‹ La galerie des oiseauxChapitre 25 sur 170 · MAR · texte numérisé non relu

MAR

Bec emplumé à sa base. Tarses couverts de plumes en tout ou en grande partie. Doigts au nombre de quatre ou de trois nus ou vêtus.

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1e piston, TÉTRAS, Zetrao.

Bec robuste, convexe en dessus, un peu épais; mandibule supérieure

voûtée, courbée vers le hout, plus longue que l’inférieure, et couvrant ses bords. PL. R, n° 6. à

© Narines à demi-closes: par une membrane renflée, garnies de plumes

en devant.

Langue courte, charnue, acuminée.

Sourcils verruqueux.

T'arses emplumés. -

Doigts au nombre de quatre, nus; antérieurs réunis à leur base par une membrane; postérieur portant à terre sur le bout. PI. DD, no 2.

Ailes concaves, arrondies; première rémige plus courte que la sixième ou la septième ; troisième, quatrième, cinquième, les plus longues de toutes.

Queue arrondie, quelquefois fourchue , rarement très-étagée , composée de seize ou dix-huit rectrices.

Cette division, composée de neuf ou dix espèces , serait susceptible de trois sections , déterminées d’après les formes de la queue; la première contiendrait celles à queue fourchue; la deuxième, les Tétras à queue arrondie; et la troisième ceux à queues très-étagées. La plupart sont con- ‘nus sous le nom de Gélinote. ps

Ces Gallinacées n’habitent que les contrées tempérées et boréales des deux continens ; on n’en rencontre point en Afrique, mi dans l’Asie orientale; les oiseaux de ces parties du monde, auxquels on a donné le nom de Gélinote, sont des Gangas. On n’en trouve pas non plus dans l'Amérique méridionale, où ils sont remplacés par les T! inamous et d’autres Gallinacées particuliers à cette région.

Nous ne connaissons en France que trois de ces oiseaux, savoir : le grand Tétras , le petit, et la Gélinote proprement dits ; la Suède en possède un de plus, qui est le Tétras backleans. On en voit dans l'Amérique septentrionale quatre, savoir : les Gélinotes cupidon , à. fraise ,

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tachetée, et à longue queue ; mais il est probable qu'on y en rencontre un plus grand nombre; car nous voyons dans un voyage, fait en 1814, par Brackenredge, sur la rivière du Missouri, qu'un bel oiseau, appelé Meadow’s hen (Poule de prairie), vit, pendant l'hiver, en grandes troupes, vient devant les granges, et se tient souvent sur le toit des maisons. Cet oiseau est un peu plus grand que le Tetrao umbellus , auquel il ressemble en quelque chose par ses couleurs; mais, dans ses formes, il se rapproche de la Pintade. 1] y a encore sur les bords du Missouri un autre Gallinacée qui a de très-grands rapports avec le Tetrao umbellus ; mais il est presque aussi grand que le Dindon. On a encore donné le nom de Gélinote aux Lagopèdes : mais nous en faisons une division particulière sous cette dénomination. ’oyes ci-après.

Les Tétras et les Gélinotes établissent leur domicile dans les forêts; les uns préfèrent celles qui couronnent les hautes montagnes, tandis que d’autres se tiennent dans les plaines et les lieux bas. Hors la saison des amours , ils sont presque toujours à terre, et ne se perchent guère que pour passer la nuit, ou lorsque quelque bruit les fait lever. Ils se nourrissent des fruits et des sommités des pins, des sapins, des bouleaux et d’autres arbres et arbustes, et de baies de plusieurs plantes. Ils mangent aussi des graines, des vers, des insectes. Is avalent de petites pierres, de même que les Poules, et grattent, la terre avec leurs pieds. C’est le matin et le soir qu'ils vont dans les taillis pour chercher leur pâture; ils se retirent, pendant la journée, dans les endroits les plus fourrés de la forêt.

Ces oiseaux entrent en amour à l’époque où les feuilles des arbres commencent à pousser; les mâles deviennent alors, dans toute l'étendue du terme , ivres d'amour; on les voit, soit à terre, soit sur le tronc d'un arbre tombé, les plumes de la tête relevées, les ailes traïnantes, la queue étalée, se promener en prenant toutes sortes de postures extraordinaires , et exprimant le besoin qui les tourmente par un cri très-fort, et qui se fait entendre de loin. Ce temps d’ardeur et d'abandon dure jusqu’au mois de juin.

Les femelles font leur ponte à l'écart dans des taillis épais et peu élevés ,

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et sur la terre même. Cette ponte, la seule qu’elles font-dans l’année, se compose de huit jusqu’à seize œufs; elles les couvent comme la Poule, et elles élèvent leurs petits de la même manière ; ceux-ci restent pendant l'automne et l’hiver avec leur mère, mais au printemps ils se séparent ; c’est alors seulement que les mâles recherchent la compagnie des femelles. Toutes les espèces de cette division sont polygames.

LE TÉTRAS CUPIDON, Zetrao cupido.

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