PI. CCLXXX VI
Atratus ; remigibus primartüs albis.
Anas atratus, Lath., Index, n° Û
Idem, Synopsis, tom. pag. 720 NUE
Le Cygne noir, deuxième édit. du nouveau Dict. d'Histoire nat.,
Cette espèce, qu'on trouve à la Nouvelle-Hollande , est totalement noire , à l'exception des six premières pennes des ailes qui sont blanches, le bec, la peau nue de sa base et les pieds sont rouges. Chez le jeune, le bec est noirâtre , le plumage généralement cendré; les pieds sont légèrement colorés en rouge, Taille inférieure à celle du Cygne domestique.
216 CA NARDS.
5ème prviston. CANARD, nas.
Bec plus large qu’épais à sa base, quelquefois gibbeux, droit, un peu aplati, dentelé en lames sur les bords, déprimé vers le bout, obtus à son extrémité; mandibule supérieure convexe, onguiculée et cb à sa pointe ; l'inférieure plate et plus étroite. PI. Y, n° 4.
INarines ovales, couvertes d’une membrane, situées à la base du bec.
Langue charnue, épaisse, large, frangée sur les côtés, obtuse.
Lorums emplumés.
Pieds un peu à l'arrière du corps.
Tarses nus, réticulés.
Doigts antérieurs réunis dans une membrane entière; pouce lisse ou pinné, portant à terre sur le bout. PI. HH, n° 4.
Ailes moyennes ; première et deuxième rémiges à peu près égales et les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division contient au moins cent espèces, auxquelles on a appliqué les noms de Canard et de Sarcelle. Cependant il ne résulte pas de ces deux dénominations qu’elles aient des caractères différens ; car les uns et les autres ne diffèrent qu’en ce qu'on a appelé Canard, les plus forts et les plus gros. De la position de leurs pieds, il s’ensuit que ces oiseaux ont de la difficulté à marcher et à garder l'équilibre; mais dans l’eau leurs mouvemens sont vifs et très-aisés. Ils nichent dans les herbes, à terre et quelquefois dans des arbres creux, à une certaine élévation , et font une ponte nombreuse; les uns sont polygames, les autres monogames ; leurs petits quittent le nid et nagent dès leur naissance. Toutes les espèces qui habitent les contrées boréales sont voyageuses; les unes s’en éloignent à l'automne en troupes nombreuses, d’autres seulement en familles et quelques-unes par paires. Toutes reviennent au printemps dans les lieux de leur naissance et y passent la belle saison. Leurs allures sont plus de nuit que de jour, et c’est ordinairement dans l'obscurité qu’elles voyagent et qu’elles paissent. Quand les eaux stagnantes commencent à se couvrir de
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