PROCÉDÉS OPÉRATOIRES EN DEUX TEMPS
Parmi les nombreux procédés en deux temps, nous n'en décrirons que quatre : le procédé de Howse et le procédé dit de l'École lyonnaise ; le procédé de Fischer qui en est une variante et le procédé de Léonard Bidwell.
PROCÉDÉ DE HOWSE. — En 1879, Howse conseilla d'opérer toujours en deux temps : dans un 1° temps, il fixait l'estomac à la paroi par une double couronne de sutures : dans un 2"*temps, il ouvrait l'estomac(incision très petite) Il commençait à sectionner la peau, un peu au-dessous el à gauche de lappendice xiphoïde ; sonincision, longue de six centimètres, descendait parallèlement au bord costal gauche. Après avoir coupé la peauet l’aponévrose, il dissociait les muscles ; il faisait unehémostase très soignée; ilouvrait
le péritoine ; il allait chercher la paroi antérieure de lPestomac ; il la faisait sortir soit avec les doigts, soit avec une pince à griffes ; il la maintenait ou avec deux points de suture non perforants, ou avec des pinces à griffes el il posait alors un double ecrele de sutures fixatrices. Le premier rang de sutures se Composait alors de 7 à 8 points et était placé à deux centimètres des bords de la plaie ;
cha que suture fixait la paroi abdominale et la partie muscu-
laire de l'estomac. Ces sutures élaient faites avec des fils
de soie. Il plaçaitalors le deuxième ra ne de sulures:; cellescl comprenaient Loute l'épaisseur de la paroi stomacale et la peau; il les faisait à la soie ou au fil d'argent. Pansement et bandage. Le premier temps opératoire était terminé. [Il ne passait au second temps que cinq jours après. Il ouvrait alors l'estomac, il se servait pour cela d’un petit ténotome, et il faisait ensuite passer à lravers lineision, un petit drain suffisant pour alimenter lopéré.
Kocher a ainsi opéré, avec succès, trois malades.
C'est le premier procédé dit de Howse ; peu de temps après, 1l le modifia ainsi qu'il suit. Ayant remarqué que les deux couronnes de suture étaient difficiles à faire, il les supprima et les remplaça par deux pinces à pression munies de caoutchouc, avec lesquelles il fixait l'estomac, lorsqu'il supposait que des adhérences suffisamment solides s'étaient formées, c'est-à-dire vers le dixième jour, il les enlevait et ouvrait l'estomac.
PROCÉDÉ DIT DE L'ÉCOLE DE LYON. — Les chirurgiens de École lyonnaise se sont faits les défenseurs de lopération en deux temps. Leur incision part de Pappendice xiphoïde, s'étend parallèlement au bord costal et . va jusqu’à la neuvième ou dixième côte. À. Poncet a commencé par fixer lestomac par deux fils d'argent, puis, étant ainsi sûr de pouvoir ouvrir l'estomac en un point déterminé, il suture tout, muscles, peau; depuis peu, il a supprimé ces fils métalliques. C'était son premier temps opératoire. Dans un deuxième temps, il ouvrait lFestomac
avee un très petit ténotome, soit entre les fils métalliques soit au centre de la cicatrice; ce qui distinguail prineipalement son intervention, &'était le grand intervalle qu'il laissait entre les deux interventions, environ cinq semai-
nes.