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y EE! Dans Voici d’ailleurs les mensurations du périmètre des jambes’
droite et gauche, prises à 4 centimètres le 0 de la pointe de la rotule.
Jambe droite, 28 centimètres.
Jambe gauche, 30 centimètres et demi.
Les cuisses mesurées à 14 centimètres au-dessus de la rotule, ont:
Cuisse droite, 35 centimètres.
Cuisse gauche, 38 centimètres.
La peau de la face dorsale du pied droit est luisante (Glossy- Skin).
La partie dorsale de la région métatarso-phalangienne du gros orteil droit présente une ulcération.
Les ongles de ce pied sont épaissis, striés transversalement.
Drnelle 6 7
Ily a des troubles vaso-moteurs: ce sont le refroidissement de la jambe droite, et après un effort des sueurs localisées apparentes surtout au pied.
Comme phénomènes moteurs, la gène des mouvements actifs est peu accusée. La force musculaire (résistance aux
mouvements passifs d'extension, de flexion, d'abduction dans
les divers segments du membre droit) est normale ou tout
au moins aussi grande que dans le membre inférieur gauche.
Les réflexes rotuliens sont exagérés des deux côtés, mais
- plus peut-être du côté droit.
On note encore du tremblement vibratoire de la jambe droite.
Quant à la marche elle est un peu sautillante, mais sans steppage net, sans caractère franchement spasmodique.
Pas de troubles vésico-rectaux.
Rien aux membres supérieurs.
Pas de troubles céphaliques.
Le 18 janvier on soumet le malade au traitement spécifique : 5 grammes d'iodure de potassium et des frictions mercurielles pendant vingt jours, puis un repos de dix jours.
Le malade est amélioré et l’ulcération du pied se cicatrise.
12 mars 1894. — On fait marcher le malade ; il marche pendant cinq minutes, puis se met à boiter, la crampe apparait dans la jambe droite, les orteils, le pouce surtout sont douloureux ; de la sueur apparaît sur le pied, en même temps que le membre prend une teinte cyanique et se refroidit.
Les membres inférieurs se mettent à trembler et les réflexes sont très exagérés.
Mais la crise est beaucoup moins longue et moins doulou-
reuse qu autrefois. En deux ou trois minutes tout est terminé,
tandis que jadis elle durait une demi-heure, même une heure.
On recommence aussitôt l'expérience, le malade repart avec la même allure, mais est obligé de s'arrêter après quatre minutes. k
Quelque temps après, le malade quitte spontanément la Salpêtrière, se sentant mieux, mais non guéri.
Le malade quitta l'hôpital assez dispos pour aller faire la parade comme pitre sur les tréteaux d'une baraque foraine. Mais peu après, il entra de nouveau à la Salpêtrière oùilne fit qu un court séjour, en sortit et alla à Saint-Antoine où il était encore ces jours derniers, et où il présenta de nouveau une ulcération gangreneuse du pied qui guérit.
| Dans une de ses leçons cliniques, M. Brissaud présenta le malade à ses élèves ; c’était un alcoolique, un paludéen, un syphilitique et un névropathe distingué.
Le diagnostic étiologique fut posé par M. Brissaud qui tout en faisant ses réserves parut faire rentrer les phénomènes observés dans la classe des artérites d’origine nerveuse, artérite au sujet de laquelle M. Lancereaux publiait il ya environ un an un important travail.
Cette observation est donc l'observation d’un claudicant intermittent qui était spécifique, mais avait d'autres tares de nature à rendre des plus difliciles le diagnostic de la cause.
A la Salpêtrière on pencha vers la syphilis, à Saint-Antoine vers l’étiologie nerveuse : il est de notre devoir de signaler
les deux opinions, mais pas de notre compétence de trancher,