LES AMOURS DE PARIS
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DE TOUS SES QCTARTIERS PAB ALEXIS DÂLÈS
An du Rondeau d$ la petite Margot, C'est sor l'herbage, etc.
O Térité! prête-moi ton langage.
Du grand Paris, de ses riants faubourgs.
D'un siècle fou, traçant la folle image, Je Yais ici dépeindre les amours.
Un tableau vaste est offert à ma vue, Pour mes couplets quel précieux butin; Sans hésiter j'attaque ma revue £n commençant par le quartier te tin,
A Bobino rechercher une prude, Avec ardeur suivre un cours de billard, Au restaurant se livrer à Tétude, Savoir fumer ainsi que feu Jean Bart.
Puis au Prado f parfois à la Chaumière ^ Aux jours d'extra offrir à son objet Des échaudés, des croqnets, de la bière, Ecots portés au paternel budget.
Place Maubertj pour plaire à son amie, En délaissant le cachemir, d'osier, Un chiffonnier lui versant l'eau- de-vie.
Sait enflammer son cœur et son... gosier.
De PaulNiquet quittons chaque pratique; Près du comptoir s'il se fait un hymen, Nous qui rêvons un amour platonique, Courons bien vite au faubourg S^Germain,
Là vous verrez la pudeur dans la mise ; Dévotement l'amour lance un décret.
Les rendes- vous se donnent à Téglise, Et les mamans sont toujours do secret.
Salut à TOUS, saintes du moyen â^e, Qui priez Dieu dans un boudoir doré.
En poursuivant notre joyeux voyage, Nous arrivons qtMrtier Saint-Honoré,
De Phœdora l'antichambre est garnie; Billets musqués pleuvent de toute part; Un vieux banquier qui l'aime à la folie, .Vient éc^nger son or contre un regard.
Rue Saint'Denis, voyez cette fleuriâte Dont la toilette est d'un goût recherché.
Ce gros monsieur qui la suit à la piste Aura son cœur pour un tartan broché.
Portons nos pas au boulevard du Temple^ Riche d'amour, mais bien léger d'argent :
Au Château d'eau l'observateur contemple La cuisinière et son tendre sergent.
Dans le Marais, un commissionnaire, Sur ses crochets couché nonchalamment, Fait les doux yeux à la gprosse laitière.
Dont les appas ont causé son tourment.
Rue Rambuteau, la jeune eninmineuso Gaiment le soir quitte son atelier :
Elle sait bien, la fillette joyeuse.
Où retrouver son tendre chapelier.
Quartier Brida, pour attendrir Estelle, Un prince russe a promis un landau.
Un jeune lord l'accable' de dentelle.
Et ramant rit derrière le rideau.
Pour clore enfin ce tableau si nature, Je l'avouerai, partout où j'ai passé, Sous le thibet, l'indienne ou la bure, J'ai vu toujours l'amour intéressé.
Hâtez-vous doiHï, délirantes coquettes, Pour un peu d'or donnez un rendez-vous, Car vous verrez déserter vos conquêtes Quand la vieillesse ira fîrapper chez vous.
vérité! merci de ton langage, Du grand Paris, de ses riants faubourgs, D'un siècle fou, traçant la folle image, J'ai retracé les futiles amours.