CORMORANS
pour la pêche et en faire pour ainsi dire des pêcheurs domestiques, en leur bouclant d’un anneau le bas du cou, pour les empêcher d’avaler leur proie, et les accoutumer à revenir à leur maître en rapportant le poisson qu'ils tiennent dans leur bec. Ces oiseaux, qu’on frouve dans toutes les parties du monde, se perchent sur les arbres: la plupart y nichent; d’autres établissent leur nid dans les rochers ou dans les joncs. Leur ponte est de trois ou quatre œufs, et les petits ne quittent leur berceau qu’en état de voleter.
LE CORMORAN DILOPHE, Æydrocorax dilophus.
PI. CCLXXWV.
Niger; orbitis nudis, obscure rubris ; fronte et occipite cristatis ; line& curv& alb& ab oculis ad alas product ; dorsi pennis apice nigré gutlalis.
Pelecanus nœvius, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 24.
Pelecanus punctatus', Lath., Index, n° 10.
Spotted Shag, Lath., Synopsis, tom. 3, pag. 602, n° 18, pl. 104.
Le Carmoran dilophe, deuxième édit. du nouv. Dict. d'hist. nat. , tom. 8, pag. 85.
Les habitans de la Nouvelle-Zélande , où se trouve le Cormoran, l'appellent Pa-degga-degsa. C'est peut-être à cette espèce qu’il faut rapporter ce que dit Cook, en parlant de ces oiseaux, qu'il les a vus nicher par grosses troupes dans des petits creux, qu'ils semblent avoir agrandi euxmêmes dans les roches feuilletées, dont les coupes escarpées bordent la Nouvelle-Zélande,
La peau nue, qui entoure les yeux de ce Cormoran, est d’un rouge sombre; l’occiput, la gorge, le cou et le haut du dos sont noirs, de même que les deux touffes de plumes qui s’élèvent sur la tête, dont l’une occupe le front, et l’autre l’occiput; mais sur la dernière partie, elles sont plus longues que sur l’autre; quelques-unes ont près d’uñ pouce et demi de longueur; une bande blanche part de l'angle postérieur de l'œil, laquelle
190 PÉLICANS. descend sur les côtés du cou et s'étend, en s’élargissant , sur la poitrine, jusqu’au-dessous du pli de l'aile; le milieu du dos et les couvertures supérieures des ailes sont d’un cendré brunätre et portent une tache ronde et noire à l’extrémité de chaque plume; les pennes de la queue et des ailes sont de cette même teinte, ainsi que le reste du plumage, qui jette des reflets verts; le bec est d’une couleur de plomb bleuätre; les pieds sont d’un brun noirûtre.
Des individus, dit Latham, ont le bec rougeâtre, les pieds d’un jaune sale, la tête sans huppe, le haut dé la gorge blanc, la bande blanche peu apparente, les plumes des flancs rayées de cette couleur; d’autres portent une huppe, mais ils n’ont point la peau extensible de la gorge dénuée de plumes, et sur quelques-uns la bande ne dépasse point la moitié du cou. Est-ce bien des oiseaux d’une même espèce?
3ème prvision. PÉLICAN, Pelecanus.
Bec très-long, aplati horizontalement, large, à bords entiers ou dentelés en scie, mandibule supérieure sillonnée, crochue et onguiculée à sa pointe; linférieure à branches flexibles, membraneuse dans le milieu. Là) RE En ES 7
Narines très-étroites , longitudinales, oblitérées dans un sillon et situées à la base du bec.
Langue cartilagineuse , très-courte, obtuse et arquée à sa pointe.
Face nue.
Poche de la gorge dilatable en un sac très-volumineux.
Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.
Tarses courts, nus, réticulés.
Doigts réunis dans une même membrane ; postérieur dirigé presque en avant.
Ailes médiocres, première rémige la plus longue de toutes.
Queue à vingt rectrices.
Les Pélicans, au nombre de trois où quatre espèces, composent cette division. Ils sont en bien plus grand nombre dans Linnée, Latham, etc. ;