‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 19 sur 134 · PI. CCXIV · texte numérisé non relu

PI. CCXIV

Superciliis albis ; cervice albo nigroque punctato; gul& alb& lunulä nigré terminat@. Mas. Supercilis , fronte guléque rufis. Femina.

La Perdrix d'Amérique, Briss., Ornith. , tom. 1, pag. 230 , n° 7.

La Perdrix de la Nouvelle-Angleterre, idem, pag. 229, n° 6, Buff., tom. 2, pag. 447.

La Caille de la Louisiane, idem, pag. 258, n° 20, pl. 22. Buff. ol enl., n° 149.

Tetrao mexicanus, n° 14, virginianus, n° 16, marilandus, n° 17, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13.

Perdix marilanda, virginiana, Lath., Index, n° 24 et 25.

American partridge, Catesby, carol. 3, pl. 12.

Virginian partridge, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 777, n° 22.

Maryland partridge, idem , pag. 778, n° 23.

Louisiane quail., idem, pag. 785, n° 29.

On voit par la synonymie qu’on à fait de ce Colin, trois espèces particulières, d’après quelques dissemblances qu’on remarque ordinairement chez les mâles plus ou moins avancés en äge. On l’a présenté comme une Caille d'après le langage vulgaire des Américains qui ne connaissent que les Gélinotes sous le nom de Perdrix. Comme on trouve cette espèce depuis le Canada jusqu'au Mexique inclusivement, on ne peut la désigner par les dénominations locales qu’on lui a appliquées jusqu’à ce jour; nous avons donc préféré lui conserver celle de ko-oui que lui ont donnée les Natkès, ancienne peuplade de la Louisiane, mot que le mâle articule plusieurs fois de suite, à lépoque de ses amours, en traïnant sur la première syllabe, et en prononçant l’autre d’un ton bref. Les habitans de Massachusset l’appellent bobwhte d’après le même cri, mais différemment entendu par eux que par les Natkès. Ces Colins sont plus nombreux au sud et au centre des États-Unis qu’à la Nouvelle-Écosse et qu'au Canada,

d'où la plupart émigrent à l’automne. Ils se tiennent de préférence dans les buissons, les taillis, se perchent sur les arbres de moyenne hauteur et sur les clôtures des champs. C’est souvent dans cette dernière position que le mâle fait entendre son chant d'amour et son cri de rappel , quand sa famille est dispersée. Ils ne fréquentent guère les terres cultivées, si “ce n’est après la récolte. Le mâle est très-attaché à sa femelle et à ses petits ; il s'éloigne très-peu de l'endroit où elle niche, ne quitte jamais sa jeune famille, veille à sa sûreté, et lui sert de guide lorsque sa compagne est occupée de sa deuxième couvée, qui, dès qu’elle sort de son berceau, se Joint à la première. Cette espèce place son nid à terre dans le milieu d’une touffe de plantes assez épaisses et assez hautes pour le cacher et le mettre à l'abri des intempéries : elle le compose d’une grande quantité de tiges d'herbes, arrangées de manière qu’elles ne laissent qu'une petite entrée sur le côté. La ponte est de 23 ou 24 œufs d’un blanc pur; la première a lieu au mois de mai, et la deuxième en juillet. On est parvenu à acclimater ces Gallinacées dans l’île de la Jamaïque, où ils sont aujourd'hui assez nombreux, et où ils font aussi deux couvées annuelles , et quelquefois trois. On n’a pas remarqué qu'il soit résulté du climat de la zone torride le plus petit changement sur leur extérieur. La longueur et la grosseur de ces Colins ne sont pas les mêmes chez tous, surtout chez les mâles ; les uns n'ont que six pouces et demi de longueur, tandis que d’autres ont huit à dix lignes de plus; ce qui nous fait soupconner que cette espèce est composée de deux races , dont la plus grande est plus nombreuse dans le nord des États-Unis, et l’autre dans le sud.

Le mâle a le sommet de la tête et le dos bruns; cette couleur prend une nuance marron, et est bordée de noir sur le sinciput; le dessus du cou est marqué de noir et de blanc; des lignes vermiculées parcourent les couvertures supérieures, des ailes et des pennes secondaires, qui sont frangées d’un roussâtre très-clair sur leur bord intérieur; le croupion, les couvertures supérieures et les deux pennes intermédiaires de la queue portent des taches et des zigzags noirs et blancs; les pennes latérales sont dun gris cendré, bleutre; les premières rémiges brunes et bordées de gris en dehors ; deux bandes se font remarquer sur les côtés de la tête,

lune blanche qui couvre le capistrum, passe ensuite au-dessus de l'œil, et s'étend jusqu’à la nuque ; l’autre est noire, part des angles de la bouche, parcourt les joues, descend sur les côtés de la gorge, et encadre la grande marque blanche qui domine sur le milieu de cette partie; cette couleur est variée de brun et de noir sur le devant du: cou et le haut de la

poitrine ; des raies étroites, noires et transversales sont répandues sur les

ventre, dont les côtés sont bruns et parsemés de taches ovales, blanches et bordées de noir. Le becllést de cette couleur; l'iris et les pieds sont rouges.

La femelle, qui est constamment plus petite que: le mâle, en diffère principalement par la couleur rousse qui occupe le front , les sourcils et la gorge; de plus, elle à sur le devant du cou une sorte de collier composé de petites taches; le milieu du ventre et les parties postérieures d’un blanc uniforme. Le jeune mâle, avant sa première mue, lui ressemble; cependant il a sur le dessus du corps des raies vermiculées en plus grand nombre.

D. Bec court, Le plus souvent gréle, aussi large que haut ; tarses P , lisses dans les deux sexes ; tête parfaitement emplumee ; ailes P pointues ; les deux premières rémiges les plus longues de toutes ; pennes de la queue r’outre-passant pas ses couvertures supérieures. CAILLE.

Les Cailles se distinguent spécialement de tous les précédens par la forme des ailes et de la queue, ainsi que par quelques habitudes, comme on le voit dans celle d'Europe.

LA CAILLE DE LA NOUVELLE-HOLLANDE, Perdix

australis.

PI. CCXY. s Supià castaneo-nebuloso ; lineis angularibus nigris ; Subtüs fla-

vescens ; gul& pollidä. Mas. Corpore suprà lineis albis ; maculis rufis irregularibus ; subiüs cinereo-rufo, fusco vario. Femina.

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