PI. CC
Capite, collo pectoreque viridi-cupreis ; abdomine fusco-nigrescente ; remigibus dilutefuscis albo maculatis ; caudi dilutefuscà , cinereo maculatd.
Cette nouvelle espèce, qu’on voit au Muséum d'histoire naturelle, y a été envoyée de Java, où elle se trouve dans l’état sauvage. Elle à la tête, le cou et le devant du corps d’un vert cuivré, changeant en violet ; les petites couvertures supérieures des ailes variées de vert doré, de brun et de roux clair; les autres et le croupion d’un gris mélangé de vert cuivré; le dos varié de lunules et de taches brunes et d’un vert olive; l'abdomen et les cuisses d’un brun noirâtre ; le dessus de la queue d’un brun plus clair, mélangé de petites taches grisâtres ; les rectrices intermédiaires tachetées d’un roux clair, de vert-olive et bordées d’un marron clair et bariolées de noir; les autres avec des taches moins grandes et moins apparentes; le bec verdâtre, la taille d’uu Faisan doré.
LA
B. Orüites et joues couvertes de plumes. Tête garnie de deux cornes cylindriques. Membrane pendante sur Wm gorge. PL Q ,n°9. Queue
arrondie.
LE FAISAN NAPAUL, Phasianus satyrus.
PI. CCYI.
Corpore rubro , punctis ocellatis ; vertice rubro ; capite cornibus geminis ; carunculd gulari cœrule&, maculis fulvis varit. Le Faisan cornu, Briss., Ornith., tom. 6, app. , pag.16.
2/4 COQs.
Le Napaul ou Faisan cornu , Buff. , Hist. nat., tom.», pag. 362.
Penelope satyra, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 1.
Meleagris satyra, Lath., Index, n° 2.
Horned pheasant, Edwards, Oùis., pl. 116.
Horned turkey, Lath. Synopsis , tom. 2, pag. 680, ne 2.
Dans cet oiseau, qu'on trouve au Bengale et dans d'autres contrées de l'Inde, le premier attribut qui frappe à la vue, sont les deux cornes d’une substance calleuse, à pointe obtuse, couchées en arrière, et de couleur bleue, qu'il porte sur la tête , et qui s'élèvent de chaque côté du derrière de l'œil. C’est de cet attribut que la dénomination de Faisan cornu lui a été imposée , et que les nomenclateurs lui ont donné celle de satyrus. Les noms qu'il porte dans l'Inde signifient oiseau marbré ou oiseau brillant. Une membrane bleue, variée d'orangé, et garnie de poils en dessous, pend sous la gorge et le devant du cou; le tour des yeux est garni de poils noirs. Son plumage brille de vives couleurs ; des taches, dont les unes sont rondes et les autres en forme de larmes, présentent une couleur blanche entourée de noir, sur un fond rouge, et prennent différentes nuances sur les diverses parties. Le bec est brun, les pieds sont blanchâtres et armés d’un éperon. Taille au-dessous de celle du Dindon. La femelle diffère du mâle en ce qu’elle n’a ni corne ni membrane pendantes sur la gorge. Sa tête est garnie de longues plumes d’un bleu foncé qui retombent en arrière. . .
me prvisron. COQ, Gallus.
Bec glabre à la base, robuste, convexe en dessus , un peu épais; mandibule supérieure voûtée, plus longue que l'inférieure , courbée vers le bout ; l’inférieure garnie sur les côtés de deux barbillons charnus (quel quefois nuls chez la Poule), rarement remplacés par un petit fanon sur la gorge.
Narines couvertes par une membrane calleuse, voütées, ouvertes en dessous. |
Langue charnue, entière.
cOQs. 25
Joues nues en tout ou partie.
Téte surmontée d’une crête charnue, ou d’un faisceau de plumes redressées.
Tarses du mâle toujours épéronnés , nus, réticulés.
Doigts antérieurs unis à leur base par une membrane; postérieur ne posant à terre que sur le bout.
Ongles un peu voûtés, ovales , presque obtus.
Ailes moyennes, concaves, arrondies; première rémige la plus courte; deuxième et huitième à peu près égales; troisième et quatrième les plus longues de toutes.
Queue composée de douze ou quatorze rectrices, susceptibles, chez le très-grand nombre, de se redresser sur deux plans verticaux adossés l'un
à l’autre.
Des six Coqs sauvages que renferme cette division, un (le Cog igni-
color) est privé de crête charnue, et n’a qu'une sorte de fanon sur la gorge; chez une autre (le Cog Sonnerat), la Poule n’a ni crête ni barbillons; chez le Cog alas il n’y a qu'un barbillon sur la gorge du mâle et de la femelle; la tête est simple , et la queue n’est composée que de douze pennes. Les crêtes sont lisses ou dentelées, simples ou doubles. Linnée et Latham ont réuni dans un même genre les Cogqs et les Faisans; Brisson les a séparés génériquement, ainsi que d’autres ornithologistes , et c’est leur manière de voir que nous avons adoptée dans nos ouvrages. En effet, les Faisans diffèrent des Coqs en ce qu'ils ont la tête et la gorge dénuées de membranes charnues ; les joues couvertes de petits mamelons# ou plutôt de plumules très-courtes et imitant le velours, la queue composée de dix-huit rectrices étagées, très-longues , pendantes, ployées chacune en deux plans et se recourbant en forme de toit, tous attributs dont les Coqs sont privés. Les Poules, ainsi que les Faisans, nichent à terre, et font une ponte nombreuse; les mâles sont polygames. Les espèces sauvages ne se trouvent que dans les Grandes- Indes , à Sumatra, à Java, à Ceylan; cependant Sonnini nous assure en avoir vu dans les forêts de la Guyane, où elles sont d’une petite
taille , n'étant guère que de la grosseur d’un Pigeon commun, Sonnerat GALERIE DES OISEAUX. Z71° PARTIE. 4