‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 18 sur 134 · PI. CCXI · texte numérisé non relu

PI. CCXI

Dorso cinereo-fusco, léturis nigricantibus vario ; gul& cinered, abdomine pallidè aurantis-fusco.

Le Tocro ou la Perdrix de la Guyane, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. L, pag. 513.

Perdix guyanensis, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 6».

Idem, Lath., Index, n° 91.

Partridge of Guyana, idem, Synopsis, tom. 2, pag. 776, n° 20.

Le Tocro a le dessus de la tête d'un brun tirant au rougeñtre, pointillé de noir et de roussâtre ; les joues et la gorge d’un roux foncé; cette couleur tend à l’orangé sur les parties postérieures , avec des raies transversales jaunâtres , plus nombreuses chez des individus que chez d’autres; le dessus du coù et le haut du dos sont d’un gris varié de blanc et de

roux ; le reste du dos et le croupion de la dernière teinte, avec des points

noirs; le dessus des ailes est roux ; les pennes primaires sont d'un brun noir, et tachetées à l'extérieur de roux clair; les pennes secondaires, les plumes scapulaires et les grandes couvertures piquetées de blanc, de roux, ‘et tachetées de noir velouté; les pennes intermédiaires de la queue brunes , avec des zigzags noirs ; le bec est de cette couleur chez les uns, brun chez les autres; la peau nue des /orums et du tour de l'œil rouge ; le tarse d’un gris plombé. Longueur totale, 10 pouces. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce qu’elle est un peu plus petite.

L'Uru présente quelques différences dans son vêtement ; les plumes de la tête sont d’un roux noirâtre; une teinte de plomb règne sur les parties inférieures ; la nuque et le derrière du cou sont bruns; la première partie est tachetée de blanc, et l’autre d'un noir velouté ; les pennes de la queue

sont presque noires.

122% pivisiON. PERDRIX, Perdix.

Bec nu à sa base, épais ou grêle; convexe en dessus, mandibule supérieure voütée, couvrant les bords de l'inférieure, et courbée à sa pointe.

IVarines à demi-closes par une membrane renflée.

Langue charnue, entière.

Tarses nus, réticulés, munis d’un tubercule calleux et obtus chez les vieux müûles Perdrix, d'un éperon pointu et corné chez les Francolins , lisses chez les Colins et les Cailles.

Doigts antérieurs réunis à leur base par une membrane ; le postérieur ne portant à terre que sur le bout.

Ailes concaves , arrondies; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième; quatrième et cinquième les plus longues chez les Perdrix , les Francolins et les Colins ; ailes pointues, et les deux premières rémiges les plus allongées chez les Cailles.

Queue composée de douze à dix-huit pennes , courtes et inclinées.

Cette division est composée d'environ trente-six espèces et de quatre

sections sous lés dénominations de Perprix , Franco, Corn et

CarrLE. Tous ces oiseaux courent plus souvent qu'ils ne volent, s'élèvent avec effort, et font du bruit en fendant l'air. Ils nichent à terre; leur ponte est nombreuse, et les petits, dès qu'ils sont éclos, quittent le nid, courent et prennent d'eux-mêmes la nourriture que leur indique la mère. Ils naissent couverts d'un duvet très-épais qui tombe à mesure que les plumes se développent, et qui présente quelquefois dans ses teintes une sorte d'analogie avec celles du plumage qui doit lui succéder. Le mâle ne soulage point la femelle dans le travail du nid, ni dans les soins qu’exige lincubation ; mais, chez le plus grand nombre, il se joint à elle pour soigner les petits.

Quoique tous ces Gallinacées se rapprochent par des rapports superficiels , ils diffèrent plus ou moins dans leur instinct et leur genre de vie. Les Perdrix et les Cailles se tiennent toujours à terre; les Francolins, dit-on, se perchent le jour et la nuit; les Colins, s'ils sont trop inquiétés , cherchent une retraite sur les grosses branches des arbres ; mais ils couchent toujours à terre les uns près des autres ; du moins c’est ainsi que se conduit le Colin des États-Unis, décrit ci-après.

A. Tarses du vieux mäle muni d'un tubercule calleux et obtus ; ailes arrondies; place nue derrière l'œil chez la plupart; pennes de la queue dépassant leurs couvertures supérieures. PErprix.

LA PERDRIX BRUNE, Perdix fusca.

PI. CCXIL

Corpore supra fusco , lineis maculisque albis vario ; pectore medio rufo ; ventre, abdomine caudäque fusco-nigricantibus.

La Perdrix brune, Encyclop., Ornith., pag. 366.

Cette nouvelle espèce, que M. de Riocour conserve dans sa nombreuse et riche collection , se trouve au Sénégal. Le mäle a la tête, la gorge, le cou, le dos, le croupion, les couvertures supérieures de l'aile, les

pennes secondaires et les côtés du corps en dessous d’un brun de chocolat,

couvert de lignes étroites et de petites mouchetures blanches ; les grandes pennes des ailes rousses; le milieu de la poitrine couvert d’une grande plaque roussätre; le ventre, les parties postérieures et la queue d’un brun noirâtre; les plumes qui recouvrent les rectrices en dessous, larges, étagées et arrondies à leur extrémité; le bec et les pieds rouges; taille de la Perdrix de montagne, mais plus haut montée. La Émelle: a le milieu de la poitrine et les parties postérieures blancs.

