‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 87 sur 134 · PÉLICANS · texte numérisé non relu

PÉLICANS

descend sur les'@ôtés du cou et s'étend, en s’élargissant, sur la poitrine, jusqu'au-dessous du pli de l'aile; le milieu du dos et les couvertures supérieures des ailes sont d’un cendré brunâtre et portent une tache ronde et noire à l'extrémité de chaque plume; les pennes de la queue et des ailes sont de cette même teinte, ainsi que le reste du plumage, qui jette des reflets verts; le bec est d’une couleur de plomb bleuûtre; les pieds sont d’un brun noirûtre.

Des individus, dit Latham, ont le bec rougeätre, les pieds d’un jaune sale, la tête sans huppe, le haut de la gorge blanc, la bande blanche peu apparente, les plumes des flancs rayées de cette couleur; d’autres portent une huppe, mais ils n’ont point la peau extensible de la gorges dénuée de plumes, et sur quelques-uns la bande ne dépasse point la moitié du cou. Est-ce bien des oiseaux d’une même espèce?

3ème pryision. PÉLICAN, Pelecanus.

Bec très-long, aplati horizontalement, large, à bords entiers ou dentelés en scie, mandibule supérieure sillonnée, crochue et onguiculée à sa pointe; l’inférieure à branches flexibles, membraneuse dans le milieu. PI. X, n° 3.

Narines très-étroites , longitudinales, oblitérées dans un sillon et situées à la base du bec.

Langue cartilagineuse , très-courte, obtuse et arquée à sa pointe.

Face nue.

Poche de la gorge dilatable en un sac très-volumineux.

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Tarses courts, nus, réticulés.

Doigts réunis dans une même membrane; postérieur dirigé presque en avant.

Ailes médiocres, première rémige la plus longue de toutes.

Queue à vingt rectrices.

Les Pélicans, au nombre de trois ou quatre espèces, composent cette division. Ils sont en bien plus grand nombre dans Linnée, Latham, etc. :'

Pl » PÉLICANS. ti mais nous en avons distrait les Cormorans , les Frégates et les Fous, qui à la vérité ont les doigts disposés de la même manière, mais qui en diffèrent essentiellement par plusieurs caractères génériques ( consultez leurs divisions), et de plus par leurs mœurs, leurs habitudes et leur instinct. Les Pélicans sont d’une si grande voracité, qu’un seul engloutit dans une seule pêche autant de poissons qu'il en faudrait pour le repas de six hommes. Tantôt ils s'élèvent à une très-grande hauteur, tantôt ils rasent la surface de l’eau, ou se balancent à une médiocre élévation, pour de là, se précipiter d’a-plomb sur leur proie. La chute violente d'animaux aussi puissans, dont il en est qui surpassent le Cygne en grosseur, le tournoiement, le bouillonnement de l’eau qu’occasione la grande étendue de leurs ailes, étourdissent les poissons au point que peu leur échappent ; se relevant ensuite et tombant de même, ils continuent ce manége jusqu'à ce qu'ils aient rempli leur poche. Le matin et le soir sont les époques du jour où ces oiseaux font leur pêche, et ils savent choisir les lieux où le poisson est plus abondant. A leur chasse du matin, quand leur sac est plein, ils se retirent sur quelque pointe de rocher; là ils mangent, disèrent à leur aise et restent en repos jusqu’au soir où ils recommencent le même manége. Quand ils veulent faire regorger le poisson de leur poche, ils la pressent contre leur poitrine, ce qui a sans doute donné lieu à la fable qui les représente se déchirant le sein pour en nourrir leurs petits.

Cette poche, susceptible de s'étendre au point de contenir vingt pintes d’eau, est compOsée de deux peaux: l’interne est contiguë à la membrane de l’œsophage; l’externe n’est qu’un prolongement de la peau du cou, et les rides qui la plissent sérvent à retirer le sac, qui , étant vide, devient flasque; et afin que l’oiseau ne soit point suffoqué, quand il ouvre à l’eau ce sac tout entier, la trachée-artère quitte alors les vertèbres du cou, se jette en devant, et, en s’attachant sous la poche, y cause un gonflement très-sensible ; en même temps deux muscles en anneaux resserrent l’œsophage de manière à le fermer tout entier à l’eau. |

Les Pélicans font leur nid dans les rochers au bord des eaux, le construisent à plate-terre, lui donnent de la profondeur et le garnissent entièrement d'herbes molles. La ponte est de deux à quatre œufs; les petits sont nourris dans leur berceau.

à SR LE PÉLICAN BRUN, Pelecanus fuscus.

PI CCLXXVI.

Cinereo-fuscus ; capite colloque cinereo et albo varüs, remigibus Primoribus nigris.

Le Pélican brun, Briss., Ofnith., tom. 6, pag. 524, n° à.

Idem, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 8, pag. 306, pl. ent. , n° 957.

Pelecanus fuscus, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 10.

Idem, Lath., [ndex., n°3.

Brown Pelican, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 580, n° 3.

Cette espèce, qu'on rencontre dans les grands îles Antilles et à la Caroline du sud, à une taille inférieure à celle du Pélican commun ; la tête et le cou variés de blanc et de cendré; le corps d’un brun gris, marqué de blanchâtre sur le milieu de chaque plume des parties supérieures; les grandes pennes des ailes noires; les secondaires brunes; le bec verdâtre à sa base, bleuâtre dans le milieu et rouge à son extrémité; la poche d’un bleu cendré et rayé de rougeâtre; l'iris bleuâtre; les pieds couleur

de plomb.

ème pivistox. FOU, Sula.

Bec plus long que la tête, robuste, un peu épais, dt... un peu comprimé latéralement, arrondi en dessus, finement dentelé en scie sur les bords; mandibule supérieure suturée, fléchie à sa pointe. PI. X, n° 4.

INarines linéaires , très-étroites, oblitérées dans une rainure et très-prolongées.

Langue très-courte, ovale.

Face nue.

Gorge extensible.

Tuarses nus, réticulés.

Doigts engagés dans la même membrane; les deux extérieurs les plus longs; l’externe bordé en dehors d’une petite membrane.

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