CHEVALIERS
fève pivision. CHEVALIER, Totanus.
Bec aussi long ou plus long que la tête, quelquefois assez robuste, presque rond, un peu bäillant vers la pointe chez plusieurs, mandibule supérieure sillonnée latéralement, à pointe lisse, étroite et courbée; l’inférieure plus courte, droite, ou quelquefois un peu retroussée vers le bout. PL°S; n° r@:
Narines linéaires, situées dans un sillon.
Langue filiforme, médiocre, pointue.
Tarses allongés, nus, réticulés.
Doigts grêles, lisses en dessous ; les antérieurs chez les uns, les deux extérieurs seuls chez les autres réunis à leur base par une membrane ; le postérieur mince, portant à terre sur le bout. PI. EE, n° 5. É
Ailes moyennes; première rémige la plus longue de toutes.
Queue à douze rectrices. :
Cette division est composée d'environ quarante espèces, que Brisson a isolées génériquement ; mais il leur a joint des oiseaux qui n’en ont pas les caractères, tels que les Maubéches et les Allouettes de mer. On remarque dans les genres Tringa et Scolopas de Gmelin et de Latham, une telle confusion qu'il est difficile de s’y reconnaître; en effet, on trouve dans ces genres des Chevaliers accolés dans le second avec les Bécasses, les Barges, les Courlis; et dans le premier avec les Maubêches, les Allouettes de mer, les Tourne-pierres, les Phalaropes et les Vanneaux. Deux espèces de Chevaliers ont été données mal à propos pour des Barges. Telles sont le Chevalier brun et le Chevalier aux pieds verts sous les noms de Scolopax glottis, fusca. Tous les Chevaliers n’ont pas le bec de la même force, il est grêle et faible chez les uns, robuste et dur chez les autres, mais tous ont la mandibule supérieure plus ou moins courbée à son extrémité , et chez plusieurs la pointe de l’inférieure se retrousse en haut, de manière que le bec reste un peu entr'ouvert versle bout (voyez pl. S, n° 10); il en est encore quelques-uns dont la mandibule supérieure forme dans le milieu une sorte d’enfoncement ; mais la courbure du bec à sa pointe suffit
CHEVALIERS. 107 pour qu'on ne puisse confondre les Chevaliers avec les Barges, les Bécasses , les Bécassines et les Tringas. ; ‘
Il est très difficile de distinguer avec exactitude les espèces de cette division, à moins qu'on ne les ait étudiées dans là nature vivante, aux différentes époques de leur vie; attendu qu’elles se ressemblent presque toutes par la distribution et les nuances de leurs couleurs; que les teintes du bec, des pieds et du plumage ne sont pas toujours lesmêmes en hiver et en été, chez les adultes, avant et après la première mue, chez les jeunes, outre ce qui résulte de la diversité des sexes: Les distinguer parfaitement , c’est pour les nomenclateurs les plus exercés un écueil qu'il leur est trèsrarement permis de franchir.
Chez les Chevaliers le mâle et la femelle ne présentent aucune différence dans la grosseur et la taille, il n’en est pas de même chez les Barges. La
. plupart se tiennent de préférence dans les marais, sur les rivages, et tous . mchent à terre dans les herbes; leurs petits quittent le nid aussitôt qu'ils sont éclos. Je ne sache pas qu'il y en ait qui soient polygames. Ils vivent par paires à l’époque de la ponte; les uns se réunissent en troupes à l’automne , et y restent jusqu'au printemps; d’autres, mais en moindre nombre, vivent solitaires après la saison des amours. Tous ou presque tous
voyagent. et ne sont que de passage dans les pays tempérés de l’Europe - et de l'Amérique.
LE CHEVALIER BARIOLÉ, Totanus variegatus.