‹ La gaudriole de 1860Chapitre 106 sur 112 · LA BELLE PROVENÇALE · texte numérisé non relu

LA BELLE PROVENÇALE

BOMANCB

Paroles de M. Isnard, Masiqae de M. Étienue Mnu.

Va ! De sois point jalouse De la belle Andalouse, Elle Test moins que toi; Il n'est pas une fille, De Cadix à SéviUe, Qui te vaille, ma foi !

Dis-moi^ si jamais mains plus blanches Ont tressé de plus noirs cheveux ?

Si jamais d'aussi belles hanches Ont porté corps plus gracieux?

£t ce pied, cette jambe fine, Tous ces harmonieux contours, Et cette bouche purpurine Qui semble le nid des amours.

Va! ne sois pas, etc.

Crois-tu que ce soleil qui brille Dans l'Océan de tes beaux yeux, Réserve aux filles de Castille Ses baisers les plus amoureux?

Crois-tu que l'air de tes montagnes Soit moins enivrant et moins pur, Que moins vertes sont tes campagnes, £t que ton ciel ait moins d'azur?

Val ne sois pas, etc.

Crois-tu, Elle de la Provence, Que ta joue ait moins d'incarnat; Que ta taille ait moins d'éléganoe.

£t que ton œil ait moins d'éclat?

Va, bel ange de la nature, Tout d'amour et de volupté, A toi, céleste créature, La pomme d'or de la beauté!

Va! ne sois point jalouse De la belle Andalouse, £lle l'est moins que toi ; Il n'est pas une fille, A Cadix, à SéviUe, Qui te vaille, ma foi l

La mnsi^e se trouve, à Paris, chea M. Scb«ieaberger, éditear, 18, boulevard Poissonnière.

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