REPONSE
Quant au beau sexe, je crois m'être sutfisamment justifié envers lui dans une épître qui suit mon poëme , et qui a pour sujet l'usage de la mélancolie. Je vous y renvoie.
Je vous en veux beaucoup, monsieur, d'avoir cherclië malicieusement à me brouiller avec ma mère, ma grand'mcre, mes tantes, mes nièces, mes sœurs, et sur-tout avec ma maîtresse ; mais j'espère que je me suis suffisamment justifié auprès d'elles ^ et qu'elles finiront par me rendre justice.
Il me reste à me laver du tort que j'ai à vos yeux de n'avoir pas parlé , au dessert , de géométrie , de chimie , de galvanisme et de vaccine. Quant à la chimie , je ne méritais pas ce reproche , et vous savez mieux qu'un autre que la cuisine est la plus belle partie de la chimie. J'ai eu tort, il est vrai , de îic point parler du galvanisme , attendu qu'il doit nous rendre immortels , et que , d'après votre lettre , jnonsieur, je ne dois plus compter sur d'autre immortalité que celle que les médecins donnent aux grenouilles. J'avoue que j'ai omis de parler de politi-
DE L'AUTEUR. i5i
que ; mais j'en ai donné la raison dans ces vers :
]Mes amis , mon système est , lorsque j'ai dîne' , J)e trouver tout parfait et tout bien ordonné.
J'aime à croire que vous pensez comme moi, et je regrette que vous ayez parlé à jeun de mes productions.
Je vous salue.