‹ La gaudriole de 1860Chapitre 101 sur 112 · PETIT PIERRE · texte numérisé non relu

PETIT PIERRE

CHAVSOmiETTB

Paroles de M. G. Hbgnàbd,

MasiiiTie de M. MjLHTfs-CLODwMit.

Ou Air : Troutez-moi donc une Laurettt.

Qn*as-tu donc, pauvre petit Pierre , Ta semblés pensif et rêveur ?

Pourquoi rester sur cette pierre Et la main ainsi sur ton cœur?

— Mon bon monsieur, sous ce feuillage, J'attends jusqu'à la fin du jour; {bis) On m'a dit, dans notre village^ | ^-^ Qu'ici devait passer l'Amour. . i

mm

— L* Amour? mais c'est une folie!.,.

Enfant, on s'est moqué de toi ; C'est quelque fillette jolie

Qui peut te le montrer, crois-moi.

— Oh ! oui, la fille au blanc corsage Qui vient par ici chaque jour Doit, m'a-t-on dit dans le village.

Avec elle amener l'Amour.

— Tiens, justement elle s'avance.

Belle et pure dans ses quinze ans; Ne sens-tu pas que sa présence Met le trouble dans tous tes sens?

— Je ne sens rien ; mais son visage Me paraît beau comme le jour.

— Enfant, retourne à ton village :

Tu n'as pas vu passer l'amour,

Depuis ce jour, Tenfant candide Au même endroit porte ses pas ; Il ne prend que son cœur pour guide, £t son cœur ne lui parle pas; Pourtant la fille au blai'.c corsage Passe devant lui chaque jour; Mais petit Pierre n'a pas l'âge Où fillette montre l'Amour.

La musique se trouve chez M. Gh4illot, rue Saint-HoQoré, 354.

Page 1