. La belle couleur rouge, qui brille sur la tête, le cou et tout le corps du mâle, jette des reflets argentés sur le sinciput, la gorge et le manteau; quand on le pose entre l'œil et la lumière; les ailes, la queue et les plumes des jambes sont d’un noir profond; le bec est de cette couleur, mais blanc à la base des branches de la mandibule inférieure ; les pieds sont noirs. Longueur totale, 6 pouces environ.
La femelle est noirâtre sur les parties supérieures; d’un rouge terne sur les inférieures; noire sur les ailes et la queue. Chez le jeune, la tête, le cou et le dessus du corps sont gris; cette couleur prend une légère nuance de
roussâtre sur les parties inférieures; les ailes, la queue et le bec sont bruns.
108 TOUITS.
7% Division. TOUIT, Pipéllo.
Bec robuste, épais à sa base, conico-convexe, pointu ; mandibule supérieure échancrée sur chaque côté et courbée à son extrémité; l’inférieure à bords fléchis en dedans. PI. G, n° 8.
Narines rondes, glabres, ouvertes.
Langue épaisse, bifide à sa pointe.
Bouche ciliée.
T'arses nus, annelés.
Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe, totalement séparé de linterne.
Ailes courtes, les quatre premières rémiges à peu près égales et les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Nous ne connaissons qu'une’seule espèce qui puisse être classée dans cette division, espèce que des ornithologistes présentent pour un bruant et d’autres pour une /ringille. Cette différence dans les opinions indique qu’elle n’est pas facile à classer dans un système méthodique. Cependant quand on examine scrupuleusement la forme de son bec, on s'aperçoit qu'il participe de l'un et de l’autre; mais qu’il en diffère par des attributs qui lui sont particuliers, comme d’avoir sa partie supérieure échancrée et -courbée à son extrémité; motif qui nous a paru suffisant pour le retirer des places qu'on lui fait occuper, puisque ceux-ci ont le bec droit et entier. N'étant pas non plus une pie-grièche ainsi que l’ont pensé les auteurs dû Journal de Physique, qui ont publié la figure du mâle dans le tome IT de cet ouvrage, page 570, sous le nom de pie-grièche notre de la Caroline; ce dont il est facile de se convaincreen comparant leurs caractères génériques, cette espèce doit donc être le type d’une nouvelle division, d’autant plus qu'elle s'éloigne de tous par son naturel et par ses halitudes, comme on le verra ci-après.
Les touits se trouvent dans l'Amérique septentrionale, au centre des États- Unis pendant l'été et le quittent à l'automne pour s’hiverner dans les provinces du sud. Ils nichent à terre dans les ronces, ou seulement au milieu
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