‹ La galerie des oiseauxChapitre 78 sur 170 · CN · texte numérisé non relu

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Ongles courts, un peu aplatis, obtus; l'intermédiaire à bords entiers; le postérieur presque droit et le plus court. *

Ailes longues; troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les trois espèces, que contient cette division, ont été classées par Linnée et Latham dans leur genre Ardea ; Brisson les en a exclues pour en faire un groupe particulier, et nous croyons qu'il est fondé dans cet isolement; car les Hérons diffèrent des Cigognes par leur bec fendu jusqu'aux yeux, et sillonné sur sa partie supérieure, par les lorums totalement nus, par la tranche dentelée du bord interne de l’ongle intermédiaire, par le doigt postérieur, qui est comme attaché à la base du doigt interne, et enfin en ce que celui-ci est totalement séparé de l'intermédiaire. Les Cigognes ont le gésier peu musculeux, les cæcums si petits qu'on les aperçoit à peine, le larynx inférieur sans muscle propre, les bronches plus longues et composées d’anneaux plus entiers que dans les Hérons; leurs mandibules légères et larges, en frappant lune contre l'autre, produisent un claquement, presque le seul bruit que ces oiseaux font entendre.

Les uns nichent à la cime des arbres, les autres dans les rochers et au haut des édifices. Leur ponte est ordinairement de deux ou trois œufs ; les petits sont nourris dans le nid et ne le quittent que lorsqu'ils sont en état de voler. La nourriture des Cigognes se compose dé reptiles, de poissons et d'insectes. On trouve des Cigognes en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique , sur les rivages, dans les prairies et les marais. Celles qui habitent dans les climats tempérés, les quittent vers l'automne et vont passer l’hiver dans des régions plus chaudes. Les mœurs et les habitudes de notre Cigogne blanche présentent un contraste parfait avec celles de la Cigogne noire; celle-ci est farouche et sauvage, recherche les déserts et les marais éloignés de toute habitation, cache son nid dans l'épaisseur des forêts, et ne se plaît que sur le sommet des plus hautes montagnes. L'autre, au contraire, semble née l’'amie de l’homme, partage son séjour, fixe son domicile sur sa maison, place son nid sur les

toits et les cheminées, cherche sa pâture sur le bord des rivières les plus fréquentées, chasse dans nos champs et presque dans nos jardins , ne s’effraye point du tumulte des villes, se place au milieu, s'établit sur les tours, aussi partout est-elle respectée et bien venue.

LA CIGOGNE MAGUARI, Ciconia maguart.

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