XIV NOTICE
contraste, et mettent bien en évidence le caractère fantaisiste, l'humeur joyeuse, et, il faut bien le dire, peu patriotique, de celui qui en est le héros. Notons encore le portrait de l'ivrogne de village, dont le réalisme saisissant ne pouvait être accepté que relevé par la tournure poétique et naïve que Berchoux à su lui donner.
Enfin le poème se couronne par une apologie du café, cette liqueur chère aux gens de lettres, apologie qui trouvait naturellement sa place à la suite du festin littéraire que vient de nous offrir le chantre de la Gastronomie.
La Gastronomie est accompagnée de notes gaiement et spirituellement écrites. Elles se font lire avec plaisir après le poème, qu'elles complètent de la façon la plus heureuse. On y peut trouver des éclaircissements, des détails intéressants sur le sujet traité, voire des conseils pour orner son esprit et se mettre en état de parler savamment de la gastronomie. L'anecdote du pauvre abbé Cosson, qui, dinant chez l'abbé de Kadonvillers, commit une infinité de méfaits contre les usages de la table de la bonne compagnie, est gaiement racontée; celle du Suisse qui était au service du maréchal de Villars est des plus divertissantes.
Nous venons de jeter un coup d'œil rapide sur