PI. CCXI. È
Dorso cinereo-fusco, lituris nigricantibus vario ; guld cineret , abdomine pallidè aurantis-fusco.
Le Tocro ou la Perdrix de la Guyane, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 4, pag. 5x3.
Perdix guyanensis, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 62.
Idem, Lath., Index, n° 21.
Partridge of Guyana, idem , Synopsis, tom. 2, pag. 776, n° 20.
Le Tocro a le dessus de la tête d’un brun tirant au rougeûtre, pointillé de noir et de roussâtre ; les joues et la gorge d’un roux foncé; cette couleur tend à l’orangé sur les parties postérieures , avec des raies transversales jaunâtres , plus nombreuses chez des individus que chez d’autres; le dessus du cou et le haut du dos sont d’un gris varié de blanc et de roux ; le reste du dos et le croupion de la dernière teinte, avec des points
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noirs; le dessus des ailes .est roux; les pennes primaires sont d’un brun noir, et tachetées à l'extérieur de roux clair; les pennes secondaires, les plumes scapulaires et les grandes couvertures piquetées de blanc, de roux, et tachetées de noir velouté; les pennes intermédiaires de la queue brunes, avec des zigzags noirs ; le bec est de cette couleur chez les uns, brun chez les autres; la peau nue des /orums et du tour de l'œil rouge; le tarse d’un gris plombé. Longueur totale, 10 pouces. La femelle ne diffère du mâle‘qu’en ce qu’elle est un peu plus petite.
L'Uru présente quelques différences dans son vêtemeut ; les plumes de la tête sont d’un roux noirâtre; une teinte de plomb règne sur les parties inférieures ; la nuque et le derrière du cou sont bruns; la première partie est tachetée de blanc, et l’autre d’un noir velouté; les pennes de la queue
sont presque noires.
po prvision. PERDRIX, Perdix.
Bec nu à sa base, épais ou grêle; convexe en dessus, mandibule supérieure voütée, couvrant les bords de l'inférieure , et courbée à sa pointe.
Narines à demi-closes par une membrane renflée.
Langue charnue, entière.
Tarses nus, réticulés, munis d’un tubercule calleux et obtus chez les vieux mûles Perdrix, d'un éperon pointu et corné chez les Francolins, lisses chez les Colins et les Cailles. .
Doigts antérieurs réunis à leur base par une membrane ; le postérieur ne portant à terre que sur le bout.
Ailes concaves , arrondies; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième; quatrième et cinquième les plus longues chez les Perdrix ; les Francolins et les Colins ; ailes pointues, et les deux premières rémiges les plus allongées chez les Cailles.
Queue composée de douze à dix-huit pennes, courtes et inclinées.
Cette division est composée d'environ trente-six espèces et de quatre sections sous les dénominations de Prrprix, FrancorIN, Coin et
4o PERDRIX,
CarzLe. Tous ces oiseaux courent plus souvent qu'ils ne volent , s'élèvent avec effort, et font du bruit en fendant l'air. Ils nichent à terre; leur ponte est nombreuse, et les petits, dès qu’ils sont éclos, quittent le nid, courent et prennent d'eux-mêmes la nourriture que leur indique la mère. Ils naissent couverts d’un duvet très-épais qui tombe à mesure que les plumes se développent, et qui présente quelquefois dans ses teintes une sorte d’analogie avec celles du plumage qui doit lui succéder. Le mâle’ ne soulage point la femelle dans le travail du nid, ni dans les soins qu’exige lincubation ; mais, chez le plus grand nombre, il se joint à elle pour soigner les petits. Ë
Quoique tous ces Gallinacées se rapprochent par des rapports superficiels , ils diffèrent plus ou moins dans leur instinct et leur genre de vie. Les Perdrix et les Cailles se tiennent toujours à terre; les Francolins, dit-on, se perchent le jour et la nuit; les Colins, s'ils sont trop inquiétés , cherchent une retraite sur les grosses branches des arbres ; mais ils couchent toujours à terre les uns près des autres ; du moins c’est ainsi que se conduit le Colin des États-Unis, décrit ci-après.
A. Tarses du vieux mdäle muni d’un tubercule calleux et obtus ; ailes arrondies; place nue derrière l’œil chez la plupart; pennes de la queue dépassant leurs couvertures supérieures. PERDRIx.
LA PERDRIX BRUNE, Perdix fusca.