PI. CCXII
Corpore suprà fusco , lineis maculisque albis vario ; pectore medio rufo; ventre, abdomine caudäque fusco-nigricantibus.
La Perdrix brune, Encyclop., Ornith. , pag. 366.
Cette nouvelle espèce, que M. de Riocour conserve dans sa nombreuse et riche collection , se trouve au Sénégal. Le mâle a la tête, la gorge, le cou, le dos, le croupion, les couvertures supérieures de l'aile, les pennes secondaires et les côtés du corps en dessous d’un brun de chocolat,
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couvert de lignes étroites et de petites mouchetures blanches ; les grandes pennes des ailes rousses; le milieu de la poitrine couvert d’une grande plaque roussâtre; le ventre, les parties postérieures et la queue d’un brun noirâtre; les plumes qui recouvrent les rectrices en dessous, larges, étagées et arrondies à leur extrémité; le bec et les pieds rouges; taille de la Perdrix de montagne, mais plus haut montée. La femelle a le milieu de la poitrine et les parties postérieures blancs.
B. Bec robuste, allongé ; tarses du mäle seul armés d’un ou de deux éperons cornus et aigus ; ailes arrondies ; orbites le plus souvent dénuées de plumes ; queue de la plupart assez développée. Fran- COLINS.
Si on examine l'extérieur du Francolin, on y voit des dissemblances assez prononcées, assez distinctes et assez importantes pour le séparer de la Perdrix, au moins dans une section. En effet, la nature a placé entre eux une démarcation très-sensible , en donnant au premier des mœurs et des habitudes différentes de celles de la dernière. Tous les Francolins dont on connaît le genre de vie, se tiennent, dit-on, dans les forêts, le long des rivières, fréquentent les marais et les feux humides, se nourrissent principalement de végétaffh® se perchent souvent sur les arbres pendant le jour, et y passent toujours la nuit.
LE FRANCOLIN PERLÉ, Perdix perlata.
PI. CCXIIT.
Abdomine nigro ; maculis magnis rufis vario ; gul& alb&; rectrie le] ©
cibus duabus intermedis rufescentibus , nigro fasciatis. Mas. Abdomine rufo ; dorso uropygioque cinereo-fuscis, lineis et maculis nigris varüs ; pedibus non calcarictis. Femina.
La Perdrix de la Chine, Briss., Ois. , tom.1, pag. 234, n° 9. pl. 28, À. fig. 1.
Idem , Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 2, pag. 446.
Francolin de l'Ile-de-France, Sonnerat, Voy. 2, pag. 166, pl. 97.
Tetrao madagascariensis, Lénn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 31.
Tetrao perlatus, idem, n° 35.
Perdix madagascariensis, Lath., Index , n° 8.
Perdix perlata, idem , n° 15.
Pintado partridge, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 761, n° 7.
Peorled partridge, idem, pag. 772,n° 15.
Ce Francolin, dont les orbites sont emplumées, se trouve à Madagascar, d’où il a été transporté à l'Ile-de-France, où il est connu, dit-on, sous la dénomination de Perdrix pintadée, à cause de son eri approchant de celui de la Pintade : ne serait-ce pas plutôt à cause des taches qui sont répandues sur plusieurs parties de son plumage. Il porte à la Chine le nom de Tcho-cou, et, si on en eroit Osbeck, les Chinois s’en servent comme de la Caille, pour s’échauffer les mains pendant l'hiver.
Il a le dessus de la tête d’un jaune roussâtre, à l’exception du sommet qui est noir et bordé de roux; deux traits noirs sur un fond blanc, de chaque côté de la tête; le dos mordoré; le croupion et la queue d'un roux clair, rayé de noir en travers; la gorge blanche; le devant du cou , la poitrine, le ventre noirs; il ÿ a des taches blanches sur les deux premières parties et des points roussâtres sur la tébième ; les pennes des ailes sont noires et rayées de blanc; le bec est de la première de ces deux couleurs; les pieds sont d’un roux clair. Longueur totale, 10 à 11 pouces.
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a une raie noire derrière l'œil ; les côtés du bec et l’espace entre les deux bandes noires, d’un blanc légèrement teint de roussâtre ; les plumes du dos bordées de brun clair, avec des taches blanches irrégulières ; celles des parties inférieures, rayées transversalement de blanc et de noir; les flancs et le bas-ventre roussâtres ; les scapulaires, les couvertures supérieures des ailes et de la queue, le croupion d'un gris brun, avec des lignes blanches et de grandes taches noires; le tarse sans éperon et sans tubercule.
C. Bec court, gros, plus haut que large ; tête parfaitement emplumeée ; tarses lisses dans les deux sexes; ailes arrondies ; pennes de la queue outre-passant leurs couvertures supérieures. PI. R, n° 3. Cozrns.
Les Colins ne se trouvent que dans l'Amérique. Buffon nous paraît très-fondé à les séparer dés Perdrix et des Cailles pouf former une petite famille particulière qui participe des unes et des autres; en effet , ils tiennent aux premières par leur port, leurs ailes, la forme de leur queue, leurs amours et leur genre de vie; maisils s’en éloignent en ce qu'ils ont le bec plus court, plus gros à proportion et plus arqué ; que leur tête est parfaitement emplumée, et que le mâle a les tarses lisses, c’est-à-dire sans éperon ni tubercule. Ils se rapprochent de la Caille par leur tête nullement dénuée de plumes , leurs tarses et leurs cris; mais ils en diffèrent en ce que, chez eux, les deux premières pennes de l’aile sont plus courtes que les troisième et quatrième, et que celles-ci sont les plus longues de toutes ; que la queue n’est point totalement cachée sous ses couvertures supérieures ; tandis que chez la Caille, les deux premières rémiges sont les plus prolongées de toutes, et que la queue ne dépasse point les plumes qui la recouvrent en dessus.
IParmi les oiseaux qu'on a nommés Coins, on distingue facilement trois espèces, dont une habite l'Amérique septentrionale : ce sont des Gallinacées monogames; le mâle veille à la sûreté de sa femelle pendant l’incubation, guide les petits dans leur premier âge, et en marchant en avant; la tête haute, l'œil aux aguets, il les avertit du danger par un cri particulier. Ceux-ci restent en famille, comme nos Perdrix grises, jusqu’au temps où l’amour les divise pour les unir plus étroitement deux à deux ; alors chaque paire s'isole pour s'occuper d’une nouvelle génération. Ils vivent de graines, et, dans le temps de disette, ils joignent à ces alimens les boutons et les premières pousses de divers végétaux.
LE COLIN HO-OUI, Perdix borealis.