‹ La gaudriole de 1860Chapitre 9 sur 112 · E-SI · texte numérisé non relu

E-SI

Vlnipt fois par jour, il faut TchaDger dWôt*- Yoilà les plaisirs du ménage. (mect)

Quand par hasard vot^homjne est d' bonne ha-

Dans la campagne, il vous emmène (meur), Se promener par trent' degrés d^chaleur,

Cueillir des bluets dans la plaine.

On mange du veau, puis on sVoursu^rgazon,

Tout à coup survient un orage :

Faut fair*trois lieu's pour gagner sa maison,

YoilÀ les plaisirs du ménage.

Quand on en est à son sixièm* bambin.

Bonsoir plaisirs et promenades ; Faut 8*ooucher tard et se lever matin,

Pour fair* des bonilli's, des panades.

Vous vieillissez, vous perdez vos attraits ;

Quoiqu* vous soyez fidèle et sage, De tous côtés, vot* homm' vous fait des traits.

Voilà les plaisirs du ménage.

Dans un ménage, il arriv* ben souvent

Que l'époux n'rentre qu*à Taurore, Api es avoir dépensé son argent,

Heureuse, s'il en reste encore.

Les jours suivants, tant pis pour Tappétit,

L'on boit d' leau, l'on mang' du fromage; Faut-il, encor, Tacheta à crédit!...

Voilà les plaisirs d« ménage.

Ma chère enfant, j'sais ben qa'c'est ennuyeux

D' rester pour coiffer saint* Cath'rine ; Moi, pour ma part, je crois que tu frais mieux

D'prendre um. gsirœu de bonne mine.

Car s'il est doux, sobre, fidèle et franc,

Galaat, tendre, économe et sage, Tn pourras dir' que t'as un merle blanc,

Lorsque tu seras en ménag^. [bis]

La mnsqne se trouTe chez M. P. Godet, éditeur, 17, me des Jeûneurs.

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