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LA FONTAINE CLARA

BONDSAU

Paroles de M. Gustare Nàdàud, Mxisique de M. A. Piun.

Ant de la Valse favorite du Jardin MabUlt,

Pomaré, Maria, Mogador et Clara^

A mes yeux enchantés Apparaissez, belles divinités. Le samedi, dans le jardin Mabille^ Vous vous livrez à vos joyeux ébats, C'est là qu'on trouve une gaité tranquille Et des vertus qui ne se donnent pas.

Le Cerbère crépu ^

M*a déjà reconnu,

Et Torchestre... bravo!

Est dirigé par monsieur Pilodo.

Voyez là-bas le sémillant Mercure, Et ses fuseaux qui tricotent gratis, Représentant le Dieu qui nous récure Et la maison Giraudeau père et fils.

Dans un quadrille à part,

Voici le grand Chicardj

Avec grâce étalant Un pantalon qui, dimanche, était blanc.

Ton noble front, 6 grand roi de l'époque, P«)rte le sceau de l'immortalité ; Mais avec toi, ton ignoble défroque Veut-elle aller à la postérité?

Dans ton rapide essor, Je te suis Mogador,

w w SUIS iTAU{^au\/i,

I Partage mon destin.

Fille des deux... et du quartier Latin.

En te fiEÙsant si belle d*élég^nce, Ton père eût dû songer en même temps A te doter d'un contrat d'assurance Contre la grêle... et d'aatres accidents, i

Maria, passe Tean^

Laisse-là ton Prado ;

Prodiges superfias!

Uétudiant, hélas ! ne donne plusl Que j'aime autour de ta prunelle noire, Ce cercle bleu, tracé par le bonheur, Liste d'azur qui garde la mémoire Des amoureux effacés de ton cœur.

grande Pomaré,

A ton nom révéré,

Ton peuple transporté S'est incliné devant ta majesté!

Ah! cambre^toi, ma superbe sultane, Et sous les plis que tu sais ramener, Fais ressortir ce vigoureux organe Que la pudeur me défend de nommer.

De ton humble sujet,

Accepte ce bouquet,

Plus frais que tes appas, Et parfumé... comme tu ne l'es pas.

Je t'aimais mieux, lorsque modeste etbonue»

Rosita, tu faisais cent heureux;

Ta tète alors n'avait pas de couronne, Mais elle avait encore des cheveux.

charmante Clara,

Professeur de polka,

J*aime mienx les ébats Et les leçons que tu n'affiches pas.

Depuis dix ans, comment, sur cette foulo^ As- tu gardé ton prestige enchanteur?

C'est que toujours la fontaine qui coule De tes attraits entretient la fraîcheur !

Coule, coule toujours.

Fontaine des amours :

Qui sait si quelque jour Je n'irai pas y puiser à mon tour ?

Oui, tu vivras autant que la Chaumière, Oui^ sur l'airain ton nom se gravera ; On a bien fait lajfontaine Molière, Je te promets la fontaine Clara !

En voyant ces beaux yeux,

Ce sourire amoureux,

Et cette taille-là, Qui ne dirait : « La reine, la voilà ! »

Ah! que ne puis-je, en une folle orgie, Réunissant vos quatre déités.

Vous décerner, comme à l'Académie, Des prix Mouthyon de toutes qualités.

wBmmmmm m^y^ i . ... ■*^aigw

Pumaré, Maria,

Mogador et Clara,

Quel superbe festin Je paierai quand... il n*en coûtera rien.

Panlon, pardon, Louise, 6 Balochense, Je t*oabliais, toi, tes trente printemps, Ton nez hardi, ta bouche aventureuse, £t tes amis plus nombreux que tes dents.

Pince avec ag^ment

Ce sublime cancan,

Dont Télan infernal Fait frissonner jusqu*au municipal!

y a, ne crains rien de T austère police, Sache braver la morale en pompon; L'étudiant est là, jeune milice, Qui craint Clichy plus que le violon.

Sans reproche et sans peur, Viens embrasser Tauteur, Et puissent mes couplets Longtemps survivre à tes défunts attraits.

c'est plus fort qub de JOUER AU BOUCHON

AVEC UN NOYAU DT£ CERISE DICTON rOPUI.AIBB

Am : A ioui les coups Vçn gagne.

Tant bien que mal faire un couplet,

Ça n'est pas difficile ; Vlais trouver un nouveau sujet,

Ça devient moins facile.

Moi, pour refrain de ma chanson,

J' prends cette balourdise :

3'est plus fort que d' j ouer au bouchon \ ^.^^

Avec un noyau d' c'rise. j

]e n* conçois pas, en vérité.

Ma pauvre Joséphine, Jue le beau sexe ait adopté

L'énorme crinoline?

5' faire aussi grpss' que 1' Panthéon,

Pour qu' la taill' soit bien prise...

C'est plus fort, etc.

£d mer, on jour qne Ton posait

Un long^ cable électrique, Un merlan, qui par là flAnsdt,

Trouvait ça magnifique!

Jusque chez nous (disait c' poisson) »

Chaqu* nonyelle est transmise...

Cest plus fort, etc.

Un Tieux grognard qui s'escrimait

Au fort d*une bataille, Vit un conscrit qui reculait,

Évitant la mitraille :

Un Français !... reculer dVant 1* canon!..

Dit la moustache grise...

C'est plus fort, etc.

Voir un poète sans orgueil,

Un musicien sobre, Un ivrogne qui de bat Poeil

Du petit jus d'octobre; Trouver un modeste Gascon,

Un Lorrain plein d' franchisG..»

Cest plus fort, etc.

Voir un corbeau Jouer du pistor,'

Un chat fair* rezerciçe, Ou bien, sur un fil de laiton,

Danser une écrevisse.

Voir un' puce en bonnet d' coton.

Un lapin prendre on* prise...

C'est plus fort, etc.

Alexis Dalàs.

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