‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 89 sur 134 · FOUS · texte numérisé non relu

FOUS

nomenclature, qui tous signifient fous, niais, Stuprdes. On rencontre des Fous sur toutes les mers, et partout äls ont le même naturel ; ; ils pêchent en planant les ailes presque immobiles , et tombent sur le poisson à l’instant qu'il paraît près de la surface de Es ils volent le cou tendu et la queue étalée ; ils ne peuvent prendre leur vol que de quelque point élevé, aussi se perchent-ils comme les Cormorans, les Frégates et plusieurs autres palmipèdes syndactyles. La rencontre de ces oiseaux en mer annonce assez sûrement aux navigateurs le voisinage de quelque terre, ceperdant on en voit en mer à plusieurs centaines de lieues, ce que je puis assurer; donc on ne peut pas les regarder, dans certaines circonstances, comme des avant-coureurs de terre sur lesquels on doive toujours se fier. C’est aux îles les plus lointaines et les plus isolées au milieu de la mer, qu'on trouve ces oiseaux en plus grande abondance; ils ÿ habitent par peuplades avec les Mouettes, les oiseaux des tropiques et les Frégates. C’est là qu'ils se retirent pour nicher. Les îles qu'ils préfèrent sont celles qui se trouvent d’un tropique à l’autre; cependant quelques espèces remontent au nord jusqu'au Kamitschatka, et il y en a même aux îles FerroË; mais elles n’y restent que pendant l'été, et elles retournent au sud, avec leurs petits aux approches de l'hiver. Les Fous nichent sur les arbres dans l’île d’Aves, ailleurs dans les rochers ou à terre, et toujours en grand nombre, dans un même quartier. Leur ponte est au plus de deux œufs; les petits restent long-temps couverts d’un duvet très-doux et très-blane dans la plupart.

LE FOU BRUN, Sula fusca.

- PL CCLXXVIL.

Facie rubré ; corpore suprà cinereo-fusco ; subtàs albo.. ‘Le Fou, Briss., Ornith., tom. 6, pag. 495, n° x.

Idem, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 8, pag. 368. Booby, Catesby, car. 1, pl. 87.

Idém, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 612, ne 27.

ANHINGAS. 109

Pelecanus Sula, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 7.

Idem, Lath., Index, n° 28.

On rencontre ce Fou aux îles Antilles, en grande dhentie sur l'ile d’Aves, sur le roc du grand Connétable près de Cayenne, sur les côtes de la Nouvelle-Espagne, aux îles de Bahama et à la Caroline pendant l'été seulement, ainsi qu'à l’île de Ferroë et même à la Nouvelle-Guinée. Il paraît que, de toutes les espèces de Fous, c’est la plus répandue sur le globe. La peau nue, qui entoure les yeux de ce Fou, est jaune; le ventre est blanc, et tout le reste du plumage d’un cendré brun; le bec est jaune à sa base et brun à sa pointe; les pieds sont d’un jaune päle. Longueur totale, deux pieds cingpouces. La distribution des deux couleurs brune et blanche ne sont pas constantes chez tous les individus; les uns ont la poitrine blanche comme le ventre ; chez d’autres le ventre seul est blanc et le dos

brun; et plusieurs sont totalement bruns.

5ème prvision. ANHINGA, Plotus.

Bec plus long que la tête, droit, aigu, robuste, un peu cylindrique, dentelé cut sur les bords. PI. X, n° 5.

Narines longitudinales, oblitérées, dans une rainure, à la base du bec. Langue très-courte. < Face et gorge nues.

Tarses nus, annelés.

-Doigts engagés dans une membrane entière; l’externe le plus long. PI. GG, n° 5. d 7 \ - 2. / 1°: Ier.

Ongles robustes, courbés et très-aigus; l'intermédiaire pectiné sur son bord interne.

Ailes moyennes ; deuxième ettroisième rémiges les plus longues de toutes. A e, LA / 2/2 Le 4 Queue à douze rectrices, étalées, striées profondément et comme gaufrées. On trouve des Anhingas dans les contrées les plus chaudes de l’Afrique el de l'Amérique; mais on n’est pas certain qu'ils composent deux espèces ete o Da \ Ses.

distinctes et particulières. Ils fréquentent les eaux douces à quelque distance des côtes et font leur pâture ordinaire de poissons , qu'ils saisissent

196 ANHINGAS.

avec beaucoup d'adresse en étendant brusquement le cou et lançant, comme un dard, leur bec aigu; ils les retiennent ensuite avec leurs doigts et leurs ongles pour les dévorer. On ne les voit point marcher sur la terre ni dans les marais; ils ne quittent leur arbre que pour se jeter à l’eau; ils y plongent de manière que leur tête seule paraît à la surface, et ils la retirent bien vite et se submergent en entier au moindre soupçon du danger. Ces, oiseaux forment de petites sociétés et se rassemblent sur les branches desséchées qui s'avancent au-dessus de l’eau. Si dans ces momens on approche d'eux , ils se laissent, comme morts, tomber dans Peau, disparaissent pendant une ou deux minutes, et tout à coup on voit sortir hors de l’eau leur pette tête et leur long cou. La pettesse de la première partie, qui est cylindrique, roulée en fuseau, et la longueur excessive et grêle de l'autre , donnent à ces oiseaux l'apparence d’un serpent enté sur le corps d’un oiseau. Ils établissent leur nid sur les arbres; mais on ne connaît pas le

nombre d'œufs dont leur ponte se compose.

L’ANHINGA À VENTRE NOIR, Plotus melanogaster.

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