GALLINACÉS
presque toujours à rase terre. La plupart sont polygames; le mâle ne nourrit pas sa femelle quand elle couve, et ne partage point l’incubation ; les petits y voient dès leur naissance, quittent le nid, courent et prennent eux-mêmes la nourriture indiquée par la mère, dès qu'ils sont éclos ; il faut cependant en excepter le Ganga kata , qui nourrit sa jeune famille dans son berceau.
Si parmi les oiseaux sylvains, dont nous venons de parcourir la série, il en est qui méritent notre attention par leurs voix et leurs mœurs, d'autres, par la richesse et l'éclat de leurs couleurs, quelques-uns par leur chair succulente, on n’y en voit point qui nous soient d’une aussi grande utilité que les Gallinacés ; en effet, c’est parmi ceux-ci que se trouvent ces êtres précieux (les Poules) qui, sous la protection de l’homme, sont répandus dans tout le monde habité; les oiseaux du Phase, qui de la Chine ont été transportés en Europe, habitent présentement quelques forêts de la Germanie, de la France et de l’île de Corse. Les Dindons , apportés de l’'Amérique septentrionale, peuplent aujourd’hui nos basses-cours, disputent aux Poules l’avantage d’une chair délicate, et, dans des jours de fête, parent la table du pauvre comme le Faisan décore celle du riche. Si nous jetons nos regards sur nos Gallinacés sauvages, nous voyons les Tetras, les Gélinotes, les Caïilles et les Perdrix au premier rang par leur saveur. Enfin, tous ou presque tous joignent à ces précieuses qualités celle d’être revêtus d’un vêtement qui, par son ensemble, sa beauté, son éclat, ne le cède en rien à celui des plus beaux de l'ordre précédent.
Mais’ jetons encore un coup d'œil rapide sur ces oiseaux, l’ornement de nos habitations rurales, et que nous appelons Cogs et Poules, sur ces oiseaux lourds et tout-à-fait terrestres que l’homme élève, loge et nourrit : l’époque de leur servitude se perd dans la nuit des premiers âges du monde ; c'est une espèce que l’art a presque entièrement ravie à la nature; l’on voit partout des Coqs en domesticité, et l’on n’en trouve de sauvages que dans l’Inde, encore est-ce en petite quantité. L’acquisition de cette espèce n’a vraisemblablement pas été une conquête facile. Bien qu’en général les Gallinacés s'élèvent rarement dans les airs et se tiennent le plus souvent sur le sol pour y chercher leur nourriture, en
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gratter la surface avec leurs pieds et s’y rouler dans la poussière ; bien que leur vol soit pesant et pénible, ces oïseaux ont le naturel sauvage, farouche, et par conséquent ennemi de toute contrainte. Pour parvenir à plier celui des Coqs à un esclavage complet, une longue suite de tentatives et de soins a précédé sans doute les succès dont nous jouissons, sans que nous sachions à qui ils sont dus. On peut les envisager comme un vrai bienfait pour l'humanité. Peu d'espèces d'animaux présentent auant d'utilité que l'espèce du Coq. Jeunes, adultes ou vieux, mâles ou femelles, tous fournissent un aliment sain, léger et réparateur; il convient également à l’état de santé, de langueur ou de convalescence. On connaît la fécondité extraordinaire des Poules de nos basses-cours et la >rodigieuse consommation qui se fait de leurs œufs. Cette fécondité est ine ressource inépuisable et variée de la table du riche et de celle du pauvre. Leurs plumes forment l’édredon de l'homme des champs et de la lasse laborieuse des cités ; enfin, leur fiente est un des meilleurs fumiers qui soient à la disposition de l’agriculture, mais dont elle n’use qu'avec réserve à cause de sa chaleur et de son activité. Tant de propriétés utiles ont fait de l'éducation des Poules un art qui fut de tout temps en grande recommandation; mais comme ce n’est pas dans cet ouvrage qu’on doit en chercher la pratique, nous engageons le lecteur à la puiser dans la ueuxième édition du ÂVouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, où l’on trouvera toutes les connaissances relatives à cette branche importante de l’économie rurale et domestique.
sère rame. NUDIPÉDES, Vudipedes.
Bec glabre ou couvert d’une membrane à sa base; tarses dénués de plumes dans la plus grande partie de leur longueur. Doigts au nombre de quatre ou de trois.
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