‹ La galerie du régent, Philippe, duc d'OrléansChapitre 73 sur 182 · PHILIPPE DE CHAMPAIGNE · texte numérisé non relu

PHILIPPE DE CHAMPAIGNE

Parmi les tableaux restés à Paris au Palais-Égalité (comme on appelait sous la Révolution la demeure des ducs d'Orléans) et « réservés par la Commission temporaire des arts », se trouvaient plusieurs Philippe de Champaigne que, par scrupule, on n'avait pas expédiés en Angleterre : un portrait ovale de Louis XIII; un autre Louis XIII, en pied; un Richelieu et un Gaston de Foix, ce dernier provenant de la Galerie des Hommes illustres, unique spécimen connu de ces portraits d’apparat.

Le Gaston de Foix, aujourd'hui à Versailles, porte encore le distique latin qui accompagnait chacune des toiles de cette série. On lit, en effet, au bas du tableau l'inscription que voici peinte en lettres d’or :

Morte tua egregium corrumpis, Gasto, triumphum ; Gallia sic victrix se superasse dolet.

Allusion à la mort prématurée du héros. Philippe de Champaigne s'est inspiré d’une estampe du retable d’autel de Castelfranco, où le Giorgione a représenté Gaston de Foix sous les traits de Saint Libéral, sa peinture

est froide, il lui manquait un modèle pour donner au jeune capitaine la

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