II. LES PRÉCAUTIONS OPÉRATOIRES
a) Anesthésie.
En général, on s'accorde à dire que l’anesthésie générale, conduite avec sa technique habituelle, prédispose, plus que toute autre, aux complications pulmonaires. Cependant, certaines méthodes fondées sur l'emploi d’une narcose de base importante, complétée durant l'intervention, d’une inhalation assez minime de protoxyde d’azote, gardent des défenseurs convaincus.
Mais la rachianesthésie, réalisée soigneusement avec les précautions d’usage et au besoin même, d’une solution de percaïne diluée, suivant la méthode de Jones (la solution concentrée du commerce, surtout actuellement, pouvant s'avérer trop brutale) parait correspondre aux exigences des chirurgiens spécialisés dans la chirurgie gastrique. Si besoin est, elle peut être ultérieurement complétée de novocaïne locale, surtout au voisinage des pédicules vasculaires de l'estomac (petit épiploon, faux de la coronaire). En effet, les troubles observés cessent par l'injection de
20 à 40 cc de novocaïne à 1/200 dans le méso de la coronaire stomachique.
Enfin, il est pratiqué avec les meilleurs résultats, semble-t-il, une: anesthésie loco-régionale avec la méme solution à 1/200 de novocaïine, Une préparation préalable par injections intra-veineuses de morphine, ou de toute autre narcotique similaire, permet ainsi la conduite de l'intervention dans les meilleures conditions souhaitables.