‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 41 sur 134 · COURE-VITES · texte numérisé non relu

COURE-VITES

France, mais fort rarement , ainsi qu’en Afrique où se trouvent les deux autres. Leur partie historique est encore très-imparfaite; on sait seulement qu'elles se tiennent sur les bords de la mer, et qu’elles courent fort vite. Quoique Gmelin et Latham les ayent classées dans le genre des Pluviers, nous croyons qu’on peut les en exclure pour en composer une nouvelle division , puisqu'elles n’ont ni le bec ni les pieds conformés de’ même que ceux-Ci.

LE COURE-VITE DE COROMANDEL, Tachydromus

asiaticus. P. CCXXXII.

Vertice et gutture spadiceis; mento albido ; corpore suprà fusCo ; subiüs obscuro; remigibus fascidque oculart nigris ; uropygio caudæque apice albis.

Le Coure-vite de Coromandel, Pupons Histoire nat. des Oiseaux , pl. enl., n° 892. .5

Chad us coromandelicus, Libn: > GR ni nat. , édit. 13, n° 28.

Cursarius asiaticus, Laïh., Index, n

Coromandel ès. Las Shnonst tont. 3, pag. 217» n°26:

Cet oiseau, qu'on trouve dans l’Asie orientale sur la côte de Coromandel, a le sommet de la tête roux; le devant du cou et la poitrine d'un beau roux marron; le dessus du cou, le dos, les ailes et la queue bruns; le haut du ventre noirätre; l'abdomen, le croupion, les couvertures supérieures de la queue et les extrémités de ses pennes blancs; les rémiges noires; les pieds d’un blanc jaunûâtre.

ORTYXÈLES. g1

6°" prvisron. ORTYXÈLE, Ortyxelos.

Bec glabre à sa base, très-grêle, court, droit, un peu fléchi à son extrémité.

Narines couvertes d’une membrane.

Langue...

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Tarses longs, réticulés.

Doists totalement séparés.

Ailes allongées ; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.

Queue moyenne.

Nous n'avons point de renseignemens positifs sur l'instinct et les habitudes de l’espèce unique que renferme cette division; nous savons seulement qu'elle se trouve au Sénégal. Nous remarquons en elle quelques rapports avec les T'urnix, d'après lesquels nous l'avons présentée, dans la deuxième édition du nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, comme un de leurs congénères ; mais l'ayant depuis examinée avec la plus grande attention, nous nous sommes assuré qu'elle y était mal classée, puisqu'elle en diffère essentiellement par son bec autrement conformé, par la longueur de ses pieds, et surtout par ses jambes à demi nues.

Ces deux derniers attributs la rapprochent beaucoup plus des Échassters que des Gallinacées , qui tous ont toujours les jambes totalement couvertes de plumes; et nous soupçonnons, d'après ces caractères, que l'Ortyxèle habite les marais que ne fréquentent point les Turnix, à ce que je sache. C’est d’après ce soupçon , que nous lui avons imposé le nom générique sous lequel nous la décrivons. Si nous sommes dans l'erreur,

1, à 5 Ÿ “ c'est au naturaliste qui l’observera dans la nature vivante à nous rectifier.

92 \ ORTYXÈLES

L'ORTYXÈLE MEIF REN, Ortyxelos meifren.

Pl. CEC :

Corpore supra rufo alboque vario , subtüs albo ; remigibus primariis nigricantibus flavicante - albo extüs marginatis ; caud& ruf&, albo transversim striaté.

Le Turnix meifren, deuxième édition du nouv. Dictionnaire d’hist. nat. , tom. 39, pag. A9.

Le nom que nous avons imposé à cet oiseau est celui de l'amateur distingué qui le premier l’a possédé dans sa riche et précieuse collection. Nous engageons le lecteur à consulter ci-dessus les motifs qui nous ont décidés à le placer parmi les Echassiers.

Une bandelette d’un beau blanc part du bec, passe au-dessus de l'œil et s'étend jusqu’à la nuque. Le capistrum , le menton, la poitrine, toutes les parties postérieures et le dessous de l'aile sont de la même couleur, laquelle est lavée de roussâtre sur la gorge; une tache rousse se fait remarquer au-dessous des yeux, qu'elle outre-passe en avant et en arrière : le dessus de la tête est d’un roux sombre; le cou en dessus et sur les côtés, le dos, le croupion, les couvertures supérieures de la queue, celles de la partie intérieure de l’aile et ses pennes secondaires portent sur un fond roux des taches blanches, de même qu’un collier situé au bas de la gorge, lequel est un peu lavé de roussätre; les rémiges primaires sont noirâtres et bordées en dehors d’un blanc jaunâtre, à l'exception de la première dont la bordure est blanche. Cette couleur couvre en entier le haut de l'aile et ses couvertures extérieures, de manière qu’elle forme une large bande longitudinale qui part du pli et s'étend sur les deux tiers de sa longueur ; la queue est rousse , et ses deux pennes intermédiaires portent trois marques transversales d’un blanc un peu roussâtre;*et sont bordées par le bas d’un liseré noir ; la queue est arrondie, le bec blanchätre dans le milieu , et d’une teinte sombre dans le reste; les pieds sont d’une couleur de chair terne, les ongles blanchâtres et très-courts. Longueur totale,

4 pouces.

PLUVIANS. 9 79% prvison. PLUVIAN, Pluvianus.

Bec épais à sa base, comprimé vers le milieu, pointu ; mnadibule supérieure un peu arquée; l’inférieure droite. PI. S, n° 6

INarines oblongues, couvertes d’une membrane.

Langue...

Turses nus, réticulés.

Doists grêles, unis à leur base par une petite membrane; pouce nul.

Ongle intermédiaire à bord interne dilaté et finement dentelé.

Ailes moyennes; première rémige la plus longue de toutes.

Les deux espèces de cette division se trouvent en Afrique, l’une au Sénégal, l'autre en Égypte, où l’a vue un savant voyageur naturaliste, Sonnini. Elle paraît, dit-il, sur les bords du Nil, quand ses eaux se sont retirées dans leur lit, vit presque toujours par couples, se rencontre rarement en troupes, et ces réunions ne s'étendent pas au-delà de sept à huit individus. Elle ne pose jamais sur les terres limoneuses , et ne fréquente que les endroits couverts de sable. Quand ces Pluvians prennent leur volée, ils répètent plusieurs fois de suite un petit cri aigu; ils ne sont point craintifs, et on peut les approcher tant que l’on veut. On ne connaît pas le genre de vie de l’espèce sénégalaise ; mais il est à présumer qu'il a une grande analogie avec celui du Pluvian à tête verte, dont il vient d’être question. Gmelin et Latham ont classé ces Échassiers dans leur genre Charadrins ; mais, si lon compare le bec des Pluvians et du Pluvier, on voit qu'ils présentent des différences qui ne permettent pas cette réunion.

LE PLUVIAN* À TÉTE NOIRE, Pluviunus melanocephalus.

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