B. Bec robuste, allongé ; tarses du mäle seul armés d’un ou de deux éperons Cornus et aigus ; ailes arrondies ; orbites le plus souvent dénuées de plumes ; queue de la plupart assez développée. Fran- COLINS. |

Si on examine l'extérieur du Francolin, on y voit des dissemblances

"assez prononcées, assez distinctes et assez importantes pour le séparer de la Perdrix, au moins dans une section. En effet, la nature a placé

entre eux une démarcation très-sensible, en donnant au premier des mœurs et des habitudes différentes de celles de la dernière. Tous les Francolins dont on connaît le genre de vie, se tiennent, dit-on, dans les forêts, le long des rivières, fréquentent les marais et les lieux humides, se nourrissent principalement de végétaux, se perchent souvent sur les arbres pen-

-dant le jour, et y passent toujours la nuit.

LE FRANCOLIN PERLÉ, Perdix perlata.

PI CCXIIT.

Abdonune nigro ,; maculis magnis rufis vario ; gul& alb&; rectricibus duabus intermedüs rufescentibus , nigro fasciatis. Mas. Æbdomine rufo ; dorso uropygioque cinereo-fuscis, lineis et maculis nigris varis ; pedibus non calcarictis. Femina.

La Perdrix de la Chine, Briss., Ois. ; tom. 1, pag. 234, n° 9. pl. 20, A fier.

GALERIE DES OISEAUX. IIIe PARTIE. 6

Idem , Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 2, pag. 446.

Francolin de l'Ile-de-France, Sonnerat, Voy. 2, pag. 166, pl. 05.

Tetrao madagascariensis, Lénn. , Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 31.

Tetrao perlatus, idem, n° 35.

Perdix madagascariensis, Lath., Index, n° 8.

Perdix perlata, idem, n° 15.

Pintado partridge, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 761, n° 7.

Peorled partridge, idem, pag. 772, n° 15.

Ce Francolin, dont les orbites sont emplumées, se trouve à Madagascar, d’où il a été transporté à l'Ile-de-France, où il est connu, dit-on, sous la dénomination de Perdrix pintadée, à cause de son cri approchant de celui de la Pintade : ne serait-ce pas plutôt à cause des taches qui sont répandues sur plusieurs parties de son plumage. Il porte à la Chine le nom de Tcho-cou, et, si on en croit Osbeck, les Chinois s’en servent comme de la Caille, pour s’échauffer les mains pendant l'hiver.

Il a le dessus de la tête d’un jaune roussâtre, à l'exception du sommet qui est noir et bordé de roux; deux traits noirs sur un fond blanc, de chaque côté de la tête; le dos mordoré; le croupion et la queue d’un roux clair, rayé de noir en travers; la gorge blanche; le devant du cou, la poitrine, le ventre noirs; il y a des taches blanches sur les deux premières parties ét des points roussâtres sur la troisième; les pennes des ailes sont noires et rayées de blanc; le bec est de la première de ces deux couleurs; les pieds sont d’un roux clair. Longueur totale, 10 à 11 pouces.

La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a une raie noire derrière l’œil ; les côtés du bec et l’espace entre les deux bandes noires, d’un blanc légèrement teint de roussâtre ; les plumes du dos bordées de brun clair, avec des taches blanches irrégulières ; celles des parties inférieures, rayées transversalement de blanc et de noir; les flancs et le bas-ventre roussâtres ; les scapulaires, les couvertures supérieures des ailes et de la queue, le croupion d’un gris brun, avec des lignes blanches et de grandes taches noires; le tarse sans éperon et sans tubercule.

C. Bec court, gros, plus haut que large ; tête parfaitement emplumeée ; tarses lisses dans les deux sexes; ailes arrondies ; pennes de la

queue outre-passant leurs couvertures supérieures. PI. R, n° 3. Cons.

Les Colins ne se trouvent que dans l'Amérique. Buffon nous parait très-fondé à les séparer des Perdrix et des Cailles pour former une petite famille particulière qui participe des unes et des autres; en effet, ils tiennent aux premières par leur port, leurs ailes , la forme de leur queue, leurs amours et leur genre de vie; mais ils s’en éloignent en ce qu'ils ont le bec plus court, plus gros à proportion et plus arqué; que leur tête est parfaitement emplumée, et que le mâle a les tarses lisses, c’est-à-dire sans éperon ni tubercule. Ils se rapprochent de la Caille par leur tête nullement dénuée de plumes , leurs tarses et leurs cris; mais ils en diffèrent en ce que, chez eux, les deux premières pennes de l'aile sont plus courtes que les troisième et quatrième, et que celles-ci sont les plus longues de toutes ; que la queue n’est point totalement cachée sous ses couvertures supérieures ; tandis que chez la Caille, les deux premières rémiges sont les plus prolongées de toutes, et que la queue ne dépasse point les plumes qui la recouvrent en dessus.

{Parmi les oiseaux qu'on a nommés Coins, on distingue facilement trois espèces, dont une habite l'Amérique septentrionale : ce sont des Gallinacées monogames; le mâle veille à la sûreté de sa femelle pendant l'ineubation, guide les petits dans leur premier âge, et en marchant en avant; la tête haute, l'œil aux aguets, il les avertit du danger par un cri parti-

culier. Ceux-ci restent en famille, comme nos Perdrix grises, jusqu'au

temps où l'amour les divise pour les unir plus étroitement deux à deux ; alors chaque paire s'isole pour s'occuper d’une nouvelle génération. Ils vivent de graines, et, dans le temps de disette, ils joignent à ces alimens les boutons et les premières pousses de divers végétaux.

LE COLIN HO-OUI, Perdix borealis.

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