LA NYMPHE DE LA MANSABDB
Air du Petit Pierre (Clodomir).
Ou de la Fée aux Ai^illes (Camille de Vos).
Pauvre nymphe de la mansarde Que poursuit un amour moqueur.
Auprès de toi si je m'attarde, Ce n'est point pour froisser ton oœnr;
De ton âtre la cendre est gnse...
Pourtant il fait bien froid ce soir!...
Sur mes genoux, petite Lise, Pour mieux causer, yeux- tu t'asseoira
Rêyeur, j'aime à suivre la pente Vers laquelle je suis poussé ; Malgré moi, je pleare et je chante Quand j'interroge ton passé.
Enfant, excuse ma franchise :
Je dois parler, c'est un devoir...
Sur mes genoux, petite Lise, Pour mieux causer, veux-tu t'asseoir
Combien tu devais être belle
Lorsque, de ton cœur virginal,
Il s^échappait une étincelle
Qui fait rêver à l'idéal.
Ton ange gardien, dans l'église,
A dû prier en voile noir...
Sur mes genoux^ petite Lise,
Pour mieux causer, veux-tu t'asseoir?
Des pleurs!... Enfant, sois sans alarmes;
Ma voix réveille ta douleur...
Tant mieux I quand les yeux ont des larmes,
Il reste des parfums au cœur I
Ces pleurs, quand je les analyse.
Pour toi font renaître l'espoir...'
Sur mes genoux, petite Lise, i
Pour mieux causer, veux- ta t*as8eoir ?
Si le vice, comme un infâme, A bavé sur ton front vieilli, nDu moins, pauvre enfant, de ton âme Il n*a point froissé même un pli.
Mais la plus belle &me se brise Sous les frissons du désespoir...
Sur mes genoux, petite Lise, Pour mieux causer, veux-tu t'asseoir?
Mon Dieu, comme le temps s*écoule^ Pourquoi m*appeler dans tes bras?
Je pars me mêler à la foule.
Où demain se perdront mes pas.
Que désormais Dieu te conduise !
Courage, espérance, au revoir I...
Sur mes genoux, petite Lise, Pour mieux causer, veux-tu t*asseoir?
Alexandre GuésiK.
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