‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 71 sur 134 · DE · texte numérisé non relu

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CARIAMAS. 149

il est si fort qu'on l’entend à un mille de distance. Les Espagnols le nomment Faisan, probablement d’après sa chair qu'on dit délicate et savoureuse. Cette espèce est rare au Paraguay et ne se trouve point vers la rivière de la Plata.

Chez l'individu dont nous publions la figure, il règne depuis les narines jusque près l’angle antérieur de l'œil, une rangée de plumes en éventail, longues de deux pouces au moins, fermes et à barbes désunies. Celles de locciput et du cou sont longues de trois pouces environ, roussâtres et chacune est traversée par douze ou quinze lignes très-étroiles et comme formées par de petites taches isolées et d’une teinte sombre; les plumes qui recouvrent le dessus des ailes et du corps sont pareilles ; mais la couleur des lignes est plus prononcée et le fond tire au cendré; la gorge, le devant du cou et les parties postérieures sont d’un roux très-clair, avec une raie longitudinale d’un roussätre presque blanc sur le milieu de chaque plume; les grandes pennes des aïles et celles de la queue sont noirâtres et ont leur bord extérieur roux; ces dernières ont à leur extrémité une tache blanche; le bec est noirâtre en dessus et orangé en dessous ; l'iris jaune ; le tour de Pœil bleuâtre; la partie nue des jambes et les tarses sont orangés; les ongles et les cils des paupières noirs. Longueur totale, 30 pouces. La femelle ne diffère pas du mâle, si ce n’est qu’elle a le bec rouge.

Il paraît que le plumage n’est pas coloré de même chez tous les individus ; car celui que décrit M. de Azara, diffère du précédent en ce qu'il a les plumes du corps et du dessus de la tête blanches; celles du cou, de la gorge et de la poitrine d’un brun blanchâtre ; une ligne blanche au-dessus de l'œil; les pennes des ailes noires, avec des lignes transversales blanches et piquetées de noir; les huit pennes du milieu de la queue brunes; les autres, avec une large bande noire sur le milieu. Dans la description qu’on a faite du Cariama du Brésil, d’après Marcgrave ou plutôt d’après la mauvaise figure qu'il en a publiée, il y a plusieurs erreurs qu'on doit relever ; en effet on lui donne un bec court, des doigts longs et des ailes qui ne s'étendent guère, étant pliées, au delà de l’origine .de la queue, tandis que le bec est plus long que la tête, que les doigts sont courts, proportionnellement à la taille de l’oiseau , et que les ailes aboutissent à peu près

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