HOCCOS
A. Trois doigts devant, un derrière.
1 pivision. HOCCO, Crax.
Bec entouré à la base d’une peau nue, quelquefois gibbeux, épais, robuste, comprimé par les côtés; mandibule supérieure voûtée, courbée à la pointe, plus longue que l’inférieure, dont elle couvre les bords.
Narines ovales, latérales, cachées, en grande partie, sous une membrane, ouvertes dans le bas, ou par devant, situées à la base ou vers le mieu du bec, ét quelquefois bombées.
Langue épaisse, charnue, entière.
Lorums glabres.
Tarses allongés, sans éperons, nus, réticulés.
Doigts antérieurs unis à leur base par une membrane; postérieur articulé, sur le tarse moins haut que chez les autres Gallinacés, moins bas que chez les Facous, et appuyant à terre sur une partie de sa longueur. PI, CC, n° 8.
Ailes courtes, concaves, arrondies ; les trois premières rémiges graduelles, les suivantes jusqu’à la septième les plus longues de toutes.
Queue composée de douze rectrices, larges, un peu étagées, pendantes.
Les sept espèces de cette division ne se trouvent qu’en Amérique, depuis le Mexique jusqu'au Paraguay inclusivement : là elles semblent remplacer les Dindons qui habitent la partie septentrionale de ce continent depuis le Canada jusqu’à la baie d'Honduras, et qu'on a confondus avec les Hoccos, en disant qu'on les rencontre au Brésil. Ces Gallinacés, paisibles, sociables et confians, vivent en troupes nombreuses dans les vastes forêts de l'Amérique méridionale, et ne deviennent mquiets et farouches près des lieux habités, que parce qu'ils sont, comme au Paraguay, continuellement exposés aux armes des chasseurs ; ils se tiennent ordinairement sur les montagnes, mais toujours dans les grands bois, d’où leur est venu le nom mexicain Tepetotolt (oiseau de montagne). Ils cherchent à terre les fruits dont ils se nourrissent, et se perchent sur les arbres les plus élevés, où ils doivent garder mieux leur équibre que les Dindons ,
HOCCOS. x
d’après la position et la longueur de leur doigt postérieur. Les uns nichent sur les fortes branches des arbres, les autres à terre, ce qui paraît dépendre des localités. Leur nid est composé de rameaux secs et de brins d'herbe en dehors, de feuilles en dedans. Leur ponte est peu nombreuse, car on ne la dit que de deux à huit œufs.
A. Bec très-comprimé par les côtés , caronculé à la base ; narines situées près du front et ouvertes en en bas. PI. Q,n°5. ‘
LE HOCCO PAUXI, Crax pauxt.
PI. CXCVIIIL.
Cer& cœrule&, narium gibbere cristato ; corpore nigricante; abdomine caudæque apice albis.
Hocco du Mexique, Brisson , Ornith., tom. 1, pag. 302, n° 14.
Idem, Buff:, Hist. nat, des Ois., tom.2, pag. 382, pl. enl., n° 78, sous le nom de Pierre de Cayenne.
Crax pauxi, Linn., Gm., Sys. natur., édit. 13.
Idem, Lath., Index.
Cushew bird, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 696, n°3.
Un tubercule de couleur bleue, fait en forme de poire, adhérent à la base du bec par sa pointe, et s’inclinant fort peu en arrière, distingue parfaitement ce Hocco de tous les autres. Ce tubercule porte des rainures en dehors, de petites cellules en dedans, et a la dureté de la pierre; ce qui fait présumer que c’est de cette protubérance qu'est venu le nom d'oiseau-pierre qu'on a imposé à ce Hocco , et ensuite celui de prerre ; mais sa véritable dénomination, celle sous laquelle il est connu au Mexique ,.sa patrie, est celle que nous lui avons conservée. C’est improprement qu'on l’a appelé Pierre de Cayenne, puisqu'il ne s’y trouve pas, ni à la Guyane française. En effet, Sonnini, qui a pénétré très-loin dans gions solitaires et
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l’intérieur de cette contrée, et qui en a parcouru les ré e Er, 5 . 9 , inhabitées, nous assure ne l’y avoir jamais rencontré, et que de plus les
naturels qu'il a interrogés lui ont dit qu’il leur était absolument inconnu.