‹ La GastronomieChapitre 19 sur 31 · XXII NOTICE · texte numérisé non relu

XXII NOTICE

troduit dans la haute société par la protection d'une femme aimable et spirituelle, il fut très-cajolé, trèsfèté dans les salons, ayant d'ailleurs outre ses talents de poète et de musicien tout ce qu'il faut pour réussir : de la grâce, de l'esprit, un air distingué, une taille bien prise, une voix agréable. Ne l'a-t-il pas raconté lui-même en des vers aimables1 :

De la France je vis l'illustre capitale,

Non sans donner des pleurs à ma rive natale,

Le ruisseau du Lignon, pour moi rempli d'attraits

(Il est encor la gloire et l'amour du Forez).

Une femme servant de guide à ma jeunesse

Se rendit de mon sort l'arbitre et la maîtresse;

Je trouvai les douceurs d'un amour maternel

Dans l'asile brillant que m'offrait son hôtel.

Des beaux-arts réunis je vis tous les miracles,

Quels concerts ravissants ! quels bals et quels spectacles !

Quels aimables soupers! Qui n'avait pas alors

A table un peu d'esprit facile et sans efforts?...

Ma voix, alors sonore, à la guitare unie, Faisait d'une romance entendre l'harmonie.

Troubadour accueilli dès mon adolescence, Je n'étais plus B x, et je signais Thircn

A Paris, Berchoux se lia avec quelques jeunes gens

Les Progrè-, poëme inédit en deux chants.

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