‹ La gastronomie, poëme en quatre chantsChapitre 16 sur 26 · BIOGRAPHIQ^UE ET LITTERAIRE. XXV · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIQ^UE ET LITTERAIRE. XXV

succès prodigieux et mérité. C'était le fruit des études de mœurs, des observations que l'auteur avait été à même de faire pendant son premier séjour à Paris, complétées par celles que lui inspirèrent les usages de la table pendant le Consulat et le Directoire. Et comme il avait été fortement éprouvé pendant la tourmente révolutionnaire, il en profita aussi pour y jeter son grain de malice. C'est ce qui fait que la Gastronomie est tout à la fois un badinage charmant et une satire ingénieuse.

Berchoux fut bien moins heureux dans son poème de LA Danse ou les Dieux de l'Opéra (/joeme en six chants, édite en 1806). Ce poème, qui voulait être épique et qui n'est rien moins que cela malgré un songe, une tempête, une descente chez Pluton, un grave conseil des dieux, une bataille, une prophéiesse, eut bien peu de faveurs auprès du public. En effet, à part quelques bons passages, il est froid et ennuyeux. On y retrouve trop cette littérature surannée à laquelle pourtant Berchoux avait porté les premiers coups. Geoffroy, devant qui personne n'a trouvé grâce et qui avait attaqué avec aigreur et bien injustement la Gastronomie, n'a pas laissé échapper l'occasion que lui offrait cette production niédiocre pour renouveler ses premières invectives en faisant une critique amere de ce malheureux poème,

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