‹ La galerie des oiseauxChapitre 88 sur 170 · FR · texte numérisé non relu

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GLARÉOLES. 159

LA GLARÉOLE ISABELLE, Glareola isabella.

PI. CCLXIIT

Corpore suprà flavescente, subiüs albo’; remigibus rectricibusque intermediis nigris ; hypochondriis rufis ; caud& æquale. Adultus. Corpore cinereo-fusco macülato. Junior.

La Glaréole isabelle, deuxième édit. du nouveau Dict. d'hist. nat. ,

Cette espèce, qu'on rencontre dans l’Australasie, a la queue carrée et est de la taille de celle d'Europe. Une teinte isabelle domine sur son-plumage supérieur; la gorge, le devant du cou, le croupion, le milieu du ventre, toutes les couvertures de la queue et plusieurs de ses pennes latérales sont blancs, de même que le bord des ailes qui, à l'extérieur, est surmonté d’une bandelette longitudinale noire; les pennes des ailes et les intermédiaires de la queue sont de cette couleur; les flancs d’un roux marron très-foncé ; quelques taches isolées et d’un gris très-pâle sont répandues sur les côtés de la gorge, du devant du cou et du haut de la poitrine où elles semblent indiquer une sorte de collier; le bec est d’un roux orangé à sa base et noir dans le reste; les pieds sont rouges. Laile de cette Glaréole est remarquable par la longueur excessive de sa première penne qui est très-grêle et subulée dans la partie qui dépasse les autres.

Le jeune diffère de l'adulte en ce qu'il a des couleurs plus ternes et qu'il est en dessus et en dessous, tacheté de gris brun; ces taches forment des mouchetures sur le sommet de la tête, et les flancs sont d’un roux clair.

160 AGAMIS.

1rè%e FAMILLE, HYLÉBATE, Hylebates.

Bec un peu voûté, pointu.

Doigts antérieurs réunis à leur base; postérieur ne portant à terre

que sur le bout.

1ère prvisron. AGAMI, Psophia.

Bec plus court que la tête, un peu voûté, presque conique, comprimé latéralement pointu; mandibule supérieure fléchie vers le bout, plus longue que l’inférieure. PI. V, no 3.

Narines concaves, couvertes d’une membrane, ouvertes obliquement, elliptiques, situées vers le milieu du bec.

Langue cartilagineuse, plate, lacérée à sa pointe.

Tarses nus, annelés.

Doigts rudes en dessous; les antérieurs unis à la base par une membrane; postérieur ne portant à terre que sur le bout. |

Ailes courtes, concaves, arrondies; première rémige la plus courte; troisième et huitième égales ; quatrième, cinquième, sixième les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

La seule espèce que cette division renferme se trouve à la Guyane, où elle forme pour l'ordinaire des troupes assez nombreuses, qui fuient à peine à l’aspect des chasseurs; aussi toute la bande est souvent victime d’un naturel si peu défiant. Cependant cette insouciance pour sa propre conservation n’est point l'effet de la stupidité, car aucun oiseau n’a plus de penchant à vivre dans la société de l’homme, aucun n’y apporte plus de sensibilité et plas d'intelligence ; l'Agami est à peu près parmi les oiseaux ce que le Chien est parmi les quadrupèdes. Comme celui-ci, il est docile à la voix de son maître ; il le suit ou le précède, le quitte avec re gret et le retrouve avec les plus vives démonstrations de la joie. Sensible aux caresses, il les rend avec tous les signes de l'affection et de la reconnaissance , il] paraît même jaloux; car il se jette souvent sur les

AGAMIS. 161

jambes des personnes qui approchent son maître de trop près. Son grand plaisir est de se faire gratter la tête et le cou, et lorsqu'il est une fois accoutumé à ces complaisances , il importune pour qu’on les renouvelle: son courage égale celui du chien; il attaque avec un acharnement singulier des animaux plus grands et plus armés que lui, et ne les quitte pas qu’il ne les ait mis en fuite. C’est à Sonnini que nous devons ces détails intéressans ; d’autres observateurs ajoutent qu’on emploie l’Agami, dans plusieurs parties de l'Amérique, à des fonctions domestiques, et qu'on lui confie la garde et la conduite de plusieurs jeunes oiseaux de basse-cour, et même dés troupeaux de moutons, qu’il accompagne dans les pâturages et qu’il ramène le soir à lhabitation.

L’Agami, que ses qualités sociales rendent si intéressant, fait souvent entendre un son profond et sourd, indépendamment d’un cri ordinaire,

- semblable au cri aigu du Dindon. C’est à ce bruit que sont dues les diverses dénominations par lesquelles on a désigné cet oiseau, telles que celles de psophia (du verbe grec psopheos , faire du bruit), d'oiseau trompette , de Poule peteuse, etc.; mais cette dernière dénomination est trèsfaussement appliquée, puisque le son sourd que l’Agami fait entendre n’a pas plus son issue par l’anus que par le bec. Quoique produit dans l'intérieur du corps, il ne perce au dehors qu’à travers les membranes et les chairs, comme le grouillement des intestins, la parole profonde des ventriloques, et le son grave que rendent le Hocco, le Coq-d’Inde et quelques autres oiseaux. Ce bruit singulier paraît être, dans cette espèce, un signal de rappel, un cri de ralliement; car, en limitant, les chasseurs Je font approcher.

La course de l’Agami est vive à la manière des Perdrix, son vol est lourd, et lorsqu'il est obligé de prendre son essor, il ne s'élève que de quelques pieds, pour se reposer à une petite distance sur la terre où sur quelque branche. [a femelle pond dans un creux qu'elle fait en grattant Ja terre au pied d’un arbre et n’amasse aucune matière pour en tapisser l’intérieur ; elle en fait deux ou trois par an, chacune de dix jusqu’à seize œufs presque sphériques, un peu plus gros que ceux de la Poule commune et d’un vert clair.

GALERIE DES OISEAUX. 17e PARTIE, 21

162 AGAMIS.

L’AGAMI TROMPETTE, Psophia crepitans.

Nota: Cet oiseau est figuré dans les six premières livraisons.

Capite et pectore viridi-nitente lævibus.

Le Faisan des Antilles, Briss., Ornith., tom. 1, pag. 269, no 2,

La grande Perdrix du Brésil, idem, pag. 227, n° B.

L’Agami, Buff., Hist. nat. des Oùis., tom. 4, pag. 487, pl. enl., n° 169.

Psophia crepitans, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° x.

Idem, Lath., Index, n° 1.

Gold-breasted trumpeter, idem, Synopsis, tom. 2, pag. 703, n° 1.

Des plumes courtes, serrées et semblables au duvet couvrent la tête . et la moitié supérieure du cou de cet oiseau : le dessus. du corps est revêtu de plumes longues, douces au toucher, et à barbes, qui ont peu d’adhérence entre elles ; une belle plaque de près de quatre pouces d’étendue se fait remarquer sur le bas du eou et sur la poitrine. Ses couleurs varient entre le vert et le doré, le bleu et le violet ; le reste du cou, la tête, le bas de la poitrine ,le ventre, les flancs, les jambes, le haut du dos, les ailes et la queue sont de couleur noire; le milieu du dos prend une teinte de roux brûlé; les couvertures supérieures de la queue en dépassent les pennes et sont, de même que le croupion, d’un cendré clair; le bec et les pieds sont verdâtres; l'iris est d’un brun jaunâtre. Longueur

totale, 22 pouces.

poème FAMILLE. MACRONICHES, Macroniches.

Bec médiocre, un peu renflé vers sa pointe.

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Quatre doigts ; trois devant, un derrière, totalement séparés ; postérieur articulé presqu'au niveau des antérieurs.

Ongles longs, presque droits, aigus.

JACANAS. 163 rère prvision. JACANA, Parra.

Bec glabre ou caronculé à sa base, droit, comprimé latéralement, un peu renflé vers le bout.

IVarines un peu ovales, situées vers le milieu du bec, couvertes d’une membrane en dessus, ouvertes en dessous.

Langue...

Doists grêles; postérieur portant à terre sur plusieurs articulations. PI. FE, n° 6.

Ongles longs, cannelés en dessous ; le postérieur moitié plus long que les antérieurs.

Ailes courtes, armées d’un éperon pointu; deuxième, traième rémiges les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Les dix espèces de cette division sont partagées en deux sections, dont l'une contient les Jacanas à bec caronculé et l’autre ceux à bec glabre à sa base. Parmi ces oiseaux, les uns se trouvent en Asie, en Afrique et les autres dans l'Amérique méridionale. Ils se rapprochent des Gallinules par leur naturel, leurs habitudes , la forme de leur corps raccourci, la figure du bec et la petitesse de leur tête; mais ils en diffèrent en ce qu'ils portent des éperons aux ailes et la plupart en ce qu'ils ont des lambeaux de membrane sur le devant de la tête : ils en diffèrent encore par leurs doigts sans membrane, totalement séparés, par leurs ongles excessivement longs, droits, ronds et effilés comme des aiguilles, surtout celui du pouce, ce qui probablement les a fait nommer chirurgiens ; ou peut-être c’est de l’épéron du pli de cette aile que vient cette dénomination vulgaire, paree qu'on la comparé à une lancette. Le nom qu’on leur a conservé est celui qu'ils portent au Brésil.

Ce sont des oiseaux criards et querelleurs qui vivent dans les marais des pays chauds, et qui marchent aisément sur les herbes aquatiques, au moyen de leurs longs doigts; mais ils n’ont pas le pouvoir de nager, quoi-

164 JACANAS.

qu'on ait hasardé le contraire. Ils s’enfoncent dans l’eau jusqu’au genou et marchent avec légèreté sur les nénufars et autres plantes à feuilles larges que les naturels du Paraguay appellent aguapé ; c'est de là qu'ils ont donné à ces oiseaux le nom d’Æguapeazo, c’est-à-dire vers d’aguapé. . Ils ne se cachent jamais, marchent plus pendant le jour que le soir et le matin, volent mieux que les Gallinules et plus souvent, mais droit et horizontalement. Les Jacanas sont moncgames; ils nichent à terre sur les herbes aquatiques : leur ponte est de quatre ou cinq œufs; les petits suivent leurs père et mère dès qu'ils sont nés.

A. Bec ou front caroncule.

LE JACANA VERT ET NOIR, Parra melanoviridis.

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