‹ La galerie du régent, Philippe, duc d'OrléansChapitre 74 sur 182 · LES SUCCESSEURS DE POUSSIN · texte numérisé non relu

LES SUCCESSEURS DE POUSSIN

beauté morale empreinte sur le Saint-Cyran du musée de Grenoble, par exemple.

Deux superbes portraits en pied du cardinal de Richelieu existent, lun au Louvre, l’autre à la National Gallery, offrant de légères variantes dans la position du bras gauche, mais le masque est le même. Si lon consulte la gravure de Zac. Heince {Les portraits des Hommes illustres qui sont peints dans la Galerie du Palais Cardinal de Richelieu) (in-folio, Paris, 1650), on voit qu’elle se rapporte directement au tableau de Londres. Le bras gauche relève les plis de la robe cardinalice, tandis que dans le tableau du Louvre, ce bras est replié. Mais il n’est pas facile d’aller plus loin dans les constatations et surtout d'identifier le Richelieu de la National Gallery avec le Richelieu de la Galerie des Hommes illustres ; il ny a pas trace du distique obligé.

L'État général de 1788, lequel est un catalogue destiné aux négociateurs anglais, cite encore le Mariage de la Vierge et l’Annonciation de Philippe de Champaigne qui ornaient la chapelle du Palais-Royal; nous ne les rencontrons pas dans les catalogues des ventes de Londres, ce sont peut-être ceux de la Collection Wallace, toutefois nous ne pouvons en parler sciemment, ne les connaissant que par leurs titres inscrits dans ledit État général.

Nous savons bien que Philippe de Champaigne appartient à l’école flamande, mais il est plus qu'à moitié français, et la nature de ses

tableaux rentrait directement dans cette partie de notre sujet.

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