‹ La galerie du régent, Philippe, duc d'OrléansChapitre 71 sur 182 · CLAUDE LORRAIN · texte numérisé non relu

CLAUDE LORRAIN

Il nous a été bien difficile d'identifier le Claude Lorrain de la galerie du Palais-Royal. Le catalogue de Dubois de Saint-Gelais en fait la description sommaire que voici : « Un Soleil couchant, peint sur cuivre, haut d’un pied deux pouces, large d’un pied huit pouces. Un beau soleil éclaire ce paysage. On voit dans le milieu une île couverte d'arbres et à gauche deux hautes colonnes avec leurs entablements. Plus sur le devant deux soldats emmènent le curé sic) et le conduisent [dans] une barque. »

Si l’on se reporte à la gravure de J. Couché on ne distingue ni colonnes, ni soldats, ni curé, ni barque, mais c’est « un riche paysage où l’on voit quelques figures et des animaux; le site est montagneux et agréablement varié et l'heure du jour est le coucher du soleil. À droite, audessus d’un escarpement, un berger attise un feu qui fait bouillir la marmite. » Aucune correspondance n'existe donc — le titre seul est le même. Nous sommes en présence d’une des supercheries trop nombreuses de ce recueil. Mais le Ziber veritatis est venu à notre secours, nous y avons retrouvé ce Soleil couchant sous le numéro 132 et appris que ce paysage fut peint en 1655 pour Il Signor Cardello. Lady Dilke (Mrs. Mark Pattison), dans son ouvrage sur Claude, a rapproché ce numéro

132 du tableau de Bowood (marquis de Lansdowne), encore que le cata-

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