CLAUDE LORRAIN
celui de Raphaël. » Et lorsque, à la fin de l’année, Poussin envoyait son œuvre, il disait encore : « Je vous supplie, tant pour éviter la calomnie que pour la honte que j'aurais qu'on vit mon tableau en parangon de celui de Raphaël, de le tenir séparé et éloigné de ce qui pourrait le ruiner, et lui faire perdre si peu qu'il a de beauté. »
C’est à la prière de M. de Chantelou que lartiste traite une seconde fois le même sujet, en 1649, « pour faire la curiosité de M. Scarron », malgré toute la répugnance qu’il éprouve à travailler pour l’auteur du Virgile travesti, lequel du reste céda l’œuvre à Jabach, d’où elle passa chez le duc
de Richelieu et ensuite dans la collection de Louis XIV.