PI. CCLXII
Parra Chavaria, Linn., Gm., Syst. nat , édit. 13.
Idem, Lath., Index , n° 0.
Faithfull jacana, idem, Synopsis, tom.3, pag. 246, n° 9.
Chaja, de Azara, apuntamientos para la hist. del paxaros del Paraguay y rio de la Plata, tom. 3, pag. 106.
Le Chavaria fidèle, deuxième édit. du nouv. Dict, d'histoire nat.
lp, 262
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Le race Oprstoloyhr nie
Pludaert del:
CHAVARIAS. 157
Le mâle de cette espèce porte au Paraguay le nom de Chaja et la femelle celui de Chajali, d'après leur cri, qui est très-fort, aigu et clair; ils le jettent assez souvent non-seulement pendant le jour, mais encore dans la nuit, pour peu qu'ils entendent quelque bruit, et ils se répondent alternativement. Ces oiseaux se tiennent tantôt seuls, tantôt par paires, tantôt en troupes nombreuses: ils ne fréquentent que les marécages , et si quelquefois on les rencontre sur le bord des rivières, c’est dans les endroits où l’eau est basse et peu courante; ils ne nagent point, mais ils entrent dans l’eau comme les Hérons, non pas pour manger les poissons, les grenouilles, etc.; car ils ne se nourrissent que de plantes aquatiques. Le Cariama ou Chaja se perche à la cime des plus grands arbres; à terre, sa démarche est grave. Il tient le corps horizontal, les jambes fort ouvertes, la tête et le cou en ligne verticale, le bec un peu baissé. Il s'élève quelquefois dans les airs, en faisant de longs circuits, jusqu’à ce qu’on le perde de vue. Cette espèce, dit-on, fait un nid spacieux avec des petites branches sur les buissons ou dans les joncs entourés d’eau. La ponte est de deux œufs, et les petits suivent le père et la mère, quoique revêtus d’un simple duvet.
À plusieurs attributs particuliers à cet oiseau, il faut encore ajouter celui d’avoir la peau du corps séparée de la chair par un intervalle d’une ligne et demie, rempli par une infinité de petites cellules qui contiennent du vent ; les tarses et les doigts participent à cette même disposition de la chair, ensorte quAl paraît démesurément gros, et qu’en le pressant du doigt, la peau prête et s'enfonce pour revenir sur elle-même, dès que la compression cesse. Les longues plumes de locciput sont décomposées, étroites et dirigées de manière à passer entre l’œil et les narines, de sorte qu’elles forment une sorte de diadème immobile. Les plumes de la tête et du haut du cou sont courtes , cotonneuses et d’une teinte plombée claire; deux colliers larges de neuf lignes se font remarquer autour du cou, audessous de cette teinte; le supérieur est sans plumes et d’un blanc roussâtre, les plumes de l’autre sont noires; le reste du cou, toutes les parties supérieures et inférieures d’un plombé blanchâtre ; la queue, les plumes scapulaires, les grandes couvertures et les pennes des ailes noirâtre, les
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autres tectrices brunes, noirâtres, blanches ou de couleur de plomb; celles du dessous des ailes blanches; la partie nue de la jambe et les tarses couleur de rose; les ongles noirs; la peau nue du /orum et le tour de l'œil d’un rouge sanguin ; l'iris est d’un brun noirâtre. Longueur totale, 3 1 pouces. Cette description ne peut pas entièrement convenir à tous les individus; car il en est dont le plumage est sombre et presque uniforme; il est généralement d’un noir nuancé de gris, à l'exception du cou, qui est d’un noir pur et la buppe qui est noirâtre; les pieds et les doigts sont d’un jaune .rougeätre.
5ème prvisron. GLARÉOLE, Glareola.
Bec plus court que la tête, robuste, convexe en dessus, un peu comprimé vers le bout, très-fendu ; mandibule supérieure un peu voûtée, crochue à sa pointe; l’inférieure plus courte, droite. PI. V, n° 2.
INarines elliptiques, obliques, couvertes d’une membrane à leur base.
Langue...
Tarses courts, nus, réticulés.
Doigts grèles, rudes en dessous; les extérieurs réunis à leur base par une membrane; interne libre; le postérieur ne portant à terre que sur le bout.
Ongles très-courts, grêles, étroits, un peu aigus.
Ailes longues, pointues; première rémige la plus Iôngue de toutes.
On ne connaît que deux espèces qui puissent entrer dans cette division dont l’une a la queue très-fourchue et l’autre à peu près carrée à son extrémité. La première se trouve en Europe, en Afrique et en Asie; l'Autre habite dans l’Australasie. Des auteurs en décrivent un plus grand nombre; tels sont les Glareola, Torquata, Nœvia , Senegalensis, qui sont des variétés d'âge de l'espèce européenne. Les Glaréoles volent en troupes, si ce n’est dans le temps des amours, se tiennent au bord des eaux, se nourrissent d'insectes et de vers aquatiques. Elles nichent à terre; leur ponte
est de cinq à sept œufs.