PI. CCLXX VII
.Capite , collo pectorisque superiore parte pallidissime fuscis ; ventre et caudé atris. Adultus. entre albo. Femina et junior.
L’Anhinga, Briss., Ornith., tom. 6, pag. 476, n°.
Idem, Buff., Hist. nat. des Oùis., tom. 8, pag..h48.
L’Anhinga de Cayenne, Buff:, pl. enl. , n° 959.
L’Anhinga noir de Cayenne, p/. en. , n° 960.
Plotus Anhinga, Linn., Gm., Syst. nat, édit. 13, n 1.
Plotus melanogaster, idem, n° 2.
Plotus Anhinga et melanogaster, Lath., Index, n° x et 2.
Black-bellied darter, Lath., Synopsis, tom.2, pag. 624, n° 2.
White-bellied darter, idem, pag. 622, n° 1.
L’Anhinga, dont nous publions la figure, et qui se trouve*au Brésil et à Cayenne, est regardé par des auteurs comme le mâle et par d’autres
comme une espèce particulière. Les premiers indiquent comme des femelles ou des jeunes les individus à ventre blanc, tandis que les derniers les isolent spécifiquement ; quant à nous, nous les regardons comme mâle et femelle. L'un a la tête, le cou et le haut de la poitrine d’un brun pâle; un large trait blanc sur les côtés de la tête et du cou; le dos, les plumes scapulaires ét :les couvertures supérieures des ailes rayées de blanc, sur un fond noir; le ventre de cette couleur; le bec d’un vert bléuâtre en dessus et sur la moitié de sa partie inférieure, d’un violet foncé dans le reste ; l'iris d’une belle couleur d’or; les pieds jaunes en dedans, noirtres en dehors et par derrière. Longueur totale, 34 pouces.
Chez la femelle toutes les parties supérieures, l'abdomen et les cuisses sont noirs; la poitrine. et la partie supérieure du ventre d’un blanc de lait; la queue d’un noir foncé et mouchetée de blanc.
Le jeune est d’un gris roussâtre sur la tête, le cou et le dessous du corps ;blanchâtre sur le ventre. Le même, avant sa sortie du nid, est revêtu d'un duvet blanc et très-épais, à l'exception d’un collier blanc bleuâtre sur la nuque. La tête est totalement dégarnie de plumes et d’une couleur de rose pâle, avec le tour de l'œil d’un noir qui s’étend en longueur jusqu’à l’oreille.
6° prvison. PHAÉTON, Phaeton.
Bec allongé, un peu robuste, comprimé par les côtés, convexe en dessus, droit, à bords dentelés, incliné vers le bout, pointu. PI. X, n° 6.
INarines concaves, étroites, à demi-closes en dessus par une membrane.
Langue très-courte.
Tête parfaitement emplumée.
Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.
Tarses nus, réticulés.
Doigts engagés dans une membrane; le deuxième le plus long de tous; l’externe bordé d’une petite palme en dehors; le postérieur dirigé presque en avant. PL GG, n° tr.
Ailes allongées ; première et deuxième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices; les deux intermédiaires étroites et très-lonques.
Les trois espèces de cette division sont fixées sur les mers de la zone torride, dont elles dépassent rarement les limites, d'où leur est venu le nom d'oiseaux des tropiques. On les connaît encore sous celui de Paille-en-queue , d'après la forme que présentent les deux pennes intermédiaires de la queue. Quand les navigateurs arrivent sous les tropiques, soit par le côté nord, soit parle côté sud, l'apparition de ces oiseaux est pour eux un signe certain qu'ils entrent sous la zone torride; mais elle ne doit pas toujours être un indice de la proximité des tepres , puisqu'à la faveur d’un vol puissant et rapide, les Phaétons s’avancent au large à une prodigieuse distance et souvent à plusieurs centaines de lieues. Indépendamment de cette faculté, ils ont, pour fournir ees longues traites, la facihté de se reposer sur l’eau, au moyen de leurs pieds entièrement palmés, et d'y passer la nuit, quandils sont trop éloignés de terre , fait dont je me suis assuré dans mes voyages en Amérique; souvent à cette époque ils voltigent à la cime des mâts et se reposent sur les vergues. Ayant les jambes ‘courtes et placées presqu'à l'arrière du corps, ils ont une démarche pesante et sont aussi gênés dans leurs mouvemens, qu'ils sont lestes et agiles dans leur vor; aussi se posent-ils rarement à terre. Les trous, au sommet des rochers, les arbres les plus élevés sont les positions qui leur conviennent le mieux. Les poissons volans font leur principale nourriture, eb c’est en rasant la surface de la mer qu'ils leur font la chasse. Les uns placent leur nid dans des creux d'arbre, les autres recherchent les rochers les plus escarpés pour y faire leur ponte, et tous habitent de préférence les îles peu fréquentées et isolées au milieu des mers qui baignent les deux continens.
LE PHAÉTON A BRINS ROUGES, Phaeton,phænicurus